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mette Hébert, en sa maison de Québec, au jour de la Saint- Martin d'hiver, pour chaque arpent de front, vingt sols et deux chapons vifs, et pour toute la concession, douze deniers de cens. Il s'engage à faire moudre ses grains au moulin banal de la seigneurie de Beaupré. Les prés le long du fleuve Saint-Laurent devaient être en commune, cependant le nouveau colon pouvait les faire faucher. Pour éviter des procès et différends et entretenir la paix et amitié avec ses voisins, il lui était conseillé de clôre ses terres au fur et mesure qu'il les déserterait. A défaut, il ne pourrait prétendre aucuns dommages pour les dégâts de
bestiaux.
Ce titre, qui n’est pas signé par les parties quoique le notaire y ait apposé sa griffe, fut paraphé plus tard par le
procureur-général Verrier et son greffier Dulaurent.
Sous la date du 8 juin 1664, on trouve le même acte au greffe de Pierre Duquet. Cette fois, les parties ont apposé leurs signatures, et le notaire a trouvé le nom du voisin L'Espine. Jean Guyon, sieur du Buisson, comparait comme
témoin.
Si on eut distribué des terres aux nouveaux colons, si tôt après leur arrivée de France, plus des trois quarts seraient morts de faim, même malgré les provisions que le roi leur aurait données,
Il faut supposer que notre ancêtre Nicolas le Roy avait quelques moyens de subsistance à son départ de France puisqu'il put acquérir une concession dès 1663,
Le 20 août 1664, le Conseil Supérieur ordonna de faire repasser en France les personnes incapables de travailler. Parmi celles qui durent alors laisser le pays, on trouve Nicolas Roy et sa femme. Il fut donné à Roy six minots de blé pour le rembourser d'une avance qu'il avait faite en France à l'un de ses compagnons de voyage, Nicolas Anquetil, (Jug. et Dél, Cons, Sup. vol, I, p. 264).
Ce Nicolas Roy n'appartenait pas à la famille de notre ancêtre,
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ms 54 —
À deux siècles et demi de distance, il serait assez difficile de localiser d’une façon précise l'endroit où se trouvait cette terre de notre ancêtre, tant la description qu’en donnent les titres est vague. Il nous reste heureusement quelques points de repère. On sait, par exemple, au moyen d’une carte dressée en 1641 par Jean Bourdon, que Couillard, Tardif et Nicolet possédaient, entre la rivière du saut de Montmorency et la longue pointe, près de l'église de l’Ange-Gardien, des domaines considérables. Or c’est sur la propriété de Guillaume Couillard que Nicolas le Roy vint s'établir. Où se trouvait ce domaine de Couillard ? Dans un état des terres de l'Ange-Gardien, dressé en 1784 par le curé Hubert, lors du recouvrement de l’église, on voit que le propriétaire primitif de la terre qui se trouve à vingt et un arpents à l'est du saut Montmorency était Nicolas Couillard. La moitié de cette terre était encore possédée en 1784 par Charles Marette, un des descendants de Jacques Marette, celui-là mème qui était voisin de Nico-
las le Roy en 1663.
Le recensement de 1666 indique à la côte de Beaupré :
Nicolas Roy, âgé de 23 ans.
Jeanne Lelièvre, sa femme, Âgée de 26 ans.
Enfants :
Louis, 7 ans,
Nicolas, 5 ans,
Noël, 3 ans,
Marie-Jeanne, 16 mois.
Jean Brière, 24 ans, domestique engagé, boulanger,
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l Le recensement de 1667 donne encore sur la côte de HAUT Beaupré :
Nicolas le Roy, 23 ans.
Jeanne le Lièvre, sa femme, âgée de 26 ans.
Enfants :
Louis, 8 ans.
Nicolas, 6 ans,
Noël, 5 ans.
Marie, 4 ans.
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Guillaume, 2 mois.
Nicolas le Roy possède alors 4 bestiaux et 7 arpents de
terre en valeur.
C'est sur le recensement de 1666 que l’abbé Tanguay
s’est sans doute appuyé pour dire dans son Dictionnaire
généalogique que Nicolas le Roy était né en 1643 et sa femme
Jeanne le Lièvre, en 1640. C'est ainsi encore qu'il a fixé
approximativement la date de leur mariage à l’année 1658.
Par le même procédé, il arrête les dates de naissance de Louis, Nicolas et Noël à 1659, 1661, 1663.
Il est une chose à peu près certaine c'est que Nicolas le
Roy était marié déjà lorsqu'il vint au Canada, et qu'il y
amena avec lui sa femme et les trois enfants qu'il en avait
Marie-Jeanne, à laquelle le recensement de 1666 donne
16 mois, fut baptisée à Québec le 17 août 1664. Elle eut
pour parrain: Jean-Baptiste Peuvret de Mesnu, et pour
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É 56 | | | \ marraine : Michel-Thérèse Nau, femme de Joseph Giffard, | f, (ie marquis de Beauport (1). q A L'année même du recensement de 1667, il naquit à Nicolas le Roy un cinquième enfant, qui prit le nom de Guillaume, mais il m'a été impossible de trouver son acte de naissance. | Le sixième enfant de Nicolas le Roy, Anne, fut baptisée I au Château-Richer, le 9 février 1668. Jean, le septième, fut baptisé dans la même paroisse, le 13 octobre 1660, J'emprunte ces derniers renseignements à l’abbé Tanguay, cl mais je n'ai pas pu les contrôler. d Ayant écrit au curé du Château-Richer pour avoir copie pi de ces actes, j'en reçus la réponse suivante : d; n Château-Richer, 22 janvier 1892. L ; L nu Monsieur, : fa n En réponse à votre lettre du 17 du courant j'ai l’honneur de vous dire que nous n'avons pas ici les registres des années que vous mentionnez. Ils doivent être au di séminaire de Québec. di à m “ Votre tout dévoué, en N.S,.
; d n (Signé), A. PELLETIER, Ptre ,, se Le séminaire de Québec, que M. Pelletier me disait qi dépositaire des registres de sa paroisse, m’apprit de son ge côté dans une note fort laconique, qu'après recherches pi êt
(1) Voir le registre de Québec, à cette date, Tanguay dit que Marie naquit en 1665. C'est une erreur, sé
| bé di | ti ÿ cf faites il ne pouvait trouver les documents en question et a | | qu’on en ignorait l'existence dans la maison, | ‘E à Qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Hu : le je | Dans l'automne de 1893, je pris le parti d'aller au Château-Richer pour examiner moi-même les archives de cette paroisse, J'y trouvai, sous la date du 14 janvier °e 1868, la note suivante :
€; o. " Les plus anciens registres sont très difficiles à défriy cher et se trouvent pour la plupart sur des feuilles volantes dans un très mauvais état. Pour les sauver du naufrage, les mettre en ordre, et en faire un tout aussi complet que ie possible le révérend messire C.-H. Laverdière, directeur du séminaire de Québec, bibliothécaire de l’Université- Laval, natif de cette paroisse, a entrepris de les transcrire. Le Répertoire de ces premiers registres ne pourra donc se faire qu'après ce travail terminé, 1 nes J'avais là, sous mes yeux, la preuve que les registres au du Château-Richer étaient au séminaire de Québec et devaient se trouver parmi les papiers de M. Laverdière, mort en 1873. Malgré cette indication précise, les MM. " du séminaire m'ont de nouveau assuré qu'ils ne connaissaient rien de ces archives. De sorte que j'ai la conviction ait que les registres contenant les naissances, mariages et on sépultures du Château-Richer, une des plus anciennes es paroisses du pays, sont disparus. Ces registres avaient } été commencés en 1661, et l'abbé Laverdière apporta au : { ue $
séminaire tous les cahiers depuis 1661 à 1791.
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