‹ Nicole OresmeChapitre 120 sur 321 · Tract., c. i5, p. 116 = fr. XLVU; c. 20, p. i23 = fr.LIX · texte numérisé non relu

Tract., c. i5, p. 116 = fr. XLVU; c. 20, p. i23 = fr.LIX

4. Traictie, c. 25, p. 78 = lat. CXXXV « Oresme, fait à ce propos remarquer M. J. Garnier, avait donc Tesprit constitutionnel, et aimait les budgets modérés, pour parler le langage de notre temps ». {Un grand économiste français ^ dans t Journal des Economistes », 1864, m, p. 36o).

4"* Arrêtées transactions, — Dans de telles conditions, on conçoit que les négociations se fassent rares. Dans rimpossibilité de pouvoir compter sur le lendemain, le commerce, qui vit avant tout de sécurité, se ralentit et s'éteint (i). Comment se pourraient conclure les contrats? « Aujourd'huy, dit Taddition du prologue français, il y a plus a faire entre les marchans destre daccord du pris de la monnoie, et les evaluacions, qu'il ny a de marchandise dont ils traictent » (2).

Pour les rares négociations qui se font encore, pour l'accomplissement des anciennes obligations, ce sont des complications inextricables, des discussions infinies dans les comptes et les paiements; les gens de justice ont là une mine inépuisable de procès [Oriuntur nam materiae litigiorum, et oariae qiiœstiones; malae persoliitionesdebitoriim^ fraudes j inordinationes, abusiones quam plurimae ; et inconvenientia multay qaae nescirem expUcare) (3). On n'ose plus contracter ni louages, ni censives. Le prêt luimême n'est sûr ni pour l'emprunteur, ni pour le prêteur(4); car suivant les hasards de la royale démence, l'un ou l'autre sera frustré au jour du paiement dans des proportions qu'il ne peut prévoir.

Alors, l'argent se cache, le commerce se ralentit (5) ;

1. « Negociatio mercalorura per taies routationes perlurbatur aut multipliciter impeditur » (Tract. , c, 20, p. 124 zz fr. LX.

2. Traictie, Le prologue du translateur, p. III [passage suS' pect, manquant dam les plus anciens manuscrits).

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