‹ Nîmes, Arles, Saint-RémyChapitre 4 sur 12 · X. RHOL). ET AK.\K. XL DDDX · texte numérisé non relu

X. RHOL). ET AK.\K. XL DDDX

c'est-à-dire : Aux Xtiiitcs du Rhône et de la Sûôjie ^o places données par décret des décurioiis de Nhiies. Une autre inscription, nous apprend qu'un honneur analogue (25 places'' avait été accordé aux Xautes de l'Ouvèze et de i'Ardèche. Xous doutons c^u'au'ourd'hui la navigation de ces deux cours d'eau fiât assez active pour que ses bateliers puissent former une corporation et une corporation digne d'un tel honneur. Au-dessus du polium viennent trois étages de gradins et de balcons [mœniana'. dont le plus élevé était destiné au bas peuple et aux esclaves. A Ximes, les places n'étaient pas, à ce qu'il semble, numérotées comme à Pompéi mais marquées par deux traits gravés sur la pierre. Ces détails, si curieux qu'ils soient, frappent plus l'esprit que les 3'eux. Mais le regard aime à se perdre sous ces hautes galeries voûtées du rez-de-chaussée dont les travées tournantes semblent fuir devant vous et vous entraîner dans un mouvement sans fin : — sous les galeries plus basses mais plus belles encore du

^ Peut-être cependant, comme quelques-uns l'ont soutenu, n'y eut-il pas de combats de bêtes féroces à Nimes; l'on se serait contenté d'y donner, outre des combats de gladiateurs, des chasses au cerf et au sanglier. Ceux qui défendent cette opinion se fondent sur le peu de hauteur du mur du podium.

deuxième étage couvertes par un plafond de pierres énormes qui d'un seul bloc, à la façon pharaonique, en mesurent toute la largeur ; — dans ces escaliers multiples, dans ces vingt-quatre vomitoires qui permettaient, en cas d'accident ou d'orage, d'évacuer la foule en quelc^ues minutes.

Si on voulait étudier complètement le plan, la technique, le système d'ornementation de cette construction immense, un volume ne suffirait pas, et aussi bien aurions-nous à répéter ce qui a été dit tant de fois au sujet

Arènes. Galerie du premier étage.

du Colisée. Mais nous ne pouvons nous di>.penser d'appeler l'attention sur le talent et l'ingéniosité avec laquelle l'architecte a ménagé les corridors d'accès, et sur sa pré(iccui)aticin de rendre rentr{''c cl la sortie commodes et rai)iiles « 11 n'est ])as ])()ssible, dit avec raison .M llipp. Bazin, tl'atleindre un plus haut degré de i>erfection. Les spectateurs arrivaient à leur i)lace par des portes ou vomitoires et à ces vomitoires i)ar des ])assages qui étaient reliés à cin(| galeries ((inicntriqucs logées dans l'épaisseur de la ni,n,-onnerie Le re/.-de-cliaussée en a deux, l'une exlérieure, l'autro intérieure et celle-ci assez bas.se pour (pi'oii ail \>u au-dessus d'elle en établir une autre qui atteint à i)einc en hauteur la voùle de la galerie extérieure, nous

l'appellerons pour ce motif galerie d'entresol. Au-dessus de la galerie extérieure du rez-de-chaussée se développe la galerie du premier étage, surmontée elle-même d'une dernière galerie de moindre importance au second étage. » Ces explications, jointes à la vue du monument et lues sur place, permettent de se rendre compte « du système en apparence assez compliqué des escaliers qui joignent les galeries les unes aux autres et les galeries aux gradins ». Il y aurait non moins à admirer dans les dispositions imaginées, soit pour assurer l'écoulement rapide des eaux de pluie qui tombent rarement à Nîmes mais parfois avec une violence extrême, soit au contraire pour amener les eaux destinées à transformer l'arène en un lac où se donnaient des naumachies. Il faudrait remarquer, dans les deux cas, les précautions prises, dans la disiDosition des conduites et le choix des matériaux pour empêcher toute infiltration. D'ailleurs la machinerie du plancher ne servait pas aux seules naumachies : on a retrouvé un des contrej^oids qui mouvaient les trappes de ce plancher pour quelque scène à spectacle : il ne pèse pas moins de 44 kilogrammes. Signalons enfin une pierre calcaire trouvée également dans le sous-sol et qui porte ces mots :

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