‹ Nicole OresmeChapitre 108 sur 321 · Tracl.,c.i6,p. 117= fr. XLIX · texte numérisé non relu

Tracl.,c.i6,p. 117= fr. XLIX

5. Traictie, c. 1 2, p. 5S = lat. ClX ; c. 4, p . 18 = lat. XGVIII Cf. La poliiique, l. l., c. 10, Glose Car les gens , f> XVIII, vo.

auroit fiance ? » (i) Qui croirait désormais à la parole de celui qui se parjure ainsi publiquement, journellement', SOUS son propre signe, sous l'invocation (Jivine, au mépris du précepte divin : « Non assumes nomen Dei tui invanum »? Et comment d'autre part, le prince oserait-il après cela, ce sans grant vergongne » poursuivre en sa seigneurie les crimes des faux monnayeurs, « se on trouve en luy la chose qui devroit pugnir en ung autre par très laide et infâme mort » (2).

Le prince ne peut donc plus prétendre — la démonstration, pour Oresme, en est définitivement faite — à fixer, comme le soutenaient les féodaux, le cours de la monnaie « a sa volunte et plaisir». Mais la communauté, elle, est-elle liée par ces mêmes règles, ne peut-elle, souveraine à son tour sur sa propre chose, déterminer à sa volonté, le cours des espèces, indépendamment de toute considération de valeur naturelle des métaux {ordinare de moneta siciit dere siiâ) ? C'est là évidemment une face nouvelle de la question, qui se présente dans la conception nouvelle qu'Oresme s'est faite du droit de la communauté, substitué à celui du prince.

Ici, il faut l'avouer, la doctrine d*Oresme est beaucoup moins sûre, et son langage trahit quelque chose de singulièrement hésitant. Il ne s'en est expliqué d'ailleurs qu'assez tard, dans les deux chapitres XXII et XXIII du second texte latin, et encore ne parle-t-il formellement que des mutations. Mais la solution qu'il donne alors et la géqéralité des termes employés ne permet guère de se faire illusion sur l'idée d'ensemble qu'il se fait de toute la pratique monétaire.

5. Traictie, c. 12, p. 58 {Cette plirase mviqne dftm tous les textes latins).

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