Ordonn. 0 août 1359 {Ord. III
2. Ordonn. 25 janvier 1356 (111, 96) ; 12 mars 1356 (III, 1 46) ; 23 novembre 1356 (III, 89) ; 22 août 1358(111, 245), etc.
3. « Toutes lesquelles choses n*ont peu ne pourroient suffire aux 1res grans etinumerables mises qu'il nous conviendra supporter, desquelles nous ne pouvons bonnement finer se ce n'est par noslre domaine et revenue, prouffit et émolument des monnoies » (Ord, 30 octobre 1358, 111, 265).
ROLE POLITIQUE d'oRESME 463
lent à s'y méprendre le langage du Traité, ce sont toutes les idées maîtresses, toutes les formules favorites d*Oresme, que nous retrouvons, pendant vingt années, semées et répétées dans les préambules royaux. Tantôt le prince nous rappelle que « par occasion des mutations et affeblissemenz desdites monnoies le peuple de nostre royaume ne scavoit ne ne povoit bonnement mener ses marchandises, sauver son chastel ))(i), il rappelle la «très grant clameur » qui de toutes parts s'était élevée contre les errements pernicieux qui avaient « moult grève et aflFoihloié le royaume ») (2) ; tantôt il proclame sa croyance dans la nécessité de faire « forte monnaie et droite, de faire espèces d'or et d'argent bien equipollées lune a lautre » (3), il afKrme sa volonté de les maintenir « fermes î) et « estables, pour le prouffit et bien commun du royaume, il veut (4) « qu'il appere clerement au peuple qu'il a entendement et ferme propos de tenir, garder, et faire tenir et garder ladite forte monnoie», il proteste qu'il s'efforcera « de tout son cuer et povoir, afin quelle puist estre et demourer en ung estât le plus longuement que fere se pourra bonnement » (5). Entrant dans les détails, il se préoccupe de savoir si les espèces ont été « bien ordonnées et equipollées lun a laultre ))il fait savoir comment il a entendu les ordonner « selong la matière dor et dargent qui est audit royaume » (6), il annonce un jour qu'il
i . Ordonn. 5 décembre 1360 (III, 433).