IV AVANT-PROPOS
sacrifier, d'un trait, à Tamitié de la Russie, une bonne partie du patrimoine historique de la France. Or, il est bien rare que Ton ne se repente pas, à un moment donné, du trop grand sacrifice que Ton a pu faire à une passion.
D'ailleurs, quelque pratiques, jK)ur nous servir ici d'un mot en vogue, que nous soyons devenus dans les questions extérieures, quelque mépris que Ton affiche pour la politique dédaigneusement appelée des idées, il faut pourtant reconnaître qu'il est difficile, même en diplomatie, de faire quelque chose sans idées, et que ridée de conserver à la France le bénéfice de huit siècles de sacrifices continus en Orient valait, et vaudra toujours la peine qu'un véritable homme d'État s'y arrête quelques instants. Nous en appelons, sur ce point, à tout Français impartial et patriote, qui, une fois seulement dans sa vie, a doublé le cap Matapan. Or, parmi les points douteux — nous ne voulons pas aller jusqu'à dire les points noirs — qui peuvent jalonner la route si séduisante de l'alliance franco-russe, il est impossible de ne pas citer, en première ligne, les Lieux Saints de Palestine. C'est de cet œuf couvé