TOISE, TRAVAILLE A UN RACCOMMODEMENT AVEC CONDÉ
(Septembre 1652-21 octobre 1652.)
Basile Foucquet, arriva à Paris, se rendit tout droit au Palais-Royal, posa les fils de ses intrigues, négociant avec Mlle de Chevreuse, avec Mme de Chàtillon, avec Goulas, riiomme de Gaston ; avec Chavigny, Thonime de M. le Prince et de bien d'autres. Dans l'intervalle des entrevues, il travaillait à soulever les bourgeois, distribuait de l'argent, sans oublier les petits profits auprès des dames et des avantages plus sérieux, obtenus de la Reine et de son ministre '. Ce blondin de trente ans, très intelligent, très téméraire, déployait beaucoup de courage et d'énergie.
A travers combien de ruses, de contre- ruses, d'avis à la fois astucieux et sincères se suivirent ces négociations, c'est ce qu'auraient eu peine à dire ceux-là mêmes qui tissaient ces intrigues compliquées, mélange étonnant de confidences vraies et fausses, où les plus fins demeuraient incapables de discerner la vérité du mensonge. L'histoire, toutefois, qui a reçu les confessions de ces politiques, voit clairement que tous ils tendaient vers un accord, arrêtés seulement par leurs défiances réciproques, invoquant en vain cette bonne foi qu'ils avaient bannie de la terre.
Gaston disait à Retz : a Comment voulez-vous que je sois
> Il avait, vers septembre 1651^ obtenu une abbaye que désirait le frère du prince <îe Tnrcnte. V. Mémoires de la Tre'moille^ p. 67. En 1652, il fut nommé abbé de Barbeaux. Gallia christiana, t. Xll, p. 240.