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200 LA DOCTRINE D'oRESME
noye » (i) de diviser le lingot métallique en parties identiques et d'un poids connu (quod poriiones fièrent de certa materia et determinati ponderis) (2). Au lieu de peser la monnaie, on put dès lors ia compter. Puis, comme l'essai du métal était toujours une opération délicate, qu'il était difficile pour les particuliers de vérifier « legierement se elle estoit de vraie matière » (3) l'autorité publique intervint, pour déterminer légalement et certifier le titre du métal. Sur les pièces ainsi obtenues, on n'ei^t qu'à apposer une empreinte officielle en « tesmoing de la vérité de la nature et du prix » (4). Ce signe, c'est, dit Oresme, presque une chose sainte : les anciens imprimaient sur leurs monnaies les images de leurs dieux « et encores mect-on en aucune monnoye le nom de Dieu, ainsi comme en jurant la vérité dessus dicte >» (5). Car, dit-il encore « le caractère et figure qui est en monnaie est signe de la contenance du prix et de la vérité de la matière » (6).