‹ Nicolas FoucquetChapitre 153 sur 183 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

SITUATION PERSÇNNELLK DE FOUCQUET EX 1660. — FOUCQUET AMI DES ARTS, AMI DES LETTRES, AMI DES FERIES.

En 1660, Nicolas Foucquet atteignait Tàge de quarantecinq ans. Entré très jeune dans Temploi, il comptait presque trente années de service. En joignant à la durée de sa fonction comme maître des requêtes celle de sa charge comme procureur général, il avait déjà droit au privilège de vétéran. On a suivi presque jour pour jour sa vie si remplie, on peut dire si agitée. A peine croiraiton qu*au milieu de tant d'occupations, d'épreuves, de tourments, entre le Parlement révolté et le Trésor public, vrai tonneau des Danaïdes, il lui soit resté quelques loisirs pour se reposer, cultiver les lettres, encourager les arts, vivre enfin de la vie commune. C'est pourtant cette partie de son existence qui a été longtemps la plus connue, tant rhomme était actif, bien doué, et possédait toutes les qualités de l'artiste, du lettré, de l'homme du monde, ou, pour parler le langage des contemporains, de l'honnête homme.

En 16G0, le public, on peut dire la France entière admirait Nicolas Foucquet protecteur des lettres et des arts. Artistes et littérateurs appréciaient à l'égal de sa protection son amitié délicate et prévenante. Homme de goût, sa générosité se dissimulait sous de justes éloges, et quand La Fontaine a dit :

La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne,

il pensait sans doute à son ancien patron.

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