CHAPITRE XXY
— Voies Londres enfin! s’écria Nicolas jetant derrière lui sa rediugote et révrilltut Smike d’un long sommeil. Il me semblait que je n’arriverais jamais! — Vous êtes cependant venu d'un bon pas! fit observer le cocher regardant Nicolas av< c asses de mauvaise humeur. — C’rst vrai; mais j’ai le plus vif désir d'arriver au terme de mon voyage, et r’est ce qui me fait trouver le chemin long.
Ils suivirent les rues de Londres, bruyantes et encombrées, éclairées d'une double rangée de brillants lampadères, étincelantes des reflets variés des pharmacies, illuminées des clartés qui partaient des carreaux des boutiques, où >«• succédaient avec profusion la bi o literie, la soie, le velours et les plus somptueux ornements. Des flots de peuple s'épanchaient çà et là, se heunant au passage , sans paraître remarquer les richesses qui 1rs environnaient de toutes parts; et des voitures de toute espèce se mêlaient dans leur course , et ajoutaient au tumulte leur roulement continuel.
Dans leur roule à travers ces objets changeants et divers, il était curieux de voir l’étrange procession qui leur passait sous les yeux. Des magasins de vêlriurnl* magnifiques, dont la matière première venait «le tous les coins du monde; des comestibles de toute sorte, pour stimuler l’appétit rassasié et donner de nouveaux attraits aux fêtes gastronomiques; de la vaisselle d'or et d'argent polte, délicatement travaillée ni forme de vases, de plats, de gobelets ; des fusils, des épées, des pistolets et autres instruments brevetés de desiruelion ; des ferrements pour les membres difformes, des langes pour les nouveau-nés, des drogues pour les malades, des cercueils pour les morts, des cimetières pour les ensevelis; toutes ces chose »e confondaient et tournoyaient ensemble comme les peintures fantastiques d'une danse macabre, et offraient une moralité analogue à la multitude remuante et inattentive.
11 ne manquait point , dans cette multitude elle-même , d'objets propres à faire ressortir ce spectacle varié. Les haillons du sale chanteur des rues flottaient à la lueur des trésors de l’orfévre; de piles figures rôdaient autour des fenêtre» où il y avait abondance d’aliments recherchés ; des yeux affamés erraient sur les mets protégés par uu mince cirrna de vitre comme par un mur de fer; des êtrrs humains grelottants et demi nus s'arrêtaient pour examiner les châles de la Chine et les éioffes dorées de l'Inde. Il y avait un baptême chez un gros marchand de cercueils, et une pompe funèbre avait interrompu le» réparations de la plus belle maison. La vie et la mort se donnaient la main, la richesse et la pauvreté allaient cote à côte, la pléuitude et l'inanition marchaient ensemble.
Mais c’était Londres! Une vieille dame de province, placée dans fratérieur, avait à deux mill- s de là rais sa tête à la portière en criant au conducteur qu’elle était sûre qu’on avait passé Londres, et qu'on avait oublié de l'y descendre; elle se trouva enfin satisfaite.
Nicolas re'int des lits à l'«uberge où s'arrêtait 1a voiture, et se rendit sans délai au logis de Newman Noggs; car son anxiété et son impatience augmentaient à chaque miuu e.
Il y avait du feu dans le galetas de Newman, et une chandelle y avait été laissée; le plancher était balayé, la chambre était aussi bien arrangée que pouvait l’être uoe pareille chambre, et un souper était servi. Tout décelait les tendres soins de Newman Noggs, mais Newman lui-même n y était pas.
Nicolas essaya de rester tranquillement au coin du feu, mais il se sentit tellement agilé qu’il ne pouvait demeurer en place ; il lai semblait que son repos était du temps perdu. C’était une folle idée, il le savait; mais il était incapable d'y résister. Il reprit doue son ebapean et sortit.
Il marchait au hasard du côté de l’ooest . arpentant les rues à pas précipités, et agité de mille pressentiments impassibles à surmonter.
Il traversa llyde Parlt silencieux et désert à cette heure, et redoubla de v«les*e, comm-* dans l'espoir de Uis»er ses pensées derrière lui; cependant elles l'assaillaient d'autant plus vivement qu’aucun objet ne Venait le distraire. Il était constamment dominé «le l'idée qu'il était arrivé quelque malheur à sa soeur. Qu’est -ce donc? se demandait-il; mais ses jambes se fatiguaient sans que son esprit s’éclairât, et il sortit du parc beauconp plus embarrassé rt plus troublé qu’en y entrant.
Il n'avait presque rien pris depuis le matin, et se sentait épuisé de lassitude, l-.n retournant lentement vers son point de départ, il passa devant un bel bô:el , et s’arrêta machinalement.
— Tout est bien cher ici, pensa Nicolas ; mais une chopine de vio et on biscuit ne sont nulle part une grande dépense. Eulrerai-je?
Il fit quelques pas , vit s'étendre devant lui une longue ligne de i lampadères, et songea au temps qu'il lui faudrait pour en atteindre ! Pexlrémite. Il était d'ailleurs dans une disposition d'esprit à céder à sa première impulsion , et sc sentait entraîné vers cet hôtel tant par curiosité que par un indéfinissable sentiment. Il revint «lonc sur scs pus et entre dans In salle du restaurent.
Elle était magnifiquement menblce ; les murs étaient ornés des plus beaux papiers de tenture français, et enrichis de corniches dorées d'un «lctsm < légant. Le parquet était couvert d’un riche tapis, et
deux glaces superbes , l’une sur la cheminée et l’autre à l’extrémité opposée de la pièce, s'élevaient du plancher au plafond, réfléchissaient les autres ornements, et en ajoutaient de nouveaux qui rehaussaient l'effet général. 11 j.avait près du feu quatre consommateurs assez bruyants.
Nicolas embrassa tout cela de ce coup d'oril rapide qu'un étranger jette sur uu lieu nouveau pour lui, et s'assit auprès des bruyants consommateurs, auxquels il tourna le dos. Il prit un journal et se mil à le parcourir.
Il n'avail pas lu vingt lignes, quand il entendit prononcer le nom de sa sœur; on avait parlé de la petite Catherine Nkklehy. Etonné, il leva la tète, et, à la faveur de la glace, s'aperçut que deux des quatre inconnus s'étaient levés et te tenaient devant le feu.
— C'est l’un d'eux qui a dû prononcer ce nom, pensa Nicolas. Il se mit eu devoir d’écouter ru contenant à prine son indignation ; car le ton de celui qu'il supposait avoir parlé n'avait été nullement respectueux. Cet individu avait la langue et 1rs jambes embarrassées. Il tournait le dot au feu, et causait avec un homme plus jeune qui , le chapeau sur la tête, arrangeait dans la glace le col de sa chemiae. Ils parlaient à voix basse, entremêlant leur conversation de bruyants é< lats de rire ; mais Nicolas n'entendit point répéter les mots qui avaient d’abord frappé son oreille.
Entra, ils reprirent leurs places, redemandèrent du vio, et la compagnie devint d'une gaieté assourdissante. Cependant ou ne fit allusion à personne de la connaissance de Nicolas, et il se persuada que son imagination excitée s'était abusée, ou avait pris d'autres mots pour le nom qui lui était si présent.
— C’rat singulier pourtant; si l’on avait dit Catherine ou Catherine Nùkleby, j'aurais été moins surpris; mais la petite Catherine Nirklehy !
On lui apporta du vin , il en avala un verre et reprit un journal. En ce moment...
— A la petite Catherine Nirklehy ! cria une voix derrière lui.
Le journal lui tomba des mains.
— J’avais raison , murmura-t-il , et c'était l’homme que je soupçonnais.
— A la petite Catherine Nicklcby ! s' «‘crièrent les trois autres , et les verres furent replacés vides sur la table.
Irrité «le la légèreté avec laquelle on prononçait le nom de sa sœur dans un lieu public, Nicolas fut prêt à se lever, mais il fit uu violent effort et ne tourna pas même la tête.
— La prude! dit Je premier interlocuteur. C’est une digne Nickleby! elle tient de »on vieil oncle Ralph ; elle vous refuse pour vous affriander. Pour tirer quelque chose de Ralph, il faut le poursuivre, et l’argent est d’autant mieux accueilli, et 1rs condition* sont d’autant plus dures que vous êtes plus impatient et qu’il ne l’est pas Quelle ruse infernale! — Quelle ruse infernale ! répétèrent deux voix simultanées. — Je crois, dit le plus jeune de la bande, que U vieille est devenue jalouse et l'a enfermée. Sur mon âme ! cela me parait vraisemblable. — Si elles se brouillent et que la petite Nickleby aille logrr chez sa mère , reprit le premier interlocuteur, tant mieux. La vieille dame a pleine confiance en moi; elle croira tout ce que je lui dirai. — C'est encore vrai , répondit le plus jeune. Ah ! ah 1 ah !
Les deux voix simultanées firent écho, et Ion rit aux dépens de madame Nickleby. Nicolas était brûlant de fureur; nuis il se contint pour en entendre davantage.
Il est inutile de repéer ce qu'il entendit 11 suffit de dire qu’il eu entendit assez pour « onoaitre les caractères rt les desseins des interlocuteurs, pour apprécier la scélératesse de Ralph et savoir les véritables r..isons qui l’avaient fait mander lui-même à Londres. Il entendit encore railler les souffrances de sa sœur, attribuer à de vils calculs les vertueux motifs qui la guiilaient, et en faire le sujet d'insolentes gagures, de discours libres et de plaisanteries licencieuses.
L'homme qui avait parlé le premier donnait le ton à la couvcrsation , où ses compagnons se «muientaient de glisser une observation par intervalles. Nicolas s’adressa à lui , quand il fut assez remis pour se présenter à la compagnie, et faire sortir les paroles de son gosier brûlant.
— Sou (Irez que je vous dise un mot, monsieur, dit Nicolas. — A moi, monsieur? répliqua sir Mulberry llawk en le toisant d’un air de dédaigneuse surprise. — A vous, répondit Nicolas s'exprimant avec difficulté; car la colère Vélouffait. — Sur mon âme, voici un mystérieux étranger I s'écria sir Mulberry en portant son verre à ses lèvres et en promenant les yeux sur ses amis. — Voulez-vous m’accorder qoelquei minutez d’enlrefirn , ou vous y refusez-vous ?
Sir Muiberry cc>sa uu moment de boire, et lui enjoignit de s'expliquer ou de »e retirer.
Nicolas lira sa carte de sa poche , et la lui jeta.
— Voilà, monsieur, dit-il, vous devinerez ce que je vous veut.
Une expression passagère d'étonnement, mêlée d’un peu de confusion , parut sur la figure de sir Mulberry , rnnis il s’en rendit maître aussitôt, lança la carte à lord Veri&opht, qui était assis en face de lui, prit un curc-d.-nt, él le porta tranquillement à sa bouche.
— Votre nom et votre adresse ? dit Nicolas, dout U pâleur augmentait. — Ni Tu* ni l’autre. — S’il y a uu gentleman dans la société.
reprit Nicolas, dont le* lèvres blanches articulaient à peine, il m'instruira du nom ei du domicile de cet homme.
Il y eut un silence de mort.
— Je suis le frère de la jeune personne qui a été le sujet de votre conversation. J'accuse cet bomme de mensonge et de làcbeté. S’il a un ami parmi vous , cet ami lui épargnera la peine qu'il prend pour cacher son nom, prine compté emenl mutile, car je le découvrirai ; je ne le quitterai p«s avant de le savoir.
Sir Mulberry le regarda avec mépris, et s'adressant à ses compagnons : — L<i»ses le parler, dit-il ; je n'ai rien de sérieux à dire a des gens de cette espèce . et il devra a sa jolie sœur de ne pis avoir la tète cassée. — Vous êtes un misérable ssns esprit et sans iuie I dit Nicolas, et je le proclamerai partout. Je vous connaîtrai ; je vous suivrai jusque cbex vous, quand même vous resteriez dans 1s rue juiju'à demain.
La main de sir Mulberry se referma involontairement sur son verre, et il parut un moment sur le point de le lancer à la iéte de son adversaire. Mais il se contents de remplir son verre en riant de pitié.
Nicolas s'assit en face de 1a compagnie, appela le garçon, et paya sa dépense.
— Connaissez-vous le nom de cette personne? demanda-t-il *11 garçon en désignant sir Mulberry.
Sir Mulberry rit de nouveau, et les deuz voit rirent également, toujours avec le même ensemble, mais avec moins de force.
y— IV cette personne, monsieur? répliqua le garçon, qui répondait juste avec autant d'impertinence qu'il lui était possible de le faire sans danger : non, monsieur. — Ici I cria sir Mulberry s l'bomue qui se retirait. Connaissez-vous le nom de cette personne ? — Non, monsieur ; noa , monsieur. — Alors vous le trouverez là, dit sir Mulberry en lui jetant la carte de Nicolas , et quand vous l’aurez appris, vous jetterez ce morceau de carton au feu... m'entendez- vous ?
L'homme ricana, regarda Nicolas du coin de l'oeil , et pour ne pas se compromettre, plaça la carte dans un coin de la glace, et se relira.
Nicolas se croisa les bras, et, se mordant les lèvres, s'assit tranquillement; il annonça toutefois la ferme résolution de mettre à exécution sa menace de suivre sir Mulberry.
Il était évident, d'après le tou du plus jeune membre de la compagnie . qu’il faisait des représentations a son ami , et le pressait d'accéder à la requête de Nicolas. Mais sir Mulberry, troublé par d’amples libations, aveuglé par l'entêtement, l’eut bientôt réduit aa silence et, pour s'épargner de nouveaux reproches, parut demander qu'on le laissât seul. En effet, le jeune bomme et les deux autres »e levèrent et se retirèreul un moment après.
Dans la position ou se trouvait Nicolas, on suppose aisément que les minutes lui semblaient se mouvoir avec des ailes de plomb, et que le tictac niO'iolonc d’une pendule française, et les tintements de la sonnerie qui marquait les quarts d’ht-ure . ne lui frisaient pas trouver plus rapide la marche du temps. Cependant il restait à sa place ; en lace de lui se tenait penché sur sa cbaise sir Mulberry Hawk, les jambes sur an coussin, son mouchoir jeté négligemment sur ses genoux , et achevant son verre de bordeaux avec U plus parfaite indifférence.
Ils demeurèrent ainsi dans un silence complet pendant une heure; Nicolas eût pensé que trois heures s'élaient écoulées, mais la sonnerie n’av-il tiuté que quatre foi*. Par intervalles, il lançait autour de lui des tegards de colère et d'impatience ; nuis sir Mulberry était là, dans la même attitude, portant de temps en lei»|* «on verre à ses lèvres , considérant le mur d'un air distrait, comme s'il eût complètement ignoré la présence d’aucune personne vivante.
Eufiu , il bâilla, s’allongea, se leva, s’approcha froidement de la glace, y jeta un coup d œil. se retourna, et Honora Nicolas d’un regard long et dédaigneux. Nicolas le legardaavec non moins de bonne volonté; sir Mulberry haussa les épaules, sourit légèremeut, sonna, et ordonua au garçon de lui apporter sa redingote.
Le garçon l’apporta, et tint la porte ouverte.
— Je n’ai plus besoin de vous, dit zir Mulberry, et il resu seul encore avec Nicolas.
11 fil plusieurs tours dans la chambre, en si (Haut avec insouciance; s’arrêta pour achever le dernier verre de bordeaux qu'il venait de ie verser, mit son chapeau, l’arrangea devant la glace, tira ses gants, et sortit lentement. Nicolas, dont l'emportement allait jusqu'à la rage, s'élança de sa chaise et le suivit de si près, qu’avant que la porte eût . tourné sur ses gonds derrière sir Mulberry , ils éUicnt côte à côte dans la rue.
On cabriolet bourgeois attendait'; le groom ouvrit le Ublier, et prit le cheval par U bride.
7 “ Voulet-vous vous faire connaître à moi ? demanda Nicolas d’une voix étoufTée. — Non, répliqua fièrement sir Mulberry en confirmant son r.fui* d’un juron. — Si vous vous fies à la vitesse de votre cheval , vo is vous abuse» , dit Nicolas. Je vous suivrai , par le ciel , dus- •é-je me pendre au marchepied. — Vous recevrez des coups de fouet, si vous le faite*. — Vous êtes un malhonnête homme, dit Nicolas. — N ous êtes un homme de rien, reprit sir Mulberry lL.u k. — Je suis le fils d’un propriétaire de province , votre égal par la naissance et l’é-
ducation , et votre supérieur en tout le reste, j’en suis cobvaincu. Je vous le répète, miss Nicklehy est ma «sur. Voulez-vous ou non répondre de votre conduite brutale et inhumaine. — A un champion digne de moi, oui ; à vous, non . reprit sir Mulberry en prenant les rênes. Ilangcs-vons. William, lâchez la jumeut. — Vous ferez mieux de la retenir, dit Nicolas sautant sur le marchepied à la suite de air Mulberry et s’emparant des rênes : il n’en est pas maître, song->*-y bien... Vous ue partirez pas, je vous jure, avant de m’avoir dit qui vous êtes.
Le groom hésita, car la jument, vigoureuse et bien pansée, piaffait avec tant de violence qu’il avait beaucoup de peine à la maintenir.
— Lâcbcz-la ! cria le maître d’une voix de tonnerre.
Le groom obéit. La jument se cabra, et sembla prête à mettre l« voiture en pièces; mais Nicolas, insensible à tout danger, n’écoutant que sa juste fureur, n’shantloniia ni sa place ni les rênes. — Voulezvous ôicr votre main? — Voulez -vous me dire qui vous êtes?
Non ! — Non !
Ces mots furent échangés plus vite que la pensée; air Mulberry leva son fouet, et en appliqua un coup furieux sur la tète et les épaules de Nicolas. Le fouet se rompit; Nicolas en atteignit la lourde poignée,* dont il fendit un côté du visage de son adversaire depuis l'œil jusqu’à la lèvre. Il vit la blessure, s’aperçut que la jument avait pris le mors aux dents, mille lueurs dansèrent devant ses yeus, et il se sentit violemment jeté sur le sol.
Il était étourdi et faible; mais il se releva de suite en chancelant, réveillé par les clameurs des passants, qui couraient et criaient gare! Il entrevit des Ilots de peuple qui (tassaient rapidement près de lui; il put distinguer le cabriolet traîné le long du trottoir avec une effrayante vitesse... Puis il entendit un cri perçant, le bruit de la chute d’un corps pesant, et des glaces qui se brisaient; puis la foule se referma dans le lointain, et il ne put ni voir ni entendre davantage.
L'attention générale avait été dirigée tout entière vers le mbilre <Je la voiture, et Nicolas était seul. Pensant avec raison qu'en de pareilles circonstance* ce serait une folie de suivre la voilure, il prit une rue adjacente pour chercher une place de fiacres, s'apercevant au bout de quelques minutes qu’il chancelait comme un homme ivre, et découvrant pour la première lois qu’un ruisseau de sang lui coulaitaur le visage et sur la poitrine.