‹ Ninon de Lenclos et les précieuses de la place RoyaleChapitre 40 sur 48 · H avait suivi les Béjards dans tout le midi de la France · texte numérisé non relu

H avait suivi les Béjards dans tout le midi de la France

et ne pas se glorifier de voir naître un fils des Dieux dans sa famille (M. le duc du Maine)*.

Le seigneur Jupiter sait dorer la pilule.

Ce qu’il y a de plus abaissé dans le génie, c’est de servir les passions des princes ou du peuple aux dépens de la morale et de l’honneur.

Né dans le sein de la bourgeoisie et de la basoche, Boileau fut le second des flatteurs courbés devant le pouvoir absolu de Louis XIV ; il ne vivait, il n’écrivait que par sa volonté. Dans ses vers hyperboliques, Boileau s’écrie :

Grand roi, cesse de vaincre, ou je cesse d’écrire.

11 travaille par les ordres du monarque et pour servir chacun de ses caprices. Si l'on pénètre bien dans l’esprit de sa satire sur les Embarras de Paris, ce n’est qu’une critique contre cette cité mécontente et naguère révoltée. Boileau sert et exalte cette répugnance que Louis XIV eut toujours pour la capitale, et sa résolution invariable d’habiter Versailles. L 'Art poétique' 1 2 n’est qu’une satire contre la littérature de la Fronde

1. Le marquis de Monlespan avait subi son malheur avec dignité; il fut exilé, persécuté, et cette dignité, Molière la tournait lâchement en ridicule. (Voyez mon livre sur Mlle de la Vallière.)

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