‹ Nicomede tragedie de P. CorneilleChapitre 15 sur 116 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

P R U S I A S , ÏLAMINIUS) ARASPE.

Plamihius.

Eh quoi i toujours obstacle ?

De la part d’un amant ce n’est pas grand miracle.

Cet orgueilleux esprit, enflé de ses succès,

Pense bien de son cœur nous empêcher l’accès;

Mais il faut que fchacun suive sa destinée.

L’amour entre les Rois ne fait pas l’hyménée ;

Et les raisons d’État , plus fortes que ses nœuds , Trouvent bien les moyens d’en éteindre les feux.

ÏLAMINIUS.

Comme elle a de l’amour , elle aura du caprice. Prusias.

Non , non ; je vous réponds , Seigneur , de Laodice. Mais enfin clic est Reine, et cette qualité Semble exiger de nous quelque civilité.

J’ai sur elle , après tout , une puissance entière ;

Mais j’aime à la cacher sous le nom de pricre. Rendons-lui donc visite , et comme Ambassadeur Proposez, cet hymen vous-même à sa grandeur.

Je

Je seconderai Rome, et yeux vous introduire ^ Puisqu'elle est en nos mains , l’amour ne nous peut nuire.

Allons de sa réponse à votre compliment Prendre l’occasion de parler hautement.

Fin du second Acte*

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