CHAPITRE III
Ifpes aTricaÎDS qui (loiment au dief-Iîen de la colonie française Taspect tf*aii vaste caravansérail.
La population de Saint-Lonis se compose en grande partie de Yolofls et de Fonlahs. De prime abord les YololTs semblent beaux ; mais à les examiner, on lenr troore la tète trop petite , les jambes trop sèches et le pied sans cambrure. Leur peau, du noir le plus pur, brifle à Tégal de Tébène, ce qui est Tindice de la finesse dn derme. Descendants d*Éthiopiens , ils occupent aujonrd*bai toute la rive gauche dn fleuve Sénégal. La plupart professent rislamisme. Leurs chefs portent le titre de Baur ou Bourha, excepté dans le Cayor , où ils se nomment Damels,
Les Yoloffs se divisent en quatre castes : les mouls ou pêcheurs; c'est la basse classe; les oudaî, c'est-àdire les tanneurs ; les tugs ou forgerons, et enfin les tiédos ou nobles.
Quant aux Foulahs, encore qu'ils habitent le même territoire que les Yoloffs, ils sont d'un type iODt différent : Abyssiniens d'origine, ils ont le teint bronzé plutôt que noir, et même ils se disent de race blanche. De taille moins hante que les Yoloffs, mais bien faits de corps, ils ont la bouche grande, le nez aquilin et le front haut.
Le Sénégal fourmille de Mores, qui s'installent provisoirement près des centres européens, où ils débitent les produits qu'ils rapportent de l'intérieur.
56 NIGER ET BEXL'Ë.
Ils se distinguent essentiellement des nègres qu'ils méprisent, et que de tout temps ils ont essayé d'opprimer. Ils ne sont point lippus, n'ont point le nez épaté, ni les cheveux crépus ; s'ils ont la bouche trop large, en revanche leurs lèvres sont minces; leur tête, au front bombé, au nez aquilin, est couverte d'une forêt de cheveux ondes ; les attaches du cou sont fines, le menton bien formé, les yeux à ras la figure ; leur attitude est fière, pensive, correcte; ils ont ordinairement la barbe bien plantée; toujours ils s'en vont nu-téte. Ils ne se lavent jamais, et jamais non plus ne nettoient leurs vêtements, ce qui fait que de leur personne se dégagent des effluves nauséabondes. Leur habillement consiste en un long peignoir ou koussab qui leur tombe jusqu'aux pieds, et cache un pantalon très-ample qui ne dépasse pas le genou.
Les Moresques seraient agréables à l'œil , n'était leur embonpoint excessif, qui , on le sait, est un trait caractéristique de la beauté chez les femmes d'Orient; n'était aussi leur malpropreté. Elles ont la tête bien proportionnée, de longs cils, le regard irisé et rêveur, le sein sphérique, et leur corps, aux attaches délicates, est très-correctement modelé.
Il est à Saint-Louis et même à Dakar et à Corée une catégorie de femmes dont le genre tout particulier étonne le voyageur : c'est la Signarde ou SignarCj produit du croisement de la négresse ,