W., IX
(•) Corr., V, 220.
('*)( P. Drïïssbx, Ertnnerungeit, p. 81.
ARIANE-COSIMA
des espérances qui, à ce point, dépassaient le wagnérisme, et quand il se croyait seul le Faust capable d'amener sur terre, par sortilège, cette Hélène éternelle, l'art grec? C'est ce qu'il nous faut à présent expliquer.
TRIBSCHEN : LA FIN DE L'iDYLLE
Dans cette amitié passionnée qui liait Nietzsche à Richard et à Cosima Wagner, nous approchons ici de la cime culminante. Ce sont les six derniers-mois du séjour à Tribschen. Nietzsche y était revenu deux jours en octobre 1871. Il y eut entre eux comme un pacte de converser à distance, en fixant leur attention sur de communs objets d'étude. Nietzsche commençait de vastes travaux sur les Dialogues de Platon(x). Wagner et Cosima toute cette année lisaient le soir un morceau de dialogue platonicien. On trouve des échos de cette lecture jusque dans Ueber die Bestimmung der Oper, où Platon était présenté comme la synthèse du mythe, de l'épopée et du drame grec (s). Ils en étaient maintenant à la République et se trouvaient déçus. Cosima n'a pas dû goûter la doctrine qui interdisait à l'élite dirigeante le mariage et l'amour. Elle avait dû mieux aimer le grand apprentissage que Socrate avait fait auprès de la prophétesse de Mantinée, Diotime. Wagner s'offusquait des gaucheries inévitables de composition que présente le premier grand livre de philosophie
(*) Einleitung in das Studium der platonischen Dialoge (Philologica. III, 235 sq.)- Nous n'en jravons que des fragments.
(*) R. Wagner, Ueber die Bestimmung der Oper. (Schriften, t. IV, 137.)