A SUSE
Le deux du mois de thaigarcis*, uu matin, Darius était encore avec une de ses femmes, Atossa, la fille de Cyrus *.
* Octobre-Novembre.
2 « Darius, dit Hérodote, épousa d'abord parmi les Perses deux filles de Cyrus, Atossa et Artystone^ la première avait été femme de Cambyse, puis du mage ; la seconde était vierge. Il épousa de plus la fille de Smerdis fils do Cyrus, dont le nom était Parmys ; enfin il possédait aussi la tille d'Otanôs, celle qui avait fait reconnaître le mage, Phédymc. »
Dans l’Iran primitif, chez l'antique nation Arienne, cette
— UH —
La reino préférée avait exprimé an roi le désir de posséder dos esclaves lacédémoniennes, argiennes, al-
branche de la famille japhétique qui a fourni los innombrables peuplades indo européennes, lo mariage est un acte sacré et libre. Des iiançnillcs le précédent. L'union des mains en est le symbole. Lo mariage est le karagraha « la prise de la main. » — Chez les Persans modornes, on dit maintenant rtasl paymân, la promesse do la main. — C'est do là que Rome a tiré son ilexlerarum conjunclio ; et nous, nous appelons encore la demande en mariage, la demande de la main.
Après la prise de la main, après les formules sacrées prononcées on présence du chef do la famille, plus tard du chef do la tribu, lépouso est emmenéo, — sponsam ducere , — sur un char quo traînent deux bœufs blancs. — Le père de la mnriée a donné à son gendre, en présent, une vache qui, d'abord, va sorvir au repas des noces ; dans la suite, elle sera consignée, comme dot, dans la maison du mari, goddna , le don do la vache, signe de In richesse agricole ; alphesiboai, dit IIombrk en parlant dos jeunes Ulles auxquelles les prétendants ont fait nn don semblable ; et dans quelques parties de ta Souabo, lo don de la vache porsislo parmi les usages.
« Puis, ajoute M. do Rimicst, op. cil., t. I, p. 175, les choveux de l'épouse sont partagés avec un dard ; ce dard est un dard de porc-épic chez les Indiens, c’était un fer de lance chez les Romains. Ajoutez le bain de l'épouse, la conteur rouge de quelques parties de son costume, la conduite auprès du feu et dn fumier, et vous retrouverez los traces dos plus anciennes coutumes ariennes non oncore effacées. L'épouse est cmtduito au foyer domestique, et on la reçoit à la porto do sa nonvelle demeure en lui présentant l'eau et le feu. Désormais, elle y sora traitée avec les égards, avec la dignité dne à celle par qui doit se perpétuer la race. Elle y sera seule, du moins dans los premiers âges, car la polygamie n'est qu'un vice de décadence, et les fils do Japhot sont de
tiques et corinthiennes, et Darius venait de lui promettre de n’entreprendre qu'à son retour de Grèce,
tous les hommes ceux qui ont lu plus soigneusement ganté le précepte qui devait revivre avec l’Evangile : Solus cinn sola Elle y subira sans douté l’autorité maritale, mais c. lie autorité su tempérera par l’amour mutuel ut par le resj>cct d’un côté, et la protection de l’autre. C’est sous l’inlluence heureuse de ces sentiments qu’ost accueillie la naissance do reniant, de celui - qui donne la joie, • hanhinjilnu ; qui « accroît le bonheur, » nandavarelhana ; qui « chasse le chagrin, » kleçapaltd. Cette allégresse s’étendra du lils é la tille ; elle aussi sera appelée natulanû, celle qui réjouit ; et entre le frère et la soeur s'établiront les doux nœuds si bien exprimés par les noms mêmes de • celui qui soutieut » et do « colle qui est bonne, qui est amicale. » Eu même temps les fonctions domestiques se distinguent ; le Uis sera • le protecteur, le nourricier,» ut la fille, < la gardienne du troupeau, celle qui Irait les vaches. »
Lions la loi de Zoroaslrc, le mariage rosie en honneur. C’est encore l'acte par excellence. ■ Celui qui n'est pas marié est au-dessous do tout. — Une vierge do quinze ans portant dus I -ourles d'oreille est une récompense digne d'un saint homme. — Lu Hile qui refuse de se marier restera eu enfer jusqu’à la résurrection, quelques bonnes œuvres qu’elle ait faitos. » Les enfants sont des degrés qui conduisent au ciel; plus la famille est nombreuse, plus le père a de mérites, et plus il peut compter sur le bonheur dans l’autre vie. — Eutro toutes les unions, lu loi recommandait surtout celle qui avait lieu entre parents-, mais elle la prohibait outre parents uu premier degré. • Peut-être, dit M. Diusux, op. cit., p. 207, lo précepte du Zoroustre avait-il ]iour but d umpéchor lus alliances avec lus iulidélcs ut de conserver lus biens dans lus mêmes futuilles. » Ualhuureusamaiil lu prohibition toa.hu en désuétude. 11 y uut des mariages cuire frère et sœur, mère et lils,*
l’expédition qu’il projetait contre les Scythes ; quand un courrier, harassé de fatigue, couvert de sueur et
père et fille. « Ces unions monstrueuses, continue M. Dcnsrx, d'abord assez rares et seulement tolérées, devinrent ensuite tellement fréquentes que les auteurs musulmans, plusieurs Pères de l'Eglise, et notamment 8. Jean Chrvsostôme, en font un grave sujet de reproche contre les adorateurs d'Ormuzd. »* « C'était moins l'effet de la passion que d'un faux jugement, » dit 8. Jean. Mais cependant, l'on verra la mère d’Artaxerxès- Mnémon, Parysatis, cherchant à complaire à son fils qui avait conçu une violente passion pour une do ses filles, Atossa, lui persuader de l'épouser, de se rire dos opinions et des lois des Grecs : « C’est vous, lui dit-elle, que Dieu a donné aux Perses comme la seule loi et la seule règle de tout ce qui est honnête ou deshonnéte, vertueux ou vicieux. » Plutarque. Alexandre fut obligé de défendre cos unions par uno loi expresse ; et c’est en vain que Beacsobre, dans son Histoire du Manichéisme , veut justifier, laver les sectateurs do Zoroaslre d’un si grave reproche ; aujourd’hui encore, si les Guèbres et les Parses qui subsistent en P< rse, ou vivent dans l'Inde ne permettent les unions qu’au second degré, c’est qu’ils redoutent les musulmans ou le9 chrétiens à côté desquels ils vivent.
Quand la Perse devint conquérante, elle eut bientôt fait d'adopter les coutumes des vaincus ; d'autant plus vite, que, comme nous l’apprend Hérodote, c’était le peuple le plus curieux des usages étrangers. — 1/3 nombre des concubines devint considérable à la cour de Perse ; et des pourvoyeurs, chaque jour, durent fournir de nouvelles victimes. .Cependant • le choix des épouses légitimes fut toujours fait par la cour avec une grande attention, et parmi les femmes de la première des trois tribus nobles, celle des Pasargades ou Acliæménidos. Mais, à l'égard des femmrs du borcra, le goût ou le caprice n’était soumis à aucune loi. Esther était une pauvre Juive, sa grande beauté lui tint lieu de naissance. De tout
de poussière, apporta au palais, la nouvelle de la révolte de Babylone.
Il avait vu les troupes assyriennes se répandre dans
temps et dans tous les pays, on a trouvé moyen de concilier les conventions sociales avec la dépravation des mœurs. Néanmoins, les femmes légitimes conservèrent chez les Perses la supériorité du rang et l’autorité. Biles étaient soumises à la loi générale qui défendait aux femmes de se montrer en public sans être voilées ; on a rappelé commo un condamnable exemple celui de la reine Statira qui enfreignit cette loi. * M. Champollion, op. cil., p. 84.
Cicéron, contre Verrès, III, xxxm, nous apprend que les rois de Perse avaient plusieurs femmes. Stràuon nous l'avait dit avant lui ; et avant Strabou, Hérodote : « Chacun d’eux peui épouser plusieurs femmes en légitime mariage. » — Des villes étaient attribuées h ces femmes pour fournir à leurs objets de toilette ; les unes étaient pour la ceinture ; d’autres pour le voile ; pour les colliers ; les ornements de la tête, etc. En Egypte, « Anlhilla, ville d’ailleurs remarquable, a été choisie pour approvisionner do chaussures la femme du roi régnant. Cet usage existe depuis que l’Egypte est soumise aux Perses. >• Hérodote, II, xcvui. Athénée, 1. T, ch. xxv, cite la même ville, comme donnée par tous les souverains de ce pays, h leurs reines. — Dans Xénophon, Anab. I, iv, on voit les troupes de Cyrus le Jeune camper dans des villages appartenant à la reine Parysatis ; « c'était un don pour sa ceinture, » dit-il. Et Platon, dans le Premier Alcibiade, nous assure qu'un homme digne de foi, ayant séjourné à la cour de Perse, avait employé un jour presque entier à traverser un pays fertile appelé par les habitants, la Ceinture de la Heine ; le même pays dont purle Xénophon, car il se trouve aussi sur la route d’un Grec allant h Babylone , qu’un autre territoire se nommait le Voile de la Heine; et qu'enlin bien des pays, beaux et riches, portaient chacun le nom do divers
la plaine, descendre le cours de l'Euphrate, désoler les campagnes, détruire sur leur passage les bourgs et les villes.
ornemente de princesses auxquels ils ôtaient en propriété.
Au reste, ce n'élail pas seulement h leurs femmos, mais encore à leurs protégés, leurs favoris que les rois attribuaient ainsi des revenus de provinces. Arlaxerxès donna de la sorte à TUômistocle, pour le pain les revenus do Magnésie, qui se montaient à 50 talents par an, environ 275,000 francs ; pour le vin, ceux de Lampsaque, ceux de Myunte pour los mots de la table. Thucydidk, 1, cxxxvm.
Hühodotb, Strabon, etc., nous enseignent bien positivement que la coutume des Perses était d’épouser plusieurs femmes. Anquetil-Dupbrron cependant, pensait qu’il ne fallait voir, vraisemblablement , dans ces dires que les cinq espèces de mariage que ie Parse peut contracter, non pas à la fois, mais en certains cas, ol celui qu'il peut coutracter môme du vivaut de sa première femme, quand elle est stérile, quand elle y consent, et quand le mari s'engage à la garder avec lui. — Les cinq ospôces do mariage dout traite Anquetil dans son /end- Avesla, sont : 1" Celui de la Schah-Zan ou femme reine; cello qui est vierge et que scs parents marient pour la première fois; — 2* Celui de la Tog-Zan^ ou do la femme qui se marie pour que le premier garyon qu elle aura soit rôputô appartenir à son pôre ou à son frère qui n’eu a pas. — 3" Celui de la Sater-Zan , ou do la femme que l’on donne eu quelque sorte pour une somme d'argent h un homme mort à 15 ans ou plus ùgé, sans avoir été marié, et dont alors elle est réputée être la femme. Car pour los sectateurs d'Ormuzd, nous l'avons dit déjà, les enfants sont les degrés qui conduisent au ciol; et leurs bonnes actions 6ont des mérites qui lent passer à leurs purenls le pont Tchinevud; c'est un malheur que de muurir célibataire; on y remédiait donc de la sorte; — 4° Celui de la Tchegucr-Zun, ou de la (enmie veuve d’un premier mari;
A Babjlone, les Perses et tous ceux qui tenaient pour le grand Roi avaient été massacrés ; leurs corps traînes à la voirie, leurs demeures mises au pillage.
Il n’était que temps de se préparer à la défense, de courir au devant de l’ennemi pour protéger la ville de Suse qu’il menaçait.
Il redisait les paroles, les menaces qu’il avait entendues :
— 5° Celui do la Khodeschraè-Zan, ou de la fille qui refuse le mari que veut lui donner son père, et en choisit un sans son consentement.
11 no faut peut-être rejeter que pour partie l’hypothèse d’Anq.-Duperron. Primitivement, lors que la loi était dans toute sa vigueur, les unions étaient sans doute telles qu'il les établit ; réglées et ordonnées de la sorte, et lo motif en était dans ce malheur qui consiste à no pas laisser d'enfants après soi.
La Perse conquérante a passé outre ; c’est un fait acquis, la politique l’a demandé, et Ilérodoto nous montro bien Darius 1" réunir sur sa tête toutes les légitimités possibles ou éventuelles au trône par quatre alliances légitimes, Hérodote, livre III, lxxxviii ; la loi l'avait cédé à la politique.
Mais, plus tard, quand les disciples de Zoroastre furont persécutés, il se produisit une réaction; les persécutions mémos engagèrent les vrais fidèles à rétablir dans touto sa rigueur la loi du prophète, à redonner aux prescriptions touto leur force et leur pureté; M. Léon de Rosny, analyse de l'ouvrage de DosAUHOY-FaAMDJi, lhe Pursees, Londres, 1858. Et les mariages tels qu'Ànquctil les constata chez les Parses pouvaient fort bien n'élrc qu’un souvenir du la pure doctrine, comme sont, maintenant encore, la plupart des coutumes dos disciples do Zoroastre.
« Les lions de Babylone sont sortis de leur tanière, ils vont réduire le pays de Perse en désolation.
Les villes seront brûlées. Sur les enfants, par les rues des cités, sur rassemblée des jeunes gens, nous répandrons notre h'aine; le mari sera immolé dans les bras de ses femmes.
Nous grappillerons le peuple, entièrement, comme on le fait pour les raisins d'une vigne.
Les veuves y seront plus nombreuses que les grains de sable de la mer, et les corps morts resteront étendus comme du fumier, sur la surface des champs .comme une poignée d’cpis que le moissonneur laisse derrière lui et que personne ne ramasse.
On n’appellera plus la vallée de Suse, la vallée des lys, mais celle de la tuerie. Et la biche abandonnera son faon dans les prairies, parce qu’elle n’y trouvera plus d'herbe pour le nourrir.
Peuples de Perse, noire colère s’est embrasée et ne s’éteindra pas; faites venir vos pleureuses, et que sur vous, à haute voix, elles prononcent des lamentations'. »
1 Les courriers pour la correspondance du gouvernement étaient organisés par stations où iis se relevaient. Les communications, par ce moyen, étaient promptes. — Eschyle, dans sa tragédie dus herses, v. 250, et seq., fait dire au cliœurapercevant le courrier qui va racouler h Alosaa, femme de Darius
Immédiatement, des hérauts so dispersèrent dans la ville pour ordonnner au peuple de se prosterner et d'implorer pour le royaume le secours d’Ormuzd.
Do tous côtés, sur les atesch gâhs ‘ on alluma des
et mère do Xerxès , le désastre de Salamine :« Biontôt, je crois, vous serez satisfaite. A celte course rapide, on reconnaît un messager perse. H *ureuse ou malheureuse, il apporte une nouvelle. » Les Grecs, pour désigner une course rapide, disaient: drorêma persikon. — L'invention des postes est attribuée à Cyrus ; Xênophon, Cyrop. VIII. — Cyrus avait calculé ce qu’un bon cheval pouvait faire de chemin en un jour, sans cependant se ruiner; et les postes de la sorte avaient été établies à distances égales.
« Rien parmi les mortels, dit Hérodote, VIII, xcviu, u'est aussi rapide que les messagers perses. Voici comment leur service est organisé; autant il y a de journées de marche, autant il y a d'hommes et de chevaux séparés les uns des antres par la distance que l'on franchit en un jour. Nul obstacle ne les empêche de faire ce trajet avec la plus extrême vitesse ; ni neige, ni pluie, ni chaleur, ni m A me la nuit. Le premier courrier, au bout de son relai, transmet au second, et le second au troisième, le message, qui passe de main en main comme le flambeau chez les Grecs dans les fêtes de Vulcain. Les Perses appellent angarèes ccs courses de courriers. »
1 Ücsbley a trouvé près de Tang-i-Kerram ou village do Kerin, un ancien autel du feu ; c’est une pierre carrée de plus de trois mètres de haut et dont les faces ont chacune environ un mètre de large ; des médaillons ou cadres ronds sont creusés sur les faces sud et ouest; dans le méduillon ouest ou remarque une inscription en pohlvi. A son sommet la pierre est creusée de GO centimètres, et Anquetil-Duprrron nous apprend que l'on remplit de cendres jusqu’au bord cette cavité, ce qui forme une espèce d’autel sur lequel est le
feux, on leur récita (les prières; on lit des olïrandes, on lut le livre de la loi.
feu sacré. Cette pierre est encore appelée Sung-i-alish Kudduh. Dos débris l'entourent, ce sout les restes d’une petite muraille de pierres qui Tonnaient 1’enceinle.
A Nascht-i-RouslAn, MM. Flavdin et Coste ont trouvé aussi des autels du Teu.
« Sur un roeber qui s’avance un peu au-dessus de la plaine, dit M. Flandih, Voyage en Perse, se trouvent, sculptés dans sa masse, deux autels du feu qui sont pour ainsi dire jumeaux, car Us sont exactement semblables, et ne sont séparés (fue par un intervalle de quelques centimètres. Aux quatre unglessont tigurées des espèces de petites colonnes engagées, entre lesquelles sont évidées quatre niches ou arcades sur les quatre faces. A la partie supérieure règne, sur les quatre côtés, une corniche surmontée d’une dentelure en forme de créneaux. »
M. Flakoin, visitant tes ruines de Pcrsépolis, culte curieux spectacle de deux Guèbres adorant le feu: * J’aperçus, gravissant le sentier qui conduisait aux hypogées, deux individus dont le costume me parut de loin différent de celui des Persans ; c’étaient deux vieillards de petite taille, mais robustes et à l’œil vif. Au lieu du bonnet de peau d'agneau pointu, ils avaient la télé couverte d'un large turban à bouts pondants sur l'épaule. Leur barbe, au lieu d’élre soigneusement teinte d'un J>eau noir selon l’usage des Persans, était telle que les années l'avaient rendue, tout & fait blanche. A mes questions, ils répondirent que, comme presque tous tes habitants do Yezd, ils étaient de religion guèbre. A peiite avaient-ils ucbevé qu’ils se mirent à ramasser du menu bois et des herbes sèches, en formèrent une espèce de petit bûcher sur le bord de l'escarpement du rocher, et l'allumèrent en murmurant des prières dans une langue qui devait être du zeud, la langue de Zoroastrc. Pendant que ces deux Guèbres priaient devant leur feu, je levai les yeux sur le bas-relief supérieur do la façade du caveau
Et quelques heures plus tard, Barius avait fait rassembler tous les grands de sa cour, dans la salle des nombres.
C’était une pièce immense, située à l’intérieur^ du palais, et par conséquent ne recevant la lumière du jour que des ouvertures des plafonds.
Une teinte rouge-brique en colorait les parois ; andessus régnait une large corniche enluminée de tons éclatants et fleurie de palmetles d’or.
Aux quatre coins se dressait la représentation grandiose du dieu à tête d’épervier.
La loi disait de lui qu’il était le premier, impérissable, éternel, incréé, indivis, le plus dissemblable, le modérateur de ton t ce qui est beau, inaccessible à la corruption, le meilleur des bons, le plus prudent des prudents.
C’était lui, le père de la bonne législation, de la justice, instruit par lui-même, naturel, parfait, sage, il était le seul inventeur de la nature divine.
funéraire devant lequel nous étions. La scène qu'il représentait était exactement semblable. Ce culte avait donc encore, après plus do 2,000 ans, des adeptes dont la foi s'était conservée malgré les persécutions des sectateurs do Mahomet et d'Ali. longtemps après le départ des deux Gnébres, le petit bûcher brûlait cncoro, et sa fumée montait en colonne lileuitre vers le ciel. »
Ce Dieu était revêtu d'une tunique courte descendant jusqu’aux genoux.
11 portait des bracelets aux bras, aux poignets ; et tenait, à la main droite, un bourgeon non éclos, emblème du réveil de la nature et par extension du- soleil; à la main gauche un pyrélhé, ou vase du feu sacré.
Des divisions architecturales heureusement combinées, traçaient douze panneaux sur les plans des murs.
Contre l’un deux s’appuyait le trône du roi ; et, en forme de demi-cercle, de chaque côté, étaient pour les princes et les prêtres, des rangs d’escabeaux et de coussins.
Sur chacun des autres, se détachaient en couleur noire des lettres colossales, formant un des nombres, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, et douze.
Ces nombres, dont la salie tirait son nom, représentaient des idées religieuses.
Le chiffre un, exprimait l’unité du dieu suprême; de l'univers; l’unité de la loi. Il désignait qu’il n’v a qu’un soleil pur dont la lumière se répand sur le monde entier.
Deux, signifiait la création, résultat du passage un à
à deux 1 ; puis les actions principales de la vie : Recevoir, Donner.
Le suivant indiquait les trois dispositions saintes de l’homme : Penser le bien, le dire, le faire ; las trois êtres purs qui prononcent malédiction contre qui n’en a soin : le taureau, le cheval et le hom ; les trois protecteurs que l’on doit avoir en sa demeure, le bœuf’, le chien 3 et le coq *.
‘ Voyez F. Lajaro, Culte public et mystères rie Hilhra...
* Le Bœuf dont l'urino servira aux purifications si fréquentes •, de plus, en le voyant, on se souviendra qu'il a donné naissance au genre humain. — Les purifications, dans les pays chauds, contribuent à la santé, c'est pourquoi Zoroastre les ordonne. Kl si les plus efficaces se font d'abord avec l’urine des bœufs, c'est à cause de la vertu de cotte liqueur qui rendit la santé 4 Djem-Schid ; ou plutôt, parce que le bœuf a donné naissance au genre humain. Ensuite, la terre sèche, jusqu'à la dernière goutte, l'urine qui s'est comme imprégnée de ce qu'il y avait de plus fort dans la souillure; enfin on termine en se lavant avec l’oau. — Voyez Anouetil-Dcpsrbon. Zend-A testa.
5 Le chien que l'on doit présenter aux parents, à leurs derniers moments, pour qu'il reçoive leur dernier souille. — « On n'inhume pas le cadavre d'un Perse, dit Hérodote, I, cxxxx, avant qu’il n’ait été déchiré par des chiens ou des oiseaux de proie. » Voyez Akqüetit.-D 0 PB 1 ihom, Zend- Avait i.
* Le coq qui, en levant la voix au gah Oschen, défend l'homme contre les mauvais génies et le réveille pour qu'il puisse adresser aux dieux des prières dignes du behescht et qui anéantissent les dews. Car, c'est 4 l'heure où le soleil se lève que le dew Boschap court sur l'homme, lui porte le som-