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Ord.du deinier de février, Paris, iS^S (VI, 38o

ment consolidé les résultats acquis ; peut-être aussi n'eût-on abouti qu'à quelque catastrophe(i). Les peuples en tout cas étaient las ; oublieux des difficultés et du bien accompli, ils ne sentaient plus que les maux présents, et un sourd mécontentement jrrondait, parmi même les plus proches du trône. L'explosion qui se produisit à la mort du roi fut brutale sans doute; mais la crise était virtuellement ouverte depuis des années; et la haincf populaire était avec les princes, contre ces petites gens, ces marmousets, qui avaient sauvé le royaume peut-être, mais qui certainement l'avaient exaspéré avec leurs procédés d'administration tatillonne, rapace, et vexatoire (2), Si bien que devant tant de maux, devant le sentiment unanime de soulagement qui salua la fin du règne, l'histoire elle-même peut-être est en droit de s'inquiéter; et, sans manquer à une grande mémoire, peut-être peut-on se demander vraiment si la réforme monétaire, qui indirectement contribua à tant de souffrances, n'était pas vraiment prématurée, si Tesprit de logique et de système n'avait pas conduit trop loin cette fois dans Tapplication.

Le jugement définitif sur la doctrine d'Oresme nous apparaît donc troublant ; la doctrine sans doute était la vérité de l'avenir. Maiselle fut le mal du présent. Oresme, semble-t-il, Tavait senti lui-même ; avec une abnégation dont il faut lui faire honneur, il avait tenté à plusieurs fois d'assouplir les angles trop rigides de la doctrine, de la plier, par des déformations successives, aux exigences

I. Cf. en sens divers : Michelet, Histoire de France, éd. 1874» in-8°, V, 45 et 62 ; Ch. Benoist, La politique de Charles V, p. a86 ; Fagniez, Documents relatifs à l* histoire du commerce et de l'industrie en France, 1900, II, p XXXIV.

•2. Le Religieux de Saint-Denis, Chronique du règne de Charles VI, L 1, c. 16 (éd. L. Bellaguel, 1839-40, l. I, p. 548).

économiques de son époque. Elle n^en restait pas moins inopportune, et Texpérience se chargea de le démontrer. Charles V lui-même parait l'avoir à la fin pensé. A son lit de mort, repassant dans sa conscience les actes de son long règne, et pesant en ce moment suprême le bien et le mal de son œuvre, ildouta,semble-t-il,de sa réforme financière (i) ; el, considérant les « maux infinis »> qu'elle avait entraînés, de même que pour le a sauvement de son âme » il avait voulu faire cesser le schisme de l'Eglise, par une tardive mesure aussi, de sa main défaillante, il abolit les fouages(2). Cette révocation des fouages, dans un esprit aussi lucide que celui de Charles V, c'est plus qu'un scrupule tardif de mourant, c'est la con-

1. « Mes biaux frères, lui fait dire Froissart, par l'ordonnance de nature, je sens bien et recognoy que je ne puis longuement vivre. . . Les pauvres gens de nostre Royaume sont fort grevés et tourmentés pour aydes et subsides, ostés les au plus tôt que vous pourrés (nonobstant que je les aye souslenûes), car moult me grèvent et poisent en mon courage. » Froissart, Les ChronicqueSy 1. II, c, 97, éd. G. Raynaud, 1894, 8° (Soc. H. de France), IX, p. 282.

2. Ordonnance du 10 septembre 1380 (Ord. VI, 627). Cf. préface du tome VI, p. xi et xii et note 5. Juvénal des Ursins dit formellement à ce propos : « La chose qui mut a conseiller qu'on mist jus les aides, c'est que le roi Charles Cinquiesme ordonna, à cause des maux infinis qu'elles causaient, qu'elles chussent» (éd. Michaud et Poujoulat, p . 3 1 2) .

M. Lecointre-Dupont a proposé de cette abolition des fouages par Charles V une explication -toute différente, qui mérite l'attention. Prenant le mot au sens du fouage normand ancien, établi en remplacement du droit de muer du prince, il voit dans sa suppression un dernier acte d'obéissance contraire aux principes du traité. Le roi, comme le demande Oresme au chap.XXI, aurait voulu abolir jusqu'à la taxe même qui était le rachat d'un ancien abus. Cette explication ne nous paraît aucunement admissible. (Lecointre Dupont, Lettres sur f histoire monétaire de lu Normandie et du Perche, p. 46).

damnation raisonnée d'une politique de vingt années, c'est la condamnation indirecte aussi de la doctrine d'Oresme qui l'avait inspirée (i).

I. Sur les conséquences de cette révocation des fouages, v. particulièrement, L Mi rot, Essai sur la crise financière de 13H0'1383 (thèse de l'Ecole des Chartes, iSp^ ; compte rendu dans le Livret de l'Ecole des Chartes, année iSgS).

CONCLUSION L'influence doctrinale d'Oresme

L'influence politique d'Oresme ne devait point survivre au monarque saçe qui I^avait su distinguer et comprendre. Charles V mort, les conseillers du règne furent écartés ; Tévêque de Lisieux, relégué dans son diocèse où il ne devait guère lui survivre, ne reparut plus sur la scène politique, et ses sages avis furent vite oubliés. Quelques années s'étaient à peine écoulées, que les monnayers royaux retournaient à leurs anciennes pratiques. <( Lan i385, nous dit le religieux de Saint-Denis, il y eut mulacion des monnoies, au merveilleux profit du roi, et au grief dommage du peuple et delà chose publique du royaume » (i). Quatre ans après, toute la bonne monnaie d'argent, de douze et de quatre deniers, du feu roi était décriée sous peine de mort (2), et le désarroi monétaire recommençait.

L'œuvre doctrinale pourtant restait. Les historiens ont singulièrement hésité dans leurs appréciations sur la

1. Le Religieux de Saint-Denis, Chronique du règne de Char^ les F/, 1. VI, c I, éd. L. Bellaguel, 1859, 4Mt)oc. Ined.), t. ^^ p 546. Cf. Juvénal des Ursins.^(i cit,, p. 349.

2. Le Religieux de Saint-Denis, op. cit , 1. X. c. ^ (ibid., t. I«^^ p. 607).

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fortune de la doctrine d'Oresme et sur Tinfluence qu'elle avait pu par la suite exercer. Les premiers « inventeurs » d'Oresme, Woiowski, W. Roscher, à leur suite Joseph Garnier, avaient affirmé assez légèrement que tout avait été oublié d'Oresme, Tœuvre comme la doctrine (i); et le silence ""ardé jusqu'à leur découverte par Técole économique semblait en effet probant à cet égard. Depuis, le vent ayant tourné, on a tout aussi légèrement prétendu que le « grand économiste du xiv® siècle » avait fait école immédiatement, que sa doctrine « parfaite de fond et déforme » s'était définitivement imposée à la science, on a voulu la retrouver, « avec des variétés bien minimes » comme dit un historien récent, chez tous les auteurs monétaires qui ont suivi (2). La vérité n'est ni dans Tune, ni dans Tautre opinion. Oresme n'a point été, nous allons tenter de le montrer, un « oublié »; Thomme et Tœuvre ont survécu au temps, connus et cités jusqu'à Taurore de Técole classique. Mais la doctrine ne s'est point pour cela imposée non plus : elle s'est conservée, reçue des

1. Woiowski, Etude sur le Traite de lamonnaiey dans Traictie, Introduction, p. lxiii. W. Roscher, Un grand économiste français du XI V^ siècle, communication traduite dans Traictie, p. XXV. Joseph Garnier écrit de même : « En admettant que la raison d'Oresme ait profité à Charles V et à son rf'gne, elle a parfaitement été omise depuis. D'autre parties économistes du xvuie siècle ne semblent pas avoir eu connaissance de cette élucidation faite au XIV** siècle, car ils n'auraient pas manqué de profiter de la lumière acquise, et de citer le savant évoque de Lisieux, auquel il eût été fait place dans le Dictionnaire de l'Economie politique » (article cité du Journal des Economistes, 1864, III, 261).

2. Brantz, Les théories économiques aicx XIIJ^ et XJV^ siècles^ p. 187, note 2, et p. 195 ; R. de Girard, Histoire de l'Economie sociale, p. 2o4t n. 2; II. Contzen, Gesch. der Vokwirthschaft. Lite^ ralur, p. i5i et 162; J.-E. Horn, L'économie politique avant les physioo^ates, p. io5. La plupart des autres historiens des doctrines ont évité de se prononcer.

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uns, discutée des autres, mais assez vivante et assez répandue pourtant — c'est là certainement un point capital— pour que Técole classique ait pu, si elle a voulu s'en donner la peine, en recueillir Théritag-e.

L'œuvre d'abord a survécu. Les ouvrages économiques d'Oresme, le Traité comme les Traductions, ont été certainement, jusqu'à une date très récente, communément répandus, lus et appréciés.

La diffusion ne s*est faite naturellement pendant assez longtemps que par les manuscrits, mais elle n'en a pas été pour cela, semble-t-il, moins active. Les Traductions surtout ont joui d'une voçue considérable, qu'attestent aussi bien le nombre des manuscrits que nous rencontrons signalés dans les (( librairies » du xv® siècle, que celui des exemplaires qui nous en sont proprement parvenus.

Charles V en possédait déjà de multiples copies. Au précieux catalogue de la librairie de la Tour du Louvre, dressé par Gilles Mallet en iSyS, outre les luxueuses éditions vêtues de soies, « à fermoer dargent haschié des armes de France », que l'on conservait « dans la première chambre par bas » (i), deux autres volumes des

I. (( Un livre nommé Polithiques et Yconomiques, couvert de soie a queue, à 1 1 fermoers d'argent haschie des armes de France. A Mons. d'Anjou, VII d*ottob. IIII". » (G. Malet, Inventaire ou cataloffue de Vamienne Bihliothèque. du Louvre, publié par M . Van Praët, i836, in-8^, n<» 211, p. 46. En marge sont les Extraits des comptes de François Chanteprime dont nous avons parlé). Cf. aussi A. Franklin, Hisl, de la Bibl. du Roi, Paris, 1874, 8®, p. 59 ; BaiTois, Bibliothèque protypographique, Paris, i85o, 4°» ^^ 9^1 p. 56.

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Ethiques d'aspect plus sobre figurent, éditions d'étude, que M. Van Praët considère comme donnant aussi certainement la traduction d'Oresme (i). Le roi, plus soucieux de répandre les trésors de la science que de les garder pour lui seul, se plaisait, nous le voyons par les mentions du catalogue de Mallet (2), à donner à consulter ses précieux manuscrits, il les prêtait même aisément, en laissait prendre des copies (3). A sa mort, sa belle librairie fut dispersée : il avait lui-même légué probablement aux écoles de maître Gervais Tune des éditions d'études des Ethiques (4) ; le duc d'Anjou, tenté vraisemblablement par les miniatures de ces superbes volumes, se fit remettre de son côté le magnifique exemplaire des Politiques^ que Ton ne revit jamais (5).

1. [N° 479] ^< Ethiques glozéez, couvert et au fermoers». En marge: « donné aus escolles maistré Gervese » ; [no 566] « Ethiques, couvert de cuir noir à III fermoers ». Enmarge « donne por le roy a maistre Gervese » (G. Malet, Inventaire, éd. cit., no56).

2. Cf. Delisle, Le cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque ^ 1868, 111. p. 3ii.

3. Boivin, dans ses Reclierches sur r histoire de la Bibliothèque du /lot (Ms. Fr. 22571. p. 62) a conservé cet article d'un compte de Tannée 1576. « ARaoulet d'Orliens, écrivain, de Tescriture d'un livre appelé les Ethiques et les Politiques, que le roi lui fit faire, V livres. » Ce volume serait, d'après M. Delisle, le 'Ms. actuel Fr. 2700 (Inventaire général j t. II, p. 345). H faut observer pourtant, que de son côté le Ms. Fr. 2068. ancien 917 de l'Inventaire B de Bourgogne, dont nous parlerons tout à l'heure, porte à la fin la signature du copiste « Raoulet d*Orliens, Tan mil CCC soixante-treize, w Cf. Barrois, Biblioth, protgpogr., p. 294..

4. V. les mentions rapportées suprà, n. 5 bis, sur les n*** 479 ^* 566 du Catalogue de Mallet. M. E. Châtelain a cru reconnaître le premier de ces exemplaires dans le Ms. 2668 actuel de la Bibliothèque de l'Arsenal {Revue des Bibliothèques, 1891, p. 4^5).

5. Le catalogue de G. Mallet porte en marge du n' 211 : « A Mons. d'Anjou le Vil d ottob. 1111"». Comme ce fut précisément

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Mais les copies s'étaient déjà suffisamment multipliées pour garantir la conservation de l'œuvre. Dès la fifi du xiv« siècle, nous rencontrons des exemplaires des traductions dans la plupart des bibliothèques princières. En 1897, le duc d'Orléans Louis, frère du nouveau roi, fait copier en deux volumes, pour un prix fort élevé, les Ethiques et les Politiques (i). Vers la même date à peu près le duc Jean de Berri, son oncle, qui possédait déjà un exemplaire des deux ouvrages « escript de lettre de court », le donnait à Bureau de Dammartin, marchand et bourgeois de Paris, pour en faire exécuter un manuscrit plus luxueux « escript de lettre de fourme » (2). A l'inventaire du 3i juin i4ï2, ce dernier manuscrit se trouve dans la bibliothèque du duc à Melun, avec celui du duc d'Orléans, qui lui était dans

en cette année que Charles d'Anjou, frère du roi, partit pour le royaume de Naples, emportant de France une multitude d'objets précieux, on peut supposer que le beau Ms. de Charles V passa en Italie avec lui. V. un article de M. S. Luce, dans Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1875, t. XXXVI, pp. 299 et 585. M. P. Paris croit même que le Ms. actuel Fr.686o (anc. 210) des Politiques, Economiques et Ëthiques d'Aristote, qui provient de la librairie de Pavie, et fut rapporté en France par Louis XII, est justement le manuscrit de la Bibliothèque de Charles V (J^es Manuscrits français, II, 195).

1. Mention du Ms. Fr. 9106 (ancien Saint-Médard de Soissons) Voyez : Delisle, Le Cabinet des Manuscrits, t. III, p. 100, n. 6 et p. 3i 1 ; Miller, dans Bulletin Archéologique de Soissons, Bill, 1878, 80, p. io3.

2. « Autre inventaire des livres, joyaulx. . . estans en la librairie de Monseigneur en son donjon de Melun, fait du 17 jour d'aoust l'an MGCGCII. — (984) Item un livre d'Ethiques et Politiques, translaté en françoys, escript de lettre de court; couvert de cuir jaune, tout plain ; garni de deux fermouers de cuyvre. Datum Burello de Dampnomartino,ut apparet per compotum dicti Robineti. » (J. Guiffrey, Inventaire de Jean, duc de Berri, Paris, 1894, II, p. 127). Cf. Delisle, Le Cabinet des Manuscrits, III, i83.

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l'iatervaile venu par héritage (i). On les retrouve tous deux quatre ans plus tard, à la mort du prince, à Fontainebleau, à côté de deux exemplaires de la traduction française du Ciel et du Monde (2). A la même époque enfin, le duc de Guyenne, fils aîné du roi, possédait aussi un manuscrit des « Ethiques en françoys », qui passa en 1409, avec une vingtaine d'autres, à la bibliothèque du roi (3). D'autres exemplaires sont signalés dans les

i. f Les livres des invenloires » (Inventaire B, du 3i janvier 1412 = i4i3 N. S.). — (947) • I*^^™ ^^ Hvre d'Ethiques et Politiques en deux volumes, escript en françoys de lettre de fourme ; et au commancement du second fueillet du premier volume, cest assavoir Ethiques, a escript : cen si comme ; et au commancement du second fueillet de Tautre volume, c'est assavoir Polithiques, a escript : et ceste communité ; Et sont cou vers chascun de velinau vermeil, à deux ferraoers d'argent dorez, esmaillez, Tun aux armes de Monseigneur, et l'autre aux armes de feu monseigneur d'Orlians, qui donna lesdits volumes a mondit Seigneur,. . . prisé LXX, 1. t. — (953) Item, un livre d'Ethiques, escript en françoys de lettre de fourme, et au commancement du second fueillet a escript ; m puet l'en ; couvert de velinau vermeil, à deux fermouers d'argent dorez, esmaillez l'un d'une Noslre-Dame, et l'autre de la Magdalene, et V boulions de mesmes sur chacune aiz ; lequel livre Bureau de Dampmartin. bourgeois et marchant de Paris, a fait faire par le comandement de Monseigneur, . . . prisé a XXX l. t. (J. Guiffrey, Inventaires de Jean duc de Berri, Paris, 1894, I, 218, 25o).

2. Inventaire et prisée des livres de Jean, duc de Berry, frère du roi Charles le Quint, en i4i6. — (585) « Un livre de Ethiques escript en françois, lequel Bureau de Dammartin, bourgeois et marchand de Paris, a fait faire, par le comandement de mon seigneur. Prisé 24 livres parisis. — (598) Un livre qui parole de Aristote, De celo et mundo, par Nie, Oresme », etc. (Barrois, Biblioth. protypogr,, pp, 91, 100, sq.).

5. Supplément, daté du 6 janvier 1409» à la suite de l'Inventaire de G. Mallet : — (n^ 919) € Ethiques en françois et lettre de note, couvert de cuir à empreintes, à II fermoirs de laiton » (G. Mallet, Inventaire^ éd. cit., p. XXXVII). Cf. A. Franklin, Histoire delà Bibliothèque du Roi, p. 39, n. i .

librairies du duc de Bourbon (i), du duc de Nemours (2).

Mais la plus riche en œuvres d'Oresme, de ces librairies princières, fut celle de Bourgogne. Dès avant i384, le dernier comte de Flandre de la maison de Dampierre, Louis II de Malle, beau-père de Philippe le Hardi, possédait les Ethiques et les Politiques (3). A l'inventaire des « livres roumans de feu monseigneur Philippe le Hardi »^ en il\o!\, nous trouvons, parmi les livres que mattre RichartLe Conte, son barbier, avait en sa garde à Paris, deux manuscrits dont l'un contient les deux traductions d'Oresme, et Tautre les Ethiques seules, tous deux d'ailleurs magnifiquement reliés et timbrés aux armes ducales et royales (4). Après le milieu du

i. Bibl. Nat. Ms Fr. 6862 (ancien 3704). Ethiques d'AHstole, XV® s. f Sur le verso de la prenoière feuille de garde, on lit, de récriture du calligraphe qui a exécuté le volume : Ce livre est au dm de Bourbon, et plus bas, la signature autographe du prince : Jefian • (P. Paris, Les Manuscrits français de la Bibliothèque y II, 201).

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