CR A I I TR E Y
Ce ne fut que le lendemain , après un pénible voyage de soixante lieues, que nos voyageurs arrivèrent à Greta-Rridge. Deux paysans y attendaient M. Squeers avec une charrette et une espèce de chaise de poste.
— Mettes les enfants et les paquets dans la charrette , dit Squeert en se frottant les mains; ce jeune homme et moi irons dans la chaise. Montes, Nickleby.
Nickleby obéit. Wackford Squeers eut quelque peine à faire obéir aussi le cheval. Ils partirent suivis de U charretée d’enfants.
— Sommes-nous loin du château de Dotbeboys ? demanda Nicolas.
— A huit milles environ. Mats il n’est pat nécessaire ici d’appeler mon établissement on château.
Nicolas toussa, comme pour exprimer le désir d’en savoir U raison.
— Le fait est que ce n'est pat un château, dit sèchement Wackford Squeers. — Bah ! s'écria Nicolas stupéfait de cette nouvelle inattendue. - Non, reprît Squeers; nous l’sppelons château à Londres, parce que cela sonne mieux , mais dans le pays on ne le connaît pas sous ce nom. Un bomme peut dire que sa maison est une ile, il n'y a pas d’acte du parlement qui le lui défende. — Je ne le pense pas.
A la fin de ce petit dialogue, Wackford Squeers jeta un coup d’œil rapide sur son compagnon; et le voyant peu disposé à faire des observations, il se contenta de fouetter le cheval jusqu’à 1» fin de leur voyage. — Saules à bas, dit Squeers. Holà! quelqu'un! venex dételer! dépécbes-vou*.
Pendant que le maître d’école poussait cet cris d’impatience et autres analogue*. Nicolas eut le temps de remarquer que 1a pension était un long bâtiment mal clos, élevé d'un étage, avec quelques dépendances en état de dégradation ; une grange et une écurie. Au bout d'une minute, on entendit le bruit de la clef dans la serrure de la grande porte, et un grand garçon décharné sortit une lanterne à la main.
— Est-ce vous, Stnike? s'écria Squeers. — Oui, monsieur, répondit le domestique. — Pourquoi diable n’ètet-vou» pat arrivé plus tôt ?
— Je m’étais endormi auprès du feu, répondit Smike humblement.
Du feu ? quel feu? où y a-t-il du feu ? demanda le maître d'école
avec aigreur. — Seulement dans la cuisine, monsieur, répondit le domestique. Comme je veillais, madame m'a dit d'y aller pour me chauffer. — Madame est une folle, reparût Squeers; voua au rie* été diablement plus éveillé sans feu, je le parie.
Cepeudanl M. Squeers avait dételé. Il ordonna au domestique de conduire le cbeval à récurie, et de veiller à ce qu'on ne lui donnât plus d'avoine cette nuit; puis il dit à Nicolas de l'attendre à la porte d'entrée , pendant qu'il allait faire le tour, passer par la porte de derrière et venir lui ouvrir.
Les tristes pressentiments qui s'éisient accumulés toute la journée dans l’esprit de Nicolas redoublèrent lorsqu'il fut seul. La distance qui le séparait de sa demeure, l'impossibilité d'y arriver autrement qu'à pied, s’il se sentait jamais envie d’y retourner, se présentaient à lui sous les couleurs les plus alarmantes. En regardant la maison délabrée, le s fenêtres sombres, et la contrée sauvage et couverte de neige qui s’étendait alentour, il se sentait un abattement qu'il n'avait jamais éprouvé.
— Eh bien ! s’écria Squeers entre -bâillant la porte d’entrée, où êtes-vous, Nickleby?-— Me voici, monsieur. — Entres, le vent souffle à renverser un homme.
Nicolas se bâta d'entrer. Wackford Squeers verrouilla la porte, et introduisit son sous-roaitre dans un petit parloir pauvrement meublé de quelques chaises, d'une mappemonde jaune suspendue au mur, et de deux tables. L'une portait les apprêts du souper, et sur l’autre étaient disposés, dans une confusion pittoresque, un guide de l’insti* tuteur, une grammaire, une demi-donuine d’adresses et une vieille lettre adressée à Wackford Squeers, écuyer.
Il y avait quelques minutes qu’ils étaient dans cet appartement, quand une femme s'élança dans la chambre, et saisissant Wackford Squeers à la gorge, lui donna coup sur coup deux baiser* retentissants. La dame, dont la face était maigre et décharnée, avait à peu près la tète de plu* que M. Squeers. Elle portait les cheveux en papillote*, une camisole de nuit de basin, et un saie bonnet de nuit, entouré d’un mouchoir de rolon jaune qui se nouait sous le menton.
— Comment va mon cher petit Saueer»? dit la dame avec enjouement et d'une voii très-rauque. — Parfaitement, mon amour. Comment vont les vache*? — Toutes à merveille. — Et les poules? —
A u ni bien que lo roque vom êtes parti. — Allons, c’est une bénédiction , dit Squeers en 6unt son pardessus. Les enfants sont tous comme ils éuient, je le suppose? — üb ! oui, ils se portent uses bien, répondit madame Squeers d'un ton rébarbatif. Ce jeune Pitcher qui a eu la fièvre ! — Bah ! s'écria Squeers, diable d'enfant, il a continuellement quelque chose comme ça. — On n’a jamais vu un pareil enfant, tout ce qu'il a est toujours contagieux ! Je dis qu'il y met de l'estétemenl , et rien ne me convaincra du contraire : je le guérirai à coupa de poing, comme je vous l'ai dit il y a un mois. — Oui , mou amour, nous verrons ce qu'il y aura à faire.
Pendant ces tendresses, Nicolas, asscx déconcerté , s'était tenu au milieu de la chambre, ne sachant si l'on désirait qu’il se retiré! dans le corridor, ou qu’il rcsi.it où il était. M. Squeers le tira de son incertitude.
H. Wscktord Squeers, maître de peoaioo au château de Dotheboys.
— Voici le nouveau jeune homme, ma cbère. — Oh ! répondit madame Squeers en faisant un léger signe de tète à Nicolas et le toisant froidement de la tète aux pieds. — Il mangera une bouchée avec nous ce soir, dit Squeers, et il ira rejoindre les enfants demain malin. Pouves-vous lui dresser un lit ici pour cette nuit? — Nous arrangerons cela , répondit la dame. Vous ne vous inquiètes pas beaucoup de la manière dont vous dormrx, je pense? — Non vraiment, répondit Nicolas, je ne suis pas difficile. — C'est heureux, dit madame Squeero.
Comme la dame passait pour être surtout forte sur la repartie, M. Squeers rit de bon coeur et parut s'attendre à ce que Nicolas en fît autant.
Au bout d'un moment de conversation entre le maître et la maît reste relativement au succès des démarches de M. Squeers, aux grus qui avaient payé et h ceux qui avaient fait faillite, une jeune servante apporta un pâté et un peu de boeuf froid; puisSmike, le valet, parut avec un cruchon d'ale.
M. Squeers avait tiré des poches de son pardessus des lettres pour différents élèves, et autres papiers. Le domestique regardait ees papiers avec une eipresaion d'inquiétude et de timidité , comme s’il eût conçu une faible espérance que l’un d’eui lui serait adressé. Ce regard était douloureux, et pénétra jusqu'au fond du cœur de Nicolas; car il révélait une longue et triste histoire.
Ce fut un motif pour que Nicolas examiné! plus attentivement le valet, et il fui surpris du mélange extraordinaire de vêtements qui formait son costume. Quoiqu'il ne pût avoir moins de dix-huit à dixneuf ans, et qu'il fût grand pour son fige , il portait une veate < omise celle que l'on met ordinairement aux plus petits enfanta, et ce vêlement étrangement court de bras et de jambes, éiait assez large peur ■on rorpa amaigri. Afin que la partie inférieure de ses jambes fût en parfaite harmonie avec cet équipement singulier, il avait une énorme paire de bottes, jadis fi revers, qui avaient été portées par quelque robuste fermier, mais qui étaient alors éculées et en lambeaux. Dieu sait depuis combien de temps il était à Dotheboys, msis H conservait encore le linge de son trousseau primitif; car une collerette d'eufant déchirée entourait son cou, H u' était qu'fi demi cachée pur une cra-
vate d'homme d'étoffe grossière. Il était boiteux , et en feignant de ranger sur la table, il examinait les lettres d'un œil si perçant, et cependant si plein d'abattement et de désespoir, que Nicolas ne put s'empêcher d'y faire attention.
— A quoi voua amuses-vous , Smike? s’écria madame Squeers; laisses tout cela. — Qu'esl-ce? dit Squeero levant les yeux. Oli ! c’est vous, c'eut vous. — Oui, monsieur, répondit le jeune homme serrant set mains l'une contre l'autre pour comprimer de force l'agitation nerveuse de ses doigt, y a-t-U...? — Eh bien? dit Squeers. — Aves-vous... quelqu'un a-t-il... quelques renseignements à mon sujet? — Aucun , répliqua brusquement Squeers.
Le jeune homme se détourna, porta la main fi sa figure et s’avança vert la porte.
— Il n’y a rien, reprit Squeero, il n'y aura jamais rien. Cest encore une belle affaire, n'est-ce pas, de vous avoir laissé ici tant d'années tans rien payer après les six premières; de ne pat avoir songé fi vous, de n'avoir donné aucun indice de ceux fi qui vous appartenes? L'est une belle affaire que je sois obligé de nourrir un grand gailhml comme vous, sans jamais en attendre un sou ?
Le valet mit la main sur son front, comme s'il eût fait effort peur réveiller uo souvenir effacé; puis, regardant Squeers d'un air égaré, il sourit et s'éloigna.
— Saves-vous une chose? dit madame Squeero fi son époux lorsque la porte fut fermée, je crois que ce jeune drûle devient stupide.
— Je souhaite qu'il n’en soit rien, dit le maître d'école; car il noua sert et gagne bien sa nourriture. En tout cas, s’il était stupide, je croirais qu'il aurait encore astes d'esprit pour nous. Mais, allons, soupous , car j'ai faim; je suis las, et veux me coucher.
Sur ce , l’on rapporta un bifteck , exclusivement réservé fi M. Squeero, qui s’empressa d'y faire honneur. Nicolas approche u chaise de la table; mais il avait perdu l'appétit.
— Comment est le bifteck? dit madame Squeero. — Tendre comme un agneau, répondit Squeers; en voulcx-vous un morceatr? — Je n'en saurait manger, mou cher. Que va prendre le jeune homme?
Miss la Creevy, peintre en miniature.
Ce qu'il voudra de ce qui est sur la table, reprit Squeers dans un élan extraordinaire de générosité. — Quedésirex-vout, monsieur? demanda madame Squeers. — Je prendrai un peu de pfité, s’il voua plaît , très-peu , car je n’ai pas faim. — Eh bien , dit madame Squeers, c’est dommagr d’entamer le pfité, si vous n'avet pas faim, voulexvout une tranche de bœuf? — Tout ce qu'il vous plaira, répondit Nicolas avec distraction ; peu m'importe.
En recevant celte réponse , madame Squeers prit l’air le plus graoieux du monde . et fil un signe de tète fi Squeero, comme pour exprimer qu'elle était charmée de voir que le jeune homme connaissait ses devoirs; puis de ses belles mains elle servit du bœuf à Nicolas. — ■ De l'ale, mon ami? demanda la dame fi son mari en clignant de l'œil •t grimaçant pour lui donner fi entendre qu'il s’agissait de savoir, non pas si hû-mème en voulait prendre, mais s'il fallait en donner fi Ni-
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coU*. — Certainement. un plein .ferre* répondit Squeers au moyeu des mêmes signes télégraphique». |
NicoUs en eut doue uu plein verre, cl, occupé de ses propres re- [ flexions, il le but dans l’heureuse ignorance du pourparler précèdent.
Squeers acheva son souper en silence, et dit eu posant sou couvert | «ur U table:
— Ce bifteck était succulent C est de la viande de première
qualité ; j eu ai acheté nioi-mème «près un lion gros morceau pour».
Pour qui ? s’écria Squeers précipitamment, ce o'e»l pi» pour le*...
ISon , non, ce n'esl pas pour eu»; c’est pour vous, que j'aUemlau.
Mon Dieu ! pouvex-vou* me croire capable d une pareille méprise?
Sur ma parole, ma chère* je ne savais pas ce que vous «llit» dire ! reprit Squeers, qui était devenu très-pàlc. — Vous n’avie» pas besoin de vous inquiéter, repartit sa femme eu riant aux éclats.
Cette partie de la conversation était presque inintelligible, l-ehruil courait dans le voisinage que M. Squcers , ennemi des cruautés excxcées sur les animaux, achetait assis fréquemment, pour la consommation des élèves, les corps des hèles à cornes, mortes de mort naturelle, et probablement il avait eu peur en cette occasion d'avoir par uiégarde dévoré quelque morceau de choix destiuo aux jeunes gentlemen.
Le souper terminé et le couvert enlevé par une petite servante à la mine affamée, madame Squeers sortit pour enfermer les reste* et mettre en lieu de sûreté le* hardes des cinq enfants fai venaient d’ar, river, et qui, laissés trop longtemps exposés bu froid, étairut sur les sinistre» degrés qui mènent à la porte de la mort. Ou les régale d’un léger potage, et on le» entassa eme ii côte sur un lit de sangle, pour les réchauffer, et rêver d'un mets substantiel accompagné de quoique chose de chaud; leurs idées devaient se diriger de ce côté, et il est probable que ce fut la le chemin qu'elles prirent.
!\1. Squcers t'administra un verre de grog composé libéralement amitié d’eau, moitié d'eaU-de-vie, cl sou aimable compagne prépara pour Nicolas l’ombre d’un verre du même mélange. Cela fait, M. *1 madame Squeers se rapprochèrent du feu , s’assirent , les pieds sur b» chenets, et se parlèrent à voix basse et confidentiellement. Ct pendant Nicol.» prit le Guide de l'Instituteur et en parcourut le» page* avec autant de conscience de ce qu’il faisait, que s'il eut été plongé dans un sommeil magnétique. Enfin M. Squeers bâilla à *c démonter la mâchoire, et fut d’avi* qu’il était grand temps de s’aller coucher. A ce signal . madame Squcers et sa servante apportèrent un petit matelas de | .aille et une couple de couvertures, et les arrangèrent en manière «le lit pour Nicolas.
— Nous vous installerons demain dan* une chambre à coucher plus
convenable, Nickleby, dit Weckford Squeers. Attendes: qui est-ce qui dort dan* le lit de Brook , ma chère? — Dans le lit de Brook, répondit madame Saueers après uu moment de réflfiion ; i] y a Jennings. le petit Hôlder, (iniymar»h , et un autre. — C’est ma foi vrai, reprit Squeers; oui, le lit' de Brook est complet. — Ça ne m’étonne pas, pent» Nicolas. — Il y aune place quelque part, je le sais, dit Squeers, mais je ne pni» en c* moment m* rappeler où; nous régleron* cette affdire-la demain malin. Bopsoir, Nickleby , à sept heure» du matin, songex-y. —3e serai prêt, mon ùoûf, bonsoir. — Je vous réveillerai et vous montrerai Où C»l le pûlt»,àjouia Squeers; vous trouverez toujours un petit morceau de savon sur la. fenêtre de la cui«inc, il vous est destiné. -
Nicolas ouvrit les yeux sans ouvrir la bouche. Au moment de s'en aller, Squeers *e retourna encore une fois.
Je ne sais, «lit-il , «le qui vous donner la serviette; niai» si vous
voulez vous servir de n'importe quoi pour voua essuyer demain malin, madame Squcers arrangera cela daus le courant de la journée. Ma chère, ne l’oublie» pas. — J'y veillerai. Et vous, jeune homme, ayez soin de vous essuyer le premier*, e'rst le privilège du sous-mailre, mais on le l*ii enlève quand on le peut.
M. Squeers ht signe à sa femme d'emporter 1.» bouteille d'rau-dcvie, de peur que Nickleby n’y touchât pendant la nuit. Madame Squeers s’ en saisit avec une extrême précipitation, et les deui époux se retirèrent.
Laissé seul, Nicolas se promena en long et en large dans la chambre, en proie à une violente agitation ; mais, *e calmant par degrés, il s’assit, et forma le projet, quelque chose qu’il arrivât , d essayer de supporter momentanément toutes les misère* qui lui étalent réservée». il *e rappela la détresse de sa raere et de sa sa*ur, et se détermina * ne donner a son onde aucun préteile pour le* abandonner. Les bonnes résolutions manquent rarement de produire de lion» rfffels dans l'esprit de celui qui les conçoit. Il reprit courage, et, grâce à l’ardeur et à l'énergie de la jeunesse, il espéra même qu’au château de Itathelioys, les choses iraient mieux qu’il n'avait lieu de Vy attendre.
A moitié consolé, il se préparait à se coucher, quand îine lettre cachetée tomba de sa poche. Dans le trouble des adieux elle avait échappé a son attention ci ne s'y était pas offerte depuis. Eli* lui Annci« le maintien mystérieux de Newman Noggs. — Mon Dieu? dit Nicolas, quelle écriture extraordinaire !
La lettre loi était adressée, était écrite sur de sale papier, ct Idlc-^ !
ment griffonnée qu’elle était presque illisible. Après des efforts réitérés, üpaivint à lire ce qui fuit:
• Mas ait» nus» homme,
• Je connais le monde. Votre père ne le connaissait pas; autrement il ne m'aurait pas rendu service sans es|>çr«iice de retour. \ ou* nv lu qpu naissez pas; autrement vous ne vous séries psi» décidé à un pas«ik voyage...
» Si jamais vous avez besoin d'un abri « Londres (ne vous lâches pas do celle supposition, je croyais autrefois n’en devoir jamais manquer;, on sait ou je demeure, à l’enseigne de la Couronne, Silvcr Street, Golden square; c'est au coin de Silvcr Street et de J*me» Street, et j’on entre par l’une ou l'autre rue indifféremment. Y ou» pouvez venir le soir. Autrefois personne n’avait honte... Mais ne songeons plus à ce temps; il e»t passé.
•• Eiru&ez mon barbouillage. J'ai oublié qu’on peut porter un bel habit , j’ai oublié tons mes anciens jours, j'ai oublié aussi l’art d'écrire.
- ■ ‘ » Nkwmxh Noce».
» P. S. Si vous ailes près de Bernard Caslle, il y a de bonne ale à la Tête du Roi, dite» que Vou* me connaisses, et je suis sûr qu'on ne vou* prendre pas cher. Vous pouves dire la M. Noggs, car j'ai été un homme comme il Tant. »
Ce peut être une circonstance futile i mentionner, mais lorsque Nicolas eut plié celle lettre,. et qu’il Pet»! placée dans sou portefeuille, »e» yen* se couvrirent d’un voile humide qu’on aurait pu prendre pour des pleurs.