‹ Nicole OresmeChapitre 226 sur 321 · V. infrà, chapitre IV, p · texte numérisé non relu

V. infrà, chapitre IV, p

5. Ordonn. 27 juillet 1364 (IV, 468) ; Mandements des 31 juillet 1364, 7 septembrtr 1364 (cités dans les tables de Secousse, et non reproduits). Le Ms 4^35 résume ainsi le mouvement : • Du 5® jour d'aoust jusques au lo'' jour de septembre ensuivant, donnoit len du marc d'or fin 60 Ib. t. — Du 10® jour de sept. i364 jusques au 5* jour de may i365, donnoit len du marc d'or fin 72 Ib. t. (il faut lire 62 Ib,). — Du 5*^ jour de may i365 jusques au 3o' d'octobre 1068, donnoit len pour marc d*or fin 62 Ib. 10 s.tz. (de Saulcy, op. cit. p. 42). — Le Ms. Poulain, fol. 7, suit de plus près le mouvement ascensionnel : t A dicta 9» Jannar. 36o usque ad i3^ Julii 363, fiebant denarii auri fini^ vocati franci, cursus 20 s. t.. ponderis3o. Marche auriemptaôo Ib. Et a dicta i5* Julii 363 usque aJ 29**"» Julii 364, • • • marcha auri empta 61 Ib. t., et a diclu 29**. Julii 064 usque ad 22 aprilis 365, . . , marcha auri

de i365, le métal était monté à 62 livres 10 sous (i).

La hausse était considérable. Mais celle de Targent, pour avoir commencé plus tard, était proportionnellement plus forte encore. Il faut, comme on sait, distinguer entre le marc de pur et le marc allayé, qui naturellement à cause des frais de purification du métal, vaut toujours sensiblement moins cher. A la fin de i36o et au commencement de i36i, le prix du marc de fin était, comme nous avons dit, descendu assez bas, à 5 1. pour le métal pur à 12 d., à 4 1- 5 gr. pour le métal noir (2). Du 28 avril i36i (3) à la fin de i364, les prix se maintiennent sans changement, au moins pour le métal à 12 d., car, pour le métal allayé, dès le 3i juillet i364 (4)» on avait dû en porter le prix à 41. ï5s. La hausse dut se poursuivre dès lors parallèlement pour le métal pur; car au commencement de i365on voit le prix de celui-ci porté à 5 1. 5 s. (5).

Cette hausse continue et progressive des métaux est un phénomène économique extraordinaire, dont on n'aperçoit pas immédiatement la raison. Rien dans Tétat économique général à ce moment ne paraît avoir justifié une raréfaction aussi grande du métal. Le gouvernement royal, pris au dépourvu, semble n'y avoir vu qu'une manœuvre malhonnête de spéculateurs : il se pourrait bien qu'il n'ait pas eu complètement tort. Peut-être aussi devons-nous croire qu'à la suite de la paix, en

empta 62 Ib. t. El a dicta 22aprilis i365 usque ad ii^*" maii 584> marcha auri ';mpta 62 Ib. 10 s. t. » (de Saulcy, op. cit.. p 35).

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