‹ Niger et Bénué: voyage dans l'Afrique centraleChapitre 93 sur 145 · LU · texte numérisé non relu

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Ijf, Oputa m'ayant promis de faire respecter cette r//f tombe, j'avisai au départ. On entassa dans la

pirogue les marchandises qui me restaient, les provisions de bouche dont le roi m*avait fait présent, les armes et les munitions. Mes six Croumanes prirent en main les pagaies, pendant que, postés à Tarrière, See-Breeze et mon guide d'Onitsha s'apprêtaient à remplir alternativement l'emploi de timonier.

C'est à regret qu'Oputa me voyait partir. Pour me faire ses adieux, il avait convoqué ses dignitaires et ses femmes. S'imaginant m'étre agréable, et comme s'il s'était agi de moutons ou de défenses d'éléphant, il voulut me faire cadeau de l'une d'elles, me prouvant par là qu'il n'avait guère profité de ma leçon sur le mariage des blancs. Je déclinai son offre, et, sans plus tarder, je commandai le départ. A ce moment, tous les fusils qu'il y avait dans la tribu furent déchargés avec un terrible fracas ; car, — et c'est là une cause fréquente d'accidents, — les indigènes ont coutume de bourrer d'herbes leurs armes jusqu'à la gueule.

Avant de gagner le haut fleuve, je tenais à visiter sur la rive droite Asaba, qui est située dans les monts Video, ainsi que la contrée d'Ijésà, qui s'étend à l'ouest. Dans ce but, je naviguai vers rile Jervis. Non loin de là, je fis faire halte dan^ une petite anse enserrée de hautes berges; d'un^ teinte très-rouge, le roc dont elles sont formée^ révèle l'existence de gisements de fer aux alentours-

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