MNON* DE LENO^OS
. — En effet, je ne puis seusorire à la très-graoieose offre de Votre Htajesté. M’éloigoer serait abdiquer... et je n^i pas votre courage. • .
— A chacun sa destinée, dit Christine d’un ton l^èrement imprégné de tristesse. A vous, jusqu’à la tombe, le ü'Ane envié de la rue des TourneHes ; à moi désormais le rôle de princesse errante ! Adieu/ Ninon, adieu.
Puis elle sortit, aéconipagnée du maréchal. Ninon les reconduisit et ne rétrograda que -lorsque la voiture fut hors de vue.* * ; ■ * ■
La dernière pavole de la reine avait été une joviale boutade : toute la mélancolie de Padku s’était envolée dûns un éclat de rire.
A sort retour, Ninon secoua .Varicarville qui, à force de rêvasser, de regarder en dedansi, salait bel et bien endormi. . • -
— Oui, s’écria-t-il coutiHuant sa «ourse à travers le pays des chimères, je partage l’opinion des talmudistès : à la première heure. Dieu pétrit la poussière d’où devait
sortir le premier hortime qui ne. tarda pas de paraître à l’état d’embryon... .A la seconde -heure, Adam se tenait sur ses pieds... A la quatrième heure. Dieu le héla et le chargea débaptiser les animaux qu’il venait de-créer... A la septième heure, eurent dieu les noces d’Adam et d’Ève. Avant d’abandonner cette dernière aux bras de son époux. Dieu lui enseigna. la coquetterie, eu frisant lui-méme sa blonde chevelurei...^Ala dixième heure.,.
— Jetons, s’il voUs'plak, un pont sur le déluge, ioter-
SA O0Ü«. r