‹ Nicole OresmeChapitre 121 sur 321 · Tract., c. 21, p. 126 = fr. LXIV · texte numérisé non relu

Tract., c. 21, p. 126 = fr. LXIV

4. € Item nec pecunia potest secure mutuo dari seu tradi d (Tract., c. 20, p. 124 = fr. LX).

5. Le coramerce extérieur en particulier : les marchands étrangers qui, comme Tobserve Oresme, ne se soucient guère de recevoir un métal déprécié, cessent de fréquenter le marché national, dont l'approvisionnement devient ainsi difficile, l'activité commerciale se détourne sur les pays voisins, c Bona mercimonia seu

262 LA CniTlQUE DE LA CONCEPTION FÉODALE

la vie éconoinique s'arrête. Le resserrement pécuniaire retentit même, en dehors de la sphère des intérêts, dans toute la vie sociale ; « et mesmes le service divin et les aumosnes carilatives des pouvres membres de Dieu en sont refroidies et retardées » (r).

5* Exportation des métaux précieux, — Le seul commerce qui reste actif — mais alors il l'est trop — c'est celui de la monnaie elle-même. La monnaie en effet, une fois retombée de fait au ran|^ des marchandises ordinaires, la spéculation s'en empare, et le commerce des métaux précieux prend les proportions d'un véritable fléau social (2). Tout un monde de négociations louches se développe dans les officines des chang-eurs et des billonneurs ; et ces trafiquants, qu'Oresme a en particulière horreur, drainent bientôt, par d'habiles opérations, le gain illicite que le prince espérait de ses mutations (3). Par eux, les monnaies anciennes, achetées au poids et sur le pied de leur valeur intrinsèque, sont fondues et revendues en lingots aux hôtels royaux. Par eux, les espèces fortes disparaissent de la circulation, sans entrer dans le trésor du prince, et ils ne lui revendent qu'un billon affaibli (4). Quant au métal pur, aux pièces de titre droit, ils n'ont garde de l'envoyer à la frappe

divitiœ naturales de extraneis regnis cessant ad illud afferri, in que moneta sic mutatur, quoniam raercatores cteteris partibus prasdiligunt ad ea loca transire, in quibus recipiunt monetaro certam et bonam » (Tract., c. 20, p. laS = fr. LX).

1. Traictie, c. 20, p. 61 = lat. GXXIV (le texte français est un peu plus développé).

a. Tract., c. 21, p. i25= fr. LXII-LXIII.

5. a Et tamen totum lucrum non provenit ad ipsum (principem) sed raagnam partenj habent isti praîdicti. quorum negotiatio vilis est et admixla cum fraude » (Tract., c. 21, p. i25 ==fr. LXIII).

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