‹ Nicolas FoucquetChapitre 31 sur 183 · SAINT-ANTOINE · texte numérisé non relu

SAINT-ANTOINE

(Janvier-juillet 1652)

Pendant l'année 1652, la politique rovale va prendre un caractère actif. Gondé se décidant h soutenir ses prétentions les armes à la main, le Cardinal, de son côté, étant résolu à rentrer en France à la tête des troupes concentrées sur la frontière, un choc était inévitable. Les hommes du Parlement vont se trouver pris et perdus entre les principes contraires qu'ils proclamaient tour à tour, le pouvoir absolu du Koi, et le droit de contrôle qu'ils prétendaient tenir d'une soi-disant constitution de 1 État.

Quel(]ues politiciens de ce temps-là et beaucoup du nôtre ont gravement et longuement disserté sur les mérites de cette opposition du Parlement de Paris. En 1652, les entétés de la Fronde ne défendaient aucune doctrine et ne songeaient qu'à leurs intérêts personnels. Ces périodes d'égoïsme ne sont pas rares dans notre histoire.

Les hommes obligés par situation, comme Foucquet, à faire marcher les affaires le mieux possible, étaient toujours en quête d'expédients. Mais comment, au milieu de tant

Page 1