Ordonnance du 28 décembre i355 {Ord. y III
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position du Traité^ de Tarticle VIII de celle inêm( ordonnance de décembre i355, imposée à la royauté pa] les Etats généraux, qui confie justement « à tous prélatt et chapitres, hauts barons et bonnes villes )> un patroi de chaque type monétaire, pour qu'ils puissent contrô 1er les émissions, (( et que la loi ni le pois ne en puisse estre changiez » (i).
Evidemment, par ces allusions, le premier texte di traité se date et s'explique chronologiquement. Evidem ment, il est, dans celle forme première, une œuvre d( circonstance, qui se rattache au même courant généra d^idees, qui s'inspire des mêmes préoccupations polili ques, qui ont dicté à TAssemblée de i355 les mesures s remarquables de Tordonnançe de décembre. Fut-i antérieur, postérieur à la réunion des Etats? Fut-il l faclum inspirateur des résolutions de l'Assemblée, ou n fut-il que le manifeste chargé de le§ répandre et de le justifier au dehors? C'est ce qu'il serait oiseux peut-êtr de vouloir décider. En tout cas, ce qui est inadmissible étant donné ôelle date, c'est de croire, comme on Ta fai jusqu'ici, que le Traité put être, dans la forme premier qu'il avait alors, une œuvre rédigée pour être présenté au souverain, l'œuvre d'un conseiller de l'entourag royal. Ce fut au contraire, et très évidemment un panq phlet, un manifeste, très violent même, de l'opposition d'une opposition fière et consciente de sa force, comm fut justement celle qui imposa au roi Jean l'ordonnanc de décembre (2).
Le ton général de l'œuvre, dans cette première rédac