‹ Nicolas FoucquetChapitre 152 sur 183 · MARIAGE DE GILLES FOUCQUET · texte numérisé non relu

MARIAGE DE GILLES FOUCQUET

Ces sombres pressentiments traversent la pensée comme un éclair et disparaissent au premier retour de fortune. A peu près vers ce même temps, Foucquet éprouva une grande satisfaction d'amour-propre. Après avoir pris Tagrément de Mazarin \ il maria son dernier frère, Gilles, qu'il avait fait écuyer de la grande écurie du Roi *, à la fille de M. d'Aumont, gouverneur de Touraine. La Gazette célébra cet hyménée d'un u jouvenceau de belle espérance » . avec une fille « d'illustre lignée * », et par-dessus tout, elle vanta « Messieurs les Foucquet » .

Un ministre d'État, un archevêque, un évéque, un abbé, chancelier des Ordres du Uoi, un premier écuyer de la grande écurie, charge qui permettait d'approcher du Roi, voilà qui étaient ces a Messieurs » alliés aux ducs et pairs, aux Gharost, aux d'Aumont. On ne parlait pas des cinq filles, dispersées dans les couvents de la Visitation, tout à la prière et aux bonnes œuvres, les plus heureuses déjà dans le présent, les plus sûres de'l'avenir.

> Foucquet à Mazarin, lettre sans date [mars 1660]. Affaires étrangères, France, vol. 916, F» 98.

* Le 7 octobre 1658, F. de Bullion avait donné, au profit de Gilles Foucquet, frère de Messieurs, demeurant rue du Temple (chez son frère)^ paroisse Saint-Nicolas, sa démission de premier écuyer de la Petite-Écurie, moyennant 270,000 livres. Haut et puissant seigneur N. Foucquet intervient au contrat. Acte reçu par Bnineau et Simonet, notaires. Bibliothèque nationale. Cabinet des titres, dosner Foucquet.

3 LORET, La Muze historique, t. 111, p. 200.

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