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mes cheveux, aidée par la lille de service qui me tend les épingles, tandis qu'un bruit argentin de cascade, et les allées et venues des visiteuses, coupent le silence. Soudain, une petite voix douce chuchote :
— Bonjour, madame Nicole?
Je me retourne : Sylvie est près de moi.
Elle coupe mon exclamation surprise d'un geste désignant la porte voisine, par laquelle Fraülein vient de s'engouffrer. Elle m'explique tout bas :
— Je ne m'attendais pas à vous voir ici — Fraülein s'absente toujours quand on est au café, et je l'accompagne...
A travers ses réticences, je démêle que l'Allemande, à l'exemple de la bonne dame Jacinte de notre immortel Gil Blas emploie, pour conserver sa fraîcheur, des moyens détersifs, et qu'elle abuse des dépuratifs. Voilà la cause prosaïque de ma brève entrevue avec la poétique Sylvie. Profitons-en. J'avoue, très sincère :
— J'ai beaucoup songé à vous depuis l'autre jour, mademoiselle Sylvie.
— Et moi, donc. Ça me fait plaisir de vous rencontrer. Paris est si grand, il vous réserve
rarement ces chances. Quand par hasard, on y croise une personne de connaissance, c'est toujours l'une de celles qui vous donnent envie de prendre l'autre trottoir.
Elle darde sur moi la lumière bleue de ses claires prunelles. Elle porte une blouse échancrée ; sous la masse sombre du chignon noir, la chair de son cou a la transparence opaline, l'éclat velouté, d’un pétale de rose blanche. J’interroge, un peu plus émue que de raison :
— Alors, ça ne vous a point déplu de me revoir?
— Oh! non... Surtout que... que...
Sylvie hésite, balbutie. La confusion empourpre ses joues trop pales; tiens, elle est gentille aussi, lorsque son teint s'anime. La femme de service nous observe d'un air sournois. Dame! Ça semble bizarre, cet entretien furtif d’une blonde si élégante avec cette adolescente candide, dans un coin du lavabo, à côté des petites cabines discrètes et malodorantes... Sylvie se décide, reprend d’une voix plus ferme.
— J’ai déclaré à mon père que je refusais d’épouser monsieur Dangel... Père n'a rien dit, pour le moment. 11 ne tenait pas extrème-
ment à ce mariage... La carrière de mon liancé lui déplaît un peu... Et puis, il a cru à une lubie passagère..* Mais, par correction, il a décidé que monsieur Dangel ne viendrait plus à la maison, jusqu’à nouvel ordre... Alors, je voulais vous demander... Est-ce que vous l’avez revu... vous... Julien?
Parbleu! Elle ne pense quà lui. J’avais deviné juste : son bel emportement factice, chez moi, la semaine dernière, n’était qu’un élan de fierté de sa pauvre petite âme endolorie et humiliée.
Mais pourquoi suis-je comme désappointée, et qu’est-ce que ce pincement au cœur dont la sensation m’est si pénible? Je réponds laconiquement :
— Monsieur Dangel n’est pas venu, depuis votre visite.
J’ajoute, malgré moi :
— Vous promenez-vous souvent, au Bois?
— Tous les matins, avec Fraülein... C’est-àdire... Fraülein m’y laisse souvent seule, dans l’allée des Poteaux... C’est avec l’intention de nous y rencontrer, n’est-ce pas, madame, que vous m’interrogez?... Moi aussi, j’éprouverais une vraie joie à recauser un pou, en votre coin-
pagnie... Vous m'avez accueillie si sympathiquement.
L’innocence est la plus compliquée des énigmes. J’enveloppe Sylvie d’un regard pénétrant : quel est le fond de sa pensée, à cette jeune fille qui met tant de naïve franchise à préciser mon rendez-vous tacite, comme s’il s’agissait d’une proposition toute naturelle... et qui, pourtant, me considère telle l’une de ces personnes dont son père « lui défend de parler »... ? Elle est trop candide pour agir par curiosité un peu perverse, pas assez ingénue pour n’avoir point l’intuition d’une action trouble — et troublante... Obéit-elle à une attirance inconsciente?
O toi qui lis cette confession écrite au caprice de l’heure, Dieu te garde d’être né avec l’âme inquiète et chercheuse qui m’incite à percer le mystère des fronts, ainsi qu’une enfant brise le crâne de ses poupées !
Un bruit de porte : Fraülein laisse apparaître sa personne confortable, sa figure moins rébarbative exprimant la satisfaction du devoir accompli. Elle interpelle Sylvie d’une voix grasse qui semble mastiquer les lourdes et sonores syllabes allemandes. Et Sylvie s’éloigne
vivement de moi, suit sa gouvernante, sans me dire au revoir, sans m’avoir serré la main... Ce sont nos yeux qui s’étreignent d’un de ces adieux muets dont la douceur profonde est aussi palpable qu’une caresse.
Je vais rejoindre Paul. A mon tour, je quitte la salle de toilette, et retourne dans le jardin animé que peuple le public de six heures. Trois silhouettes se profilent à la table de Paul. De près, je reconnais Landry Colin, sa maîtresse Nadine Ziska, et Fréminet, le directeur du New -music-hall. Nadine porte une extraordinaire robe de soie bleu paon, garnie de dentelle rare — cinquante louis de point d’Angleterre au corsage; — et sa jupe, fendue jusqu’au genou, laisse entrevoir la Informe d’une jambe parfaite. Un peu gênée, je regarde du côté de Sylvie : Fraülein inspecte la jolie Nadine d’un air dégoûté ; et le père, réprobateur, appelle le garçon, afin de pouvoir quitter ces lieux mal famés.
Ma présence est saluée par les exclamations de Paul :
— Pour une femme qui se coiffe, l’heure n’a que trente secondes! Voilà un temps inlini que nous nous morfondons! Qu’est-ce que tu
fabriquais?. . . Nos amis sont arrivés cinq minutes après ton départ...
— C'est une veine de se retrouver sans s'être entendus, hein? ajoute Nadine.
Maudissant la rencontre fortuite, je répète, lugubre :
— Une veine, en effet.
— Qu'as-tu donc? insiste la danseuse, ta figure est presque aussi joyeuse que celle de Landry.
Et elle me désigne le banquier, taciturne, absorbé, qui tourne machinalement une paille dans la glace pilée de son sherry-gobbler. Il semble avoir mal au cœur, Landry Colin. La petite Polonaise continue, tout bas :
— Il est assommant, Landry. Depuis huit jours, il ne cesse de faire cette tête-là! C'es t plutôt lui qui a l'air d’un veuf de la semaine dernière, que Paul Bernard! Nous allons le « semer » grâce à Fréminet, qui nous emmène ce soir à la générale du New -music-hall : je débute à onze heures dans le nouveau ballet.
Nadine se frôle contre moi, tout en parlant.
Et je m’écarte, horriblement confuse, pour la première fois, d’être vue avec elle. Je surveille la table voisine, oh je devine les grands yeux
bleus fixés sur moi. J’ai honte de Nadine à cause de Sylvie... Pourtant, la gentille danseuse était jusqu’ici ma seule camarade, parmi les femmes de mon entourage. Je lui sais un petit cœur de libellule, aimant ce qui brille, et ce qui voltige... Mais sans laideur, ni méchanceté.
Hélas! je crains le jugement de Sylvie, je guette son impression. Que pense-t-elle de mes compagnons? Est-ce que je la choque, d’être aux côtés de l’affichante Polonaise ? Tout à coup, Fréminet remarque :
— Attention, Bernard! Prends garde, Nadine!... On vous trompe, tous les deux. Nicole et Landry Colin font de l’œil à la table voisine, où j’aperçois un vieux monsieur solennel et une charmante brunette.
Le directeur du New-music-hall a pris le ton de la plaisanterie. Paul sourit, et Nadine hausse les épaules. Mais soudain attentive, j’examine le banquier. Se permettrait-il d’impertinentes œillades à l’adresse de Sylvie, ce Colin blasé et roué? Mon irritation se change en surprise lorsque je m’aperçois que c’est le père do Sylvie, et non point la jeune lille, que Landry regarde depuis un instant, arraché à ses méditations
moroses. Le banquier dévisage le grave personnage avec un intérêt soutenu. Je le pousse du coude.
— Vous connaissez ce monsieur, Landry?
— Oui, un peu.
— Qui est-ce? Comment s'appelle-t-il?
— Que vous importe!
- — Vous êtes poli, mon cher, quelle humeur!
Pourquoi ne le saluez-vous pas, ce monsieur, si vous le connaissez?... Est-ce que c'est un honnête homme?
— Espérons-le, grand Dieu !
Pourquoi Landry a-t-il accentué sa phrase avec tant d'intensité? Dans mon étonnement, je lâche une imprudence :
— Dame! Chez un magistrat, l’honnêteté existe à l'état professionnel!
Deux exclamations fusent; l’une de Colin, l'autre de Paul.
— Comment savez-vous qu’il est magistrat?
— Tu es donc en relations avec lui?
— Zut!
A double question, brève réponse. D’ailleurs, le départ de nos voisins opère une diversion. Nous suivons des yeux le groupe qui s’éloigne, Sylvie dressant son buste élancé entre la cor-
pulente Fraülein et les épaules voûtées du père.
Paul reprend, après un silence :
— Je ne suis pas curieux, mais je voudrais bien savoir qui t'a dit la qualité de notre voisin ?
— N'as-tu pas entendu Landry Colin, tout à l'heure, me raconter que c'est un juge?... Seulement, notre ami qui rêve à la lune, aujourd’hui, l’avait oublié cinq minutes plus tard.
Je paye d'audace, pour éviter une explication embarrassante. Nadine, ennuyée par ces débats, grogne en bâillant :
— Si on s'en allait? Je m'embête, ici.
Nous nous levons. Landry retient Bernard, lui propose d'un ton décisif :
— Mon cher, voulez-vous laisser ces dames dîner et s'amuser sous la protection de Fréminet? J'ai à vous parler, sérieusement...
Paul acquiesce, d’un air contraint, au désir de son associé. Nous nous séparons. Une conversation animée s'engage entre les deux hommes, restés à l'écart. Je les épie, intriguée. Comme l'auto démarre, je distingue la voix optimiste de Paul qui s'écrie :
— Trembleur ! morigénant le banquier.
Et la limousine passe la porte Dauphine, nous éloignant d’eux.
Je grille de deviner pour quelle raison Landry observait si obstinément le père de Sylvie?
Je ne me doute guère que je l’apprendrai bientôt, — trop tôt !...
Après une séance chez un restaurateur du quartier de la Madeleine, Fréminet nous fait conduire au New -music- hall. Suivant le « patron », que les trois contrôleurs, les ouvreuses, le barman et le groom saluent d’un même geste plongeant, nous nous installons, Nadine et moi, dans la baignoire directoriale.
C’est la salle habituelle des générales de music-hall. Avec les directeurs de scènes analogues, les journalistes en bombe, les artistes désœuvrés, et quelques mondains, tout le troupeau de Cythère s’étale, au grand complet, tant aux loges qu’au promenoir, rangeant ses brebis selon le pelage qui cote leur valeur marchande.
La plupart d’entre elles sont au seuil de la
décrépitude : leur aspect m’emplit d’amertume et de répulsion.
Les courtisanes devraient mourir jeunes. La vieillesse d’une honnête femme — bajoues tombantes, taille déformée, ventre flasque dilaté par les maternités successives — est touchante et risible comme une caricature de Léandre. Mais, la vieillesse des filles a quelque chose d’obscène; cette graisse impure accumulée en couches blanches et molles sur toutes les parties où la femme est le plus femme — seins, croupe, cuisses — on dirait que c’est de la crasse de vice que la débauche y déposa, année par année ; ou bien cette maigreur plâtrée, fardée, barbouillée de maquillage, des alcooliques dont le poison des nuits d’orgie a desséché la carcasse étique... Oh! Figures hideuses de jouisseuses usées, de noceuses avachies, comme Rops ou Toulouse-Lautrec en eussent dessiné sur les murs d’un lupanar...
Certes, les courtisanes devraient finir avec leur beauté. Du reste, plusieurs, parmi celles qui sont ici, portent sur leur visage excédé, exténué, le renoncement à vivre laides, l’annonce d’une fin prochaine paraphée par les premières rides... Quand on est très, très âgé, on meurt
de vieillesse : certaines femmes meurent de vieillir...
— Bonsoir, mesdames.
Quelqu'un vient d'entrer dans notre avantscène. Je me retourne : Julien Dangel s’incline devant nous, baise ma main tendue avec sa grâce surannée de jeune seigneur ressuscité. Il arrive juste à l’instant où Nadine se lève, afin d'aller se costumer pour le ballet : je parie qu’il a calculé le moment du tête-à-tête. Nous restons seuls.
Sur le plateau deux clowns dépenaillés exécutent leurs pitreries anglo-américaines aux sons d’une gigue écossaise.
Je regarde Julien, le détaillant avec une admiration agressive : oui, il est très joli, d'accord. L'éclat doré des cheveux, l'azur limpide des prunelles brillantes, le nez fin, la longue moustache couleur tabac turc : tout ça se tient, c'est parfait... Néanmoins, je n’admets point que l'on aime si ardemment ce blondin efféminé.
Ah! ça, mais je suis jalouse, moi!... Julien m'inspire soudain une espèce d'aversion envieuse.
Tandis que, là-bas, les acrobates se lancent
des invectives dans leur charabia yankee, je murmure, songeuse :
— Vous êtes donc bien séduisant, que vous excitez tant de passion ?
Julien sursaute, ébahi. Ses yeux tendres deviennent suppliants ; il reproche doucement :
— Quel plaisir trouvez-vous à toujours me persifler, Nicole?
— Je ne me moque pas, je vous l'affirme.
J’ai le cœur mordu d’un tourment vague...
Je souffre ; ça me déplaît qu’il plaise aux autres... Pourquoi?
— Nicole! implorent ses lèvres frémissantes.
Sa tête se rapproche... Je dis, cédant à un désir subit :
— Si, vraiment, vous souhaitez m’être agréable, je vais vous demander quelque chose...
— Tout ce que vous voudrez!... Je fais le vœu que ce me soit fort pénible à accomplir, pour mieux mériter ma joie.
— Eh bien! jurez-moi de ne jamais retourner chez votre fiancée, fussiez-vous sollicité par elle-même !
Une séance de cinéma a succédé au numéro des comiques acrobates : profitant des ténèbres qui régnent dans la salle, Julien me saisit brusquement par la taille et m'étreint contre lui, balbutiant :
— Oh! Nicole, Nicole... Vous commencez à m'aimer un peu, puisque vous prenez ombrage de Sylvie !
11 s'est mépris — et c'est très naturel — en découvrant ce sentiment d'obscure jalousie que je n’ose définir. Je pouffe malgré moi : les quiproquos nous font toujours rire. Dangel ne s’aperçoit guère de mon hilarité, occupé à pétrir mes bras, mes épaules, sans respect de la mousseline fragile qui voile ma nudité : mon corsage sera dans un bel état, tout à l'heure... Et, pour la première fois, je n'oppose aucune résistance à ses tentatives. La mauvaise Nicole pense : « Si je le repousse, il ira se dédommager auprès Relie, » Et la Nicole scrupuleuse paye sa conscience d'une excuse incertaine : « Après tout, en la détachant d’un arriviste indigne d’elle, j'empêche cette petite Sylvie d’être malheureuse. »
Julien, stupéfait de son succès inattendu, soupire d’allégresse :
— Ma chérie!... Ma Nicole, je vous adore!
Le dernier film est déroulé. La salle se rail urne, et c'est le brouhaha du premier entracte. Vivement reculé, Julien a repris l'attitude correcte d’un spectateur indifférent. Un peu rouge, je braque ma lorgnette, au hasard, vers les loges. En face, dans l'avant-scène de droite, une assez jolie quadragénaire — blonde, oxygénée, une couperose atténuée de poudre rose, de grasses épaules aux chairs lumineuses, — bref, d’une maturité conservée, s'accoude nonchalamment aux côtés d’un grand vieillard osseux. Son petit nez coquin de soubrette de Marivaux, ses yeux pétillants, requièrent mon attention. J’interroge Julien :
— Savez-vous qui est cette blonde resplendissante, là-bas?... Elle a un collier d’admirables émeraudes.
— Fréminet me l’a nommée, tout à l’heure, répond négligemment Dangel. Je crois que c'est la femme du directeur d'un grand journal financier... Une certaine madame Dubreuil...
non : Bouvreuil! madame Jules Bouvreuil.
Tiens! Bouvreuil : le patron de Y Agioteur, l'ennemi de Landry Colin! Je lorgne, avec une curiosité aiguë, le couple installé en face 1 :
rhomme, sec, droit, l'œil éteint ; la femme, souriante, épanouie comme une rose d'automne...
C'est toujours amusant de regarder des gens dont quelqu'un vous a beaucoup parlé. Julien ajoute :
— D’après Fréminet, elle n'aurait point une bonne réputation, la belle madame Bouvreuil...
Mais il s'interrompt, voyant le rideau se lever, pour m'avertir, un peu confus :
— Ne l'écoutez pas, celle-là : elle est de moi... et elle est idiote... Si vous ne teniez pas à assister au ballet que danse Nadine, je vous aurais priée de partir... J'ai honte de mes chansons stupides !
Et le jeune auteur dramatique, navré d'écrire des couplets incongrus commandés par Fréminet, se rencogne, maussade, au moment où le beau Mafiole, entrant en scène, déclame d'une voix claironnante :
« La Grève des Ventres , romance dépopulatrice... »
— Lucy!
— Madame?
— Quelle heure est-il?
— Neuf heures moins dix...
— Il fait beau ce matin?
— Un temps superbe, madame.
— Vous préparerez mon tailleur de serge noire et mon panama... Je sors à onze heures.
— Bien, madame.
— Lucy!... Remontez-moi les journaux, avec le déjeuner.
Assise sur mon lit, à peine réveillée, je frotte mes paupières. Un mince filet de soleil, glissant de la croisée, allume une traînée de pous-
sière à travers la pièce, dore le duvet blond de mes aisselles, et caresse d'un rayonnement tiède la courbe renflée d'un de mes seins découvert.
Deux jours se sont passés depuis la générale du New -music-hall. Je forme le projet d'aller surprendre Sylvie au Bois.
Lucy rentre dans la chambre et m'apporte le Quotidien . Je déplie mon journal en finissant d’ouvrir tout à fait les yeux.
Voyons la première feuille : je puis décrire, avant de la regarder, son immuable mise en page. A gauche, un article politique du sénateur de la Moselle. Ensuite, une information de l'étranger, avec photo instantanée. Et enfin, à droite des échos, le sensationnel fait divers ou le scandale « bien parisien » .
Bon! Qu’est-ce que je disais!
L'invariable article de fond est encore signé par un ancien sénateur, ce matin. La vue générale d'une ville turque incendiée s'étale au beau milieu de la page, et, naturellement, l’esclandre quotidien ne fait pas défaut. Son titre raccrocheur a les honneurs de la manchette :