CHAPITRE VIII
outre, quand mes deux pirogues furent entourées par une vingtaine de canots montés par des sauvages qui y en brandissant leurs lances et leurs javelines, manifestaient clairement leur intention de nous barrer le passage. Immédiatement j^armai tout mon monde; cependant, après un court palabre avec le chef d*une des pirogues, mon guide d'Onitsha m'affirma qu'ils ne nous voulaient aucun mal, mais que leur roi me désirait voir.
Cette façon cavalière de me forcer à lui rendre visite m'inquiétait sérieusement; mais je n'avais pas l'embarras du choix : ils étaient là toute une bande autour de nous, et, pour le moment, point de retraite possible.
Je me décidai donc à descendre à terre, accompagné de mon interprète , de six Croumanes et de huit nègres d'Onitsha, et je laissai See-Breeze, avec le reste de ma troupe, à la garde des canots.