SCENE PREMIERE
SERTORIUS, THAMÏRE.
Sertorius.
P ourràioe voir la Reine ?
Attendant qu’elle vienne,' Elle m’a commandé que je vous entretienne ,
Et veut demeurer seule encor quelques momens.
Sertorius.
Ne m’apprendrez-vous point où vont scs sentimensî Ce que doit Pcrpenna concevoir d’espérance î
Elle ne m’en fait pas beaucoup de confidence;
Mais j’ose présumer qu’offert de votre main ,
Il aura peu de peine à fléchir son dédain:
Vous pouvez tout sur elle.
Sertori us.
Ah ! j’y puis peu de chose.
Si jusqu’à l’accepter mon malheur la dispose ,
Ou, pour en parler mieux, j’y puis trop et trop peu.
5* S’ERTORIUS,
Elle croit fort vous plaire en secondant son feu. t
Sertorius.
Me plaire ?
Oui. Mais, Seigneur , d’où vient cette surprise ? Et de quoi s’inquiète un cœur qui la méprise ?
Sertori us.
N’appeliez point mépris un violent respect ,
Que suc mes plus doux vœux fait regner son aspect.