LES ENFANTS DE LEBLANC
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à | SA VIE — SES TRAVAUX 469 La science et l’industrie, accoutumées à tant de sollicitude et de bienveillance de la part de Sa Majesté, en enregistreront avec reconnaissance une nou. velle preuve. Cette pétition, datée du 9 novembre, était remise quatre jours après, dès le 14 novembre, par l'Empereur lui-même, en conseil, à $. Exec. M. le ministre de l'instruction publique pour faire commencer immédiatement l'information qu’elle rendait nécessaire.
La Section de Chimie, chargée de ce soin par l’Académie, aurait à s’excuser d’avoir employé quatre mois à remplir sa mission, si les circonstances qui se sont produites ne lui avaient fait une loi de réclamer des pièces authentiques pour l’obtention desquelles des formalités et même un jugement d’une date récente ont été indispensables.
En effet, dès le 30 novembre, l’Académie recevait la lettre suivante du représentant des héritiers Dizé :
« Je viens d’être informé que la famille de Leblanc s'occupe de faire valoir auprès de l'Empereur les services que son chef a rendus à l'État en créant l’industrie de la soude artificielle et que l’Académie est saisie de l’examen de ses titres.
« Je viens au nom de la veuve de M. Dizé et de ses enfants réclamer pour M. Dizé la part qui lui revient dans la découverte de la soude artificielle et dans la création de cette importante industrie.
« Les titres de M. Dizé résultent d’un grand nombre de pièces authentiques imprimées et manuscrites que je tiens à la disposition de l'Académie. »
L'Académie était donc appelée à se prononcer sur