‹ Nicole OresmeChapitre 107 sur 321 · Tract., c. 18, p. 120 =fr. LV · texte numérisé non relu

Tract., c. 18, p. 120 =fr. LV

Bridrey 46

de poids « si comme sont ciclè, et sont livre, denier, maiiie et plusieurs autres», qui furent « imposez et attribuez a monnoye anciennement par grant et excellent mistère » (r), et qui contiennent et représentent « grans secrelz de nature » (2). Donner à des espèces altérées ces noms qui « dénotent le prix, le pois et la valeur » c'est fausseté et mensonge, c'est « appellation faulse et scandaleuse » (3). Illud enim vocatarlibrayquod in ueritate non est libra. El de ces « sophistications », le théologien qu'Oresme reste par-dessus tout, ajoute que TEcriture à enseigné qu'elles sont en abomination auprès de Dieu « Pondus etponduSy mensuraet mensura^ utrumque abominabile apud Deiim » (4).

Ce serait mentir à son propre seing « Car on mect au denier l'image et la subscription de par le prince, à signifier et donner à congnoistre la certitude du pois, qualité et bonté de la matière... Ainsi doncques, se la vérité jie respondoit au pois qualité et bonté, il apperroit tantost, que ce seroit une faulsete très ville, et déception frauduleuse».Le faux même se doublerait d'un parjure, puisque le plus souvent la monnaie porte le nom de saints personnages, l'invocation de la divinité, ou le signe delà croix. Toutes les « laides choses » toute les « faulsetés » donc, en une même action ! « Et qui, s'écrit Oresme, dans une addition du texte français^ qui seroit donc celluy, qui en prince qui auroit diminué le pris ou la bonté de la matière ainsi figurée de son propre signe,

1 . La Politique d'Aristote, I. I., c. 10. Glose, La matière estait donques, foXVUI, vo.

Page 1