‹ Niger et Bénué: voyage dans l'Afrique centraleChapitre 118 sur 145 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

tilités. Déjà j'augurais bien de nos négociations» quand une grande clameur s'éleva dans le camp. C'étaient des cris, des ébrouements de chevaux, tout le fracas d'une attaque. Etions-nous trahis, cernés? Les naturels avaient-ils en notre absence attaqué et pillé le Henry-Venn? Celte pensée me traversa Tesprit comme un éclair. Je jetai les yeux autour de moi. .. et constatai que la porte qui s'ouvrait derrière nous était barrée par une triple rangée de guerriers.

J'avais mes revolvers , Ben-Ali avait ma carabine; c^en était assez pour leur passer sur le corps et frayer la route à mes compagnons. J'étais près de bondir sur ceux qui obstruaient l'issue de la salle, lorsque la natte, étendue derrière le roi, se souleva brusquement, et qu'apparut un nouveau personnage

C'était un guerrier nègre musulman, de haute et .belle stature, au visage dur et cruel. Par l'échancrure de la natte qui lui livra accès , nous pûmes Toir au dehors une brillante escorte de cavaliers armés : c'est leur arrivée qui avait mis le camp en émoi.

En l'apercevant, Ben-Ali s'écria :

a N'Dakè!!... Malheur! fuyez, maître!

— Qu'est-ce? m'écriai-je. . .

— Ce guerrier, c'est N'Dakb, la terreur de ces contrées! N'Dakb, le fameux capitaine du roi de Bida, le grand destiucteur, le grand recruteur d'es-

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claves! reprit-il; sa présence ici ne pron rien de bon pour vous. Il bait les bommes Fuyez , fuyez bien vite ! w

Tout en me tenant en garde contre une tri je me rassis, curieux de voir ce qu^allait { terrible homme.

Cependant N'Dakb s'était penché à Torei roi, et bientôt s'engagea une conversation ai à laquelle Vamiral et le chef des troupes j seuls part. Le roi paraissait radieux. Enfin s' sant à nous :

tt Hommes blancs, s'écria-t-il, ne meparb de paix, elle est impossible. Avant toutes c je veux combattre et vaincre mes ennemis, à vous, si vous avez Taudace de pénétrer plus je vous ferai mettre à mort sans pitié, d

II dit, et aussitôt se leva. L'assistance enti comme lui. Quant à N'Dakb, il laissa tomb nous un regard où se lisaient le triomphe défi.

a Prends garde , roi Kpanaki , répliqi prends garde d'avoir à te repentir un jour conduite.

— Veux-tu des présents? veux-tu des esc reprit-ily inquiet sans doute de notre mécon ment.

— Nous sommes chrétiens, répondis-je ; t< bommes sont nos frères. Et l'esclavage , ajo

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