‹ Nicolas NicklebyChapitre 19 sur 52 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Comme on l’a vu, le but de air Mulberry, en arrangeant cette partie de spectacle , avait été de nouer connaissance avec les \\ ititterly. Il ne tarda pas à s'y présenter escorté de ses acolytes habituels , -et tous y furent accueillis avec transport, lis y retournèrent fréquemment, dînèrent un jour, soupèrent le lendemain, dînèrent encore le surlendemain, arrangèrent des parties pour visiter les établissements publics, et, en toute occasion, miss N icklebv fut exposée aux constantes et infatigables persécutions de sir Mulberry Haw k déterminé , pour conserver sa réputation aux yeux même de ses deux parasites, à réduire cet orgueil rebelle. Elle n’avait de repos et de tranquillité qu’aux heures ou elle pouvait s'asseoir dans s» chambre solitaire et pleurer sur les épreuves de la journée. Telles furent les conséquences naturelles des plans bien combinés de sir Mulberry, et de leur exécution par ses auxiliaires Pyke et Pluck.

Les choses marchèrent ainsi durant une quintnine. Il fallait avoir l'esprit bien faible et bien obtus pour ne pas s’apercevoir que lord Verisopht et sir Mulberry llauk, malgré leurs titres, n'étaient pas habitués à la meilleure compagnie possible ; mais les deux titres suffisaient à madame Wititterly , la grossièreté devenait de l’esprit, l’inconvenance la plus charmante originalité , l'insolence un abandon exclusivement réservé à ceux qui avaient le bonheur de hanter la haute société.

Si la maîtresse envisageait ainsi la conduite de ses nouveaux amis, que pouvait alléguer contre eux la dame de compagnie? s’ils s'étaient accoutumés à peu de retenue envers la dame du logis, avec quelle liberté pouvaient-ils traiter celle qui était à ses gages;' Ce n'élait pas encore lhee qu’il y avait de plus fâcheux. Moins sir Mulberry cherchait h dissimuler son attachement pour Catherine, plus madame Wititterly devenait jalouse des charmes de miss Nickleby. Catherine se fût estimée trop heureuse si cette disposition d’esprit l’eùt fait bannir du salon quand l’odieuse compagnie y était; mai» par malheur elle possédait cette grâce naturelle, ces manières vraiment distinguées, ces mille qualités sans nom qai donnent à la société d’une femme ses principaux attraits, et ces qualités, estimables partout, l'étaieot d'autant plus dans une maison dont la maîtresse n'était guère qu’une poupée animée. Catherine éprouvait donc le double désagrément d'être indispensable quand sir Mulberry et ses amis se trouvaient là, et d’être exposée pour cette raison même à tous les caprices, à toute la mauvaise humeur de madame Wititterly quand ils étaient partis. Sa misère était à son comble.

Par égard pour sir Mulberry, madame Wititterly n’avait jamais jeté le masque; et lorsqu’elle était plus irritable qu’à l'ordinaire, elle l'attribuait, comme le font quelquefois les dames, à une indisposition nerveuse. Cependant l'affreuse idée que lord \ erisopbt était aussi épris de Catherine, et qu’elle, madame Wititterly était un personnage tout à fait secondaire, vint à poindre et à grandir dans l'esprit de la dame. Alors, saisie avec raison d'une indignation éminemment vertueuse, elle crut de son devoir, comme femme mariée cl membre moral de la société, d’avertir sans délais la jeune personne.

Eu conséquence, le malin suivant, madame Wititterly rompit là glace.

— Miss Nickleby, dit-elle , je veux vous parler sérieusement. Je

suis fâchée d'être réduite à le faire, j’en suis réellement très-fâchée; mais vous m’y contra igné* absolument.

Ici madame Wititterly secoua la tête, non point par l’émolion de la colère, mais par celle de la vertu, et ht observer qu’elle craignait de voir revenir ses palpitations de cœur.

— Votre conduite, miss Nickleby, reprit-elle, est bien loin de rae plaire : je désire vivement que vous vous comportiez bien, mais vous n'en prenez point la route. — Madame ! s’écria fièrement Catherine. — Ne m’agilcs pas les sens en parlant ainsi, miss Nickleby, ou vous me forceras à sonner.

Catherine la regarda sans rien dira.

— Il est inutile, reprit madame Wititterly en s’animant par degrés, de supposer qu'en ine regardant ainsi vous m’empêcherez de vous dire ce que je crois un devoir religieux de vous déclarer, il est inutile do diriger vers moi vos regards; je ne suis ni sir Mulberry, ni lord I-’rédéric Verisopht, ni M. Pyke, ni M. Pluck.

Catherine la regarda encore, mais avec moins d'assurance; et, appuyant un coude sur la table, elle se couvrit les yeux de 1a main.

— Si de pareilles choses s'étaient passées quand j'étais jeune fille, dit madame Wititterly, se reportant à une époque passable ment éloignée, je pense que personne ne l’aurait cru. — Je crois, murmura Catherine, que personne ne le croira sans savoir à quelle épreuve je suis soumise. — Ne me parles pas d’épreuve, misa Nickleby, dit la dame d’un ton perçant tout à fait extraordinaire dans une aussi faible malade, je ne veux pas qu'on me réponde, miss Nickleby, je ne suis pas accoutumée à ce qu’on me réponde , et je ne le souffrirai pas un seul instant, enteadet-vous ?

Et, par une apparente contradiction, elle semblait attendre une réponse.

— Je vous entends, madame, avec surprise, avec plus de surprise que je ne puis l'exprimer. — Je vous ai toujours considérée , reprit madame Wititterly, comme une jeune personne au-dessus de votre position , et , comme vous aves bonne mine et que vous vous mettes bien, j’ai pris intérêt à vous, principalement pour voire vieille et respectable mère. Pour ces raisons, miss Nickleby, je dois vous dire une fois pour toutes, en vous priant de vons le rappeler, que je suis obligée d'insister pour que vous nyes à changer immédiatement de conduite envers les gentilshommes qui viennent en cette maison. Ce n'est vraiment pas convenable , c’est manquer à toute espèce de bienséance. — Ub ! s’écria Catherine les mains jointes et les yeux levés au ciel, faut-il que je sois exposée à des accusations aussi injustes, aussi mal fondées ? — Vous aurez la bonté de vous rappeler, misa Nickleby, qu’employer les termes d’injustes, de mal fondées, c’est dire que cc que j’avance est faux. — Oui, s’écria Catherine avec l'indignation de l'honnêteté. Que cette accusation vienne de vous pu des autres, peu m'importe. Je dis que c’est une insigne fausseté. Est-il possible qu’une personne de mon sexe ait clé h mes côtés sans s’apercevoir dis tourments que ces hommes me font souffrir? Est-il possible que vous ayez pu vous empêcher de voir que ces libertins , sans aucun respect pour vous, sans égard pour les exigences de l'honneur, et même de la décence, se sont uniquement proposé, en se présentant ici , de diriger leurs attaques contre une jeune fille saus défense? Aurais-je dù avoir besoin de cet humiliant aveu pour obtenir l’appui d’une personne dont l’âge est si supérieur au mien?

Si la pauvre Catherine avait eu la moindre connaissance du monde, dans son état même d'agitation elle n'aurait pas hasardé des paroles aussi peu judicieuses. Leur effet fut celui qu’aurait pu prévoir un observateur plus expérimente. Madame W ititterly te laissa accuser de fausseté avec un calme exemplaire, elle écouta avec le courage le plus héroïque le récit des souffrances de Catherine; mais en entendant parler de sa supériorité d’âge elle tomba à la renverse, et poussa des cris désastreux.

— Qu’y a-t-il ? s'écria M. Wititterly se précipitant dans la chambre. Ciel ! que vois-je ! Julia, Julia ! ma vie, ouvre» les yeux !

Julia persista à les tenir fermés, et ses clameurs redoublèrent. Son mari sonna et se mit à danser comme Un frénétique autour du sofa en appelant à grands cris le docteur, et saus demander aucune explication de la scène qu'il avait devant lui.

— Coures chercher sir Tumlcv , s’écria-t-H en menaçant le page des deux poings. Je l’avais^dex’iné , miss Nickleby, ajouta-t-il d'un air de douloureux triomphe, la société lui produit trop d'effet. Elle est tout âme, vous le savez.

A ces mots, il prit dans ses bras madame Wititterly et la porta sur un lit.

Catherine attendit que le docteur eût rendu sa visite et déclaré que, grâce à l’iutervention spéciale de la Providence, madame Wititterly venait de s'endormir. Elle s’habilla ii la hâte, annonça par un mot qu'elle serait de retour dans une couple d'heures, et se dirigea vers la maison de son oncle.

l-a journée avait été bonne pour Ralph Nickleby. Il se promenait en long et en large dans sa petite cbanibre , les mains derrière le dos, et additionnait dans son esprit toutes les sommes qu’il avait récoltées depuis le matin. Sa bouche était coutrnctée par un sourire dur et sévère, mais f immobilité de ses lèvres et le regard rusé de ses yeux

glaçât et brillants semblaient dire qu’il était prêt à accomplir toute résolution susceptible d'augmenter ses bénéfices.

— Très-bien ! dit-il par allusion, sans doute, à quelque opération du jour* 11 brave l'usurier 1 eh bien , noua verrons, La probité est la meilleure politique. 11 oppose à 1a puissance de l’argent une réputation intacte et une conduite régulière. Quel entêté que cet homme ! ... Qui est là ? — Moi, dit Newman Noggs en entrant. \ otre nièce... — th bien ? demanda Ralph d'une voix aigre. — Est ici. — Ici !

Newman fit un signe de tète du côté de sa petite chambre, pour indiquer qu’elle attendait là.

— Que vent-elle ? — Je ne sais , faut-il le lai demander ? — Non, laites-U entrer... Attendes.

Ralph relira précipitamment un coffre-fort qui était sur la table, et y substitua une bourse vide.

— Maintenant elle peut entrer.

Newman sourit de cette manœuvre , fit signe h la jeune personne d'approcher, avança une chaise, regarda Ralph h la dérobée, et se relira lentement.

— Kb bien , dit Ralph assez rudement., mais d'un ton pins doux que celui qn'U prenait avec toat autre, ch bien, ma chère, que me voulez-vous ?

Catherine leva des yeux remplis de larmes, fit un effort pour maîtriser son émotion, essaya inutilement de parler , baissa la tète et demeura silencieuse; mais Ralph put s’apercevoir qu'elle pleurait. Il la regarda quelque temps en silence, et fut un moment déconcerté par la douleur de sa belle nièce.

— Je devine la cause de ces larmes, pensa-t-il ; eh bien , où est le mal ? Un peu de peine seulement, et ce sera une excellente leçon pour elle. — Voyons, Catherine, qn'avei-vous ?

Il s’éuit assis en face d'elle; U fut surpris de la fermeté soudaine avec laquelle elle lui répondit.

— Le sujet qui m’amene à vous, monsieur, est de nature à vous faire monter le sang au visage, si je juge de vos émotions par les miennes. J’ai été offensée, insultée, blessée, et tout cela par vos amis.

— Mes amis! s'écria sèchement Ralph. Je n’ai point d’amis, jeune fille. — Par les gens que j’ai vus ici, reprit vivement Catherine. Si ce n’étaient point vos amis, et si vous saviez ce qu'ils étaient, il n’en est que plus mal à vous, mon oncle, de m’avoir amenée parmi eus. 11 eût été pardonnable peut-être de m’exposer à leurs outrages par une confiance mal placée ou par une fausse opinion de leur caractère: mais, si, comme je le crois, vous avez agi avec connaissance de cause, c’ett une linbeté et une barbarie.

Ralph recula stupéfait de cette franchise, et (aura à Catherine un de ses plus rudes regards. Mais elle le soutint fièrement, et son visage, quoique lrc*-pAle, avait plus de noblesse et de beauté que jamais. L’éclair de ses yeux rappela à Ralph ceux de Nicolas à leur dernière entrevue.

— Il y a en vous un peu du sang de votre frère, à ce que je vois.

— Je l'espère, mon oncle, et j’en serais fière. Je suis jeune, et les embarras de ma situation m'ont abattue; mais aujourd'hui je me sens ranimée par la souffranoe, et, quoi qu’il arrive, la fille de votre frère ne supportera pas plus longtemps ces insultes. — Quelles insultes? demanda Ralph brusquement. -— Rappelez-vous ce qui s’est passé ici et interrogez-vous vous- raèuie, répondit Catherine eu rougissant. Mon oncle, vous devez et vous voulez, j’en suis sûre, me débarrasser de la dégradante société à laquelle je suis exposée maintenant. Mon intention, continua-t-elle en s’avançant vers le vieillard et en lui posant le bras sur l’épanle, n’est pas de montrer de la colère; je vous demande pardon si je vous ai paru emportée , mon cher oncle, mais vous ue savez pas ce que j'ai souffert. Vous de pouvez savoir ce que c’est que le cœur d’une jeune fille, je n’ai pas sujet de m’y attendre. Mais quand je vous dis que je suis malheureuse, je sois sûre que vous viendrez à mon secours.

Ralph la contempla un instant, détourna la tète, et, par un mouvement nerveux, battit le sol de son pied.

— Et en quoi puis -je vous assister, mon enfant? dit -il. — Vous avez de l'influence sur l'an de ces hommes, je le sais; une parole de vont ne l'engagerait -elle pas à se désister de cette poursuite inhumaine? — Non, dit Ralph en se retournant brusquement. Du moins... En tout cas... je ne puis la prononcer. — Vous ne pouvez la prononcer! — Non, dit Ralph s'arrêtant tout court et serrant ses moins jointes derrière son dos.

Catherine recula d’un pas et le regarda, comme si elle doutait d'avoir bien entendu. Ralph, se balançant .alternativement sur la pointe des pieds et sur les talons, fixa sur sa nièce un œil impassible. — Noua faisons des affaire* ensemble, dit-il, et je ne puis les blesser en rien. Qu’eat-ee après tout? Tout le monde a «es peines, et c’est une des vôtres. Il y a dra jeunes filles qui seraient fi ères de voir à leurs pieds de pareils galants.

— Fières! s'écria Catherine. — Je ne dis pas, reprit Ralph en levant l’index, que voua n’ayez pas raison de les mépriser; au contraire, le peu de cas que vous en faites preuve votre bon sens, et je vous avais bien jugée , mais sous d'autres rapports vous êtes passablement bien , et c'est une épreuve facile h supporter. Si ce jeune lonl s’est attaché h vos pas, et murmure à vos oreilles ses vsines biliveroes , que vous

importe? si sa passion est déshonorante, elle ne durera pas longtemps, et fera bientôt place à une autre. En attendant... — En attendant ,interrompit Catherine avec autant de fierté que d'indignation, je aérai le mépris de mon sexe et le jouet de l'autre ! justement condamnée par toulea les femmes d’un sent droit, et méprisée de tous les hommes probes et honorables] avilie h mes propres yeox , et dégradée à ceux des autres! Non, ce ne sera pas, dussé-je être réduite aux plus rudes travaux. Ne vous méprenez pas sur le sens de met paroles. Je ferai honneur à votre recommandation, je resterai dans la maison oà vous m’avez placée, jusqu’à ce que je sois en droit de la quitter aui termes de mon engagement, mais je ne reverrai plus ces hommes. Quand je sortirai de ma place , j’irai me cacher loin d’eux et de vous, je soutiendrai ma mère en travaillant, je vivrai du moins en paix , et que Dieu me soit en aide I

 ces mots, elle fit un signe de la main, et sortit, laissant Ralph Nirkleby immobile comme une statue.

En fermant la porte de U chambre , elle aperçut h côté Newman Noggs debout dans une petite niche de la muraille et faillit pousser un cri de surprise. Mais elle eut la présence d'esprit de se contenir en voyant Newman porter un doigt â ses lèvres.

— Ne pleurez pas, dit Newman se glissant hors de H cachette et l’accompagnant à travers la salle d'entrée.

Et comme il disait, ce* mots, deux grosses Jarmes coulaient sur le visage du pauvre Noggs.

Il tira de sa poche quelque chose d'analogue à nu très-vieux torchon , et a’en servit pour essuyer les yeux de Catherine avec autant de douceur que ti eue eût été uü enfant.

— Je sais ce que c’eut, dit-il, vous donnez un libre cours maintenant... Oui, oui, très-bien. C’est bien, j'aime cela. Vooa avez raison de ne pas pleurer devant loi. Oui, ouit Ah! ahl ahl pauvre fille!

Après ccs exclamations décousues, Newman essuya ses propres yeux avec le susdit torchon, alla en boitant jusqu'à la porte et rouvrit.

— Ne pleurez plus, murmura-t-il. Je vous verrai bientôt. Ahl ah! ah! Et un autre que moi vous verra bientôt aussi. Oui, oui. ~ Dieu vous bénisse! murmura Catherine en sortant, Dieu vous bénisse ! — Et vous de mime, reprit N ewmau en cnlr’ouvrant la porte pour parler. Ah! ahl ah 1

Et Newman Noggs ouvrit encore une fois la porte pour faire un signe de consolation et pour rire, et il la referma pour secouer douloureusement la tète et pour pleurer.

Ralph demeura dans la même attitude jusqu’à ce qu’il eût cutendu le bruit dé la porte; puis il haussa les épaules, et après quelques tours de chambre, d’un pas qui se ralentit par degrés, il s’assit a sou bureau.

Voici un de ces problèmes de la nature humaine qu’on noie saus les résoudre. Ralph de sentait en ce moment aucun remords de h conduite envers l'innocente et naïve jeune fille. Quant â la conduite de ses clients, elle répondait précisément à son attente, à scs vœux, à ses projets; elle 'devait tourner à son avantage, et cependant H les haïssait du fond de l'âme pour avoir agi ainsi. Les figures des deux débauchés se présentèrent à son esprit , et agitant scs poings fermés :

— Oh ! grommela-t-il , vous me le payerez, vous me le payerez.

Pendant que l’usurier cherchait une consolation dans ses livres et

dans ses papiers, il se passait à l’extérieur de son bureau une scène qui. ne l’aurait pas médiocrement étonné s’il avait pu en avoir connaissance.

Newman Noggs en était l’unique acteur. Il se tenait à peu de distance de la porte, et le visage tourné vera elle. Il avait les manches de son habit retroussées, et frappait l’air des coups les plus vigoureux , les plus savants et les mieux appliqués.

Au premier abord , cet exercice eût pu sembler une simple précaution sage de la part d’un homme d'habitudes sédentaires, et ayant pour but d’élargir ht poitrine et de fortifier les muscles des bras; mais l’ardeur et la joie printea sur la face en sueur de Newman Noggs, l’énergie surprenante avec laquelle il dirigeait nne suite non interrompue de coups vers un panneau situé à environ cinq pieds du sol , auraient suffisamment expliqué à l'observateur attentif qne l’imagination du commis rossait, de manière â le laisser pour mort, le despotique maître de son corps, M. Ralph Nicklehy.

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