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rompit Ninon, et arrivons à Theure 'prése«te.s Savezvousy monsieur do.Varicarvme, que vous êtes un. cavalier/., comme- U o’y en e polnt^? Une reine était iàr<)evant vous, et vau» vous- êtes mis . à rentier sans JU. moindre pudeur.r. ..n , . . . ,
,.r- Vraim^ut’ in^^ foi, c’est la faute de nos premiers parents: en remontant ju,squ’i( eux, j’aurai éprouvé. le besoin de me reposer en routp.,.^ .. .
r— fort bien; majntenaqt que vous avez recouvré vos ■jambes, voulez-vous faire un tour de parc?
— De grand cœur, et vous me direz, chemin Caisaqt^ ce que .vous pepsez de Christine. .
— Pauvre femme quj, par ambition, a quitté le sceptre
et dont bientôt l ambition sera de le ressaisir..,
— En serait-elle déjà aux regrets ?
^ — Peut-être.
— S’il en est ainsi, qu’elle se jette dans le giron du ♦ •* ^ • pape : cela console de tout, dil-on. Mais revenons à nôé
premiers parents : il faul'que je vous conte comment ifs
ont employé la dixième heure... ‘ ' *
— C’est iniitilè', rien de 'plus aisé à deviner.'.. ''Allons,
quand aurez- t’ous firii d’ouvrir cettè'pdrte? ^
La porte s’ouvrit,- mais pai:' uîie' presâon extérieuré^.' C’était Villarceaux qui rentrait et qui fit rebroussèf chemin ir Varicarrille, -ir-- - — Eh bien ! marquis, demanda Ninon, la châsse a-t-dle^é bonne? • . . . * - ,
' — EMcelienie/ . •
57* NINON DK tENCI.OS
' — Meurtrière alors ? ' • • '
“ Très-peu... Qu^st-ee qu'un pauvre ceif de plus ou de nroins? Ce qui a fait le sifocès de naa journée, ce n’est pas le gibier que mes laquais rapportent, mais celui quiest sur mes talons et que je vais vous présenter...
Derrière Villarceâux venait un homme d'nne trentaine . (Tannées et d’une figure funèlwe, un dés plus joyeux esprits du dix-septième siècle.
— Monsieur le marquis, dit-n, me j)ermettra de décliner moi-méme mes non! et qualité. Je me nomme Chapelle...
— Le nom dit la qualité, interrompit Ninon. Marquis, je vous félicite de voire chasse ; et vous, nion cher poëte, soyez le bienvenu. Depuis longtemps je désirais vous connaître autrement que de réputation.
— Moi, de même... et c’est le hasard qui nous réunit.
Le duc de Brissac soit loué ! car c’est en le suivant à Mantes que j’ai rencontré monsieur de Vülarceaux, avec qui il avait pris rendez-vous.
— En attendant cpi’à mon tour vous m’abandonniei pour Ninon, dit Villarceaux, nous passerons, si vous le voulez bien, dans la stalle à manger : j’ai une faim de chasseur!
— Et moi, ajouta Chapelle, une. soif de chien courantl
Tandis que Ton se mettait è table, on s’aperçut de la disparition de Varicarville qui, aux premiers mots de
ET «A COUR
vn
Villarceaux, s'élait échappé pour aller coi^iapler le raalheureux cerf,, pendu à un clou près de l’office. Si le sang Répandu lui faisait horreur, il l’attirait. Varicarville roasemblaii. à. ces .femmes qui, pa)* sansibilité, courent avec fiténésie aux exécutions capitales. Il protestait par ses gémissements contre le supplice infligé à l’innocent animai. .
• Ses doléances terminées, Varieawille rejoignit les convives : l’abattement de sa physionoinie attestait les vives émotions 'qu’il venait d’éprouver.
' . — Seriex-vOttS ■malade; mon cher hôte t demanda * Villareeaux.
Varicarville répondit par un regard plaintif.
— Oui, certes, il est malade et gravement encore, dit Ninon qui devinait la cause de cette subite transformation.
— Per Bacçol s’écria Chapelle, je le guérirai ou j’y perdrai mon diplôme... car, ne vous en déplaise, te rimeur qui vous parle recèle un médecin : c’est messire Apollon qui, par son e^iemple, m’a lancé dans cette douWe voie... Or, donc, vn l’altération manifeste de ses organes, j’enjoins à monsieur d’avaler, sur l’heure et sans grimace, ta potron réconfortante que voici.
Il avait rempli jusqu’aux bords le verre de Varicarville qui était âs^s près de lui.
Celui-ci le vida d’un trait par un mouvement mécanique.
MNW‘BE I, ENCLOS
— 4l«st sauvé! ajouta gaiement GhkpeHa.. • * - r
Et le médecin' imita iematade/maiaiftie pouvait, lui, parvenir î( se guéfir : aulieu «d^taindre àa soif, les-fré» quentes libations auxquelles il se livrait ne fahæâent que l'attiser davantage.» Et. il av«tf la benliomW de s'eu étonner! • • ' ** ’ *'
— C'est drôle, dit-il en aparté, plus je bois, fdus j'ai
envie de boire > on disait que M. i^boebus^a remisé son cbarde feu dânames efttridiles^., » N.»-'»
— Eh bien! mon cher, le'remède a-t-jil eomptéiemeat
noyé le. mal?. rtq)rit Villaroeau^, 4-Hn ton moqueur, en s’adressant à Yaricai'ville qui fixait son assiette saa» y toucher. . .. .... , . . . . • • . . ;
.. -J-. Marquis, fit Ninon, pas de persiflage... Ne vous amusez, pas k blesser de la. jangue ,après avoir blessé du fusil...
— Ah! j’y suis... la balle qui a tué le cerf a ricoché sur notre ami et l’a quelque peu meurtri,. . .
. Varicarvrlle’gardait,la mêrpe altitude silencieuse,
• — AhI ça; voisin, dit Cbapelk eij s’appuyant sur son épaule avec la familiarité de l’ivresse, vous n’avez pas Je vingaiv. . Parbleu ! çontinua-t-U,cÇa ne me surprend pas... L’oseille gâte le vin,.. Aussi pou rquefpréférer ce hachis de verdure à une bonne aile de poularde ? ^ '
— Pylhagore dé.fend la poularde, répliqua Ninon, h B ah! monsieur, de Varicorvillç en .tient pour Pytha-
gore?... J1 croit aux revenants?... Ah ! ah ! ah ! il est plus
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KTSA COITR. • r,l
drôle qu^ii H^en â’ Allons,* ne’ fronçons pas les
sôurcils, Pamü... Un doigt de vin... et initiez-nous aux mystères de la métempsycose. Peut-être que vous finirez par me convertir à votre religion... On prétend qu’il en faOfune... Autant celle-ci que celle-là... D’ailleurs elle est divertissante... Je 'ne dis pas ça à cause de vous,- non, mais pour la mascarade qui fait le fond de la chose... car la* mort n’est plus qu’un changement de cdstuAie:., Efc’est un carnaval à enfoncer celui de Venise... Une, fieux... attention au commandement... Psü!...-*le tour' est joué... Vous avez Phonneur d’être dans la peau d’un abbé fringant êt musqué...- puis- voilà que tout à coup vous passez dans la peau vebte d’un sapajou... Mais, si la défroque est autre, la grimace est lànïême... J’ai dit. Maintenant- je vous renvoie le dé... jasez à, votre tour, nvdn bon. .
• Chapelle avait souvent entrecoupé celte tirade par dos pauses employées à arroser son débit; et, à chaque rasade, il heurtait le verre de Varicarville qui, d’abord par dislaaction et ensuite par entraînement, avait tenu tête au poète. * . - ■' ‘ : .
A la dixième heure... bégaya Varicarville.
^ — Ah ! ah ! ah ! fit joyeusement Ninon eu se levant, il va'acliever Wiistoire que j’ai interrompue. . • r
— ' Quelle histoire? demanda ViUarceaux se levant aussi. . * ■ - ■ ’
— Suivez-moi, marquis, je vous Ja conterai sous les * marronniers de Pavenue, et de plus la visite d’une reine.
rtiçue en votreabsenee...Si vous êtes brisé pitr la chasse^
moi je le suis par un trop long repos : j’ai besoin d’air,
saeri/iez-vous.
Ils disparurent sans que leur sortie fût remarquée.
— A la dixième heure,, reprit Varioarville, Adanr pécha...
.— Vieille bourde bonne à amuser les gobe-mouches? gromiuela Chapelle. Ëst-ce qu’Adani- a janaais existé?... Le pren)ier homme, c’est Noé, l’inventeur du vin... Le commencement du monde date dé là... Allons, camarade, à la santé de Noé ! et bisvons sec...
Yaricarville haussa de nouveauson verre et l’avala d’un trait. Mais ses forces trahirent son courage : il chancela et roula sous la table.
— Voilà qui s’appelle mourir les armes à la main, dit Chapelle. Si je composais son épitaphe?... Mais ne nous hâtons pas trop... j’entends un certain bruit de nez que ne font point d’ordinaire les défunts... Qu'il dorme en paix!... bonsoir, disciple de Pythagoirel... que l’oseille te soit légère !... Mais j’y pense, continua-t-il, en regardant autour de lui, nous étions quatre convives ici tout à l’heure... et me voici seul... Par le ventre du père Silène! seraient-ils tous tombés sous la nappe?... Imbécile que je suis ! Ninon ne boit que de l’eau... A propos de Ninon, j’ai rimé aujourd’hui un couplet en son honneur, je veux en ajouter un ou deux, séance tenante... Voyons, oqi, c’est cela... ..
ET SA CO UK
Je crois... que... pour voir... celle belle...
Au point... où mon... feu me réduit...
‘ 11 faudra que... dans... sa ruelle...
Je... m’aille... glisser... quelque nuit.
Quand le dernier mot de ce quatrain s’échappa de ses .lèvres^ Chapelle avait feniié lea yeux et se balançait sur sa chaise, prêt à rejoindre Yaricarville.
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.s XXIV
Kous la porte.
Le lendemain Varicarville avait disparu. Honteux de son intempérance de la veille, il s’était enfui à quelques lieues du château deVillarceaux, dans le manoir branlant et vermoulu de ses pères, qu’il n’occupait jamais qu’en oiseai^ de passage et dont il lui fallait toujours disputer la possession à une formidable garnison de chouettes.
— Monsieur le poète pourrait-H nous dire ce qu’est devenu notre philosophe ? demanda Ninon à Chapelle qui spjnblait encore sous le coup d’une demi-ébriété.
— Je ffaire une imprudence, répliqua-t-il avec un sérieux narquois; on aura oublié de fermer sa chambre, lorsqu’on l’a porté dans son lit, et Varicarville aura fait ce que fait le vin dans une bouteille qui n’est pas bouchée : il se sera évaporé...
^ — L’explication est ingénieuse et j’aurais mauvaise grâce à ne point m’en contenter.
. — Heureusement pour moi qu’H vous est impossible
d’avoir mauvaise grâce...
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NIiNON BË yiNCLOe COUR. iÜL
î hé ! fit le marquis iaterveiumt^ pr«nde garde, amiChapeUe ;‘]’apervoi8. un visiteur qui aurait le djçoit de se pquer de vos oomplimentSi.. . . • •
— > Et qui donc? w , . . . - ^
— Parbleu L GourvHle. • , • • • .
■ — Gounille le’écria NiiK)n quis’étaüapproehésde-ia tenétre ÿ c’e&t vrai, le voilà qui descend tk voiture.,, mais ilii’est pas .seul il tend la.main à un&dame.
, — OU ! oh! c"est la t'emme d’uu coqfrère--- dit Chapelle.
Pfioon s’était précipitée d’ua bond dans les bras de Gourville. . ^ ^ ^
• . — N’ai-ie pas eu^to/t de taut me. presser, dit-elle après cette brusque expaqsio», car enfin j’igiiore si c’estpdur u)oi,que vous .êtes venu? , , •. / -
— ‘Pour qui donc^seraitTce? . . . .
— Pour le marquis*..' .•
Elle roon trait Yillat'cequx à qui .madame Scarron tiqnnait modestement le bout de son gaut à baiser.
Ah! ah!- liit Gourville, j’avoue q.ue j[e. optrquisest pour quelque cliose dans ma visite. Voici comment. Ce diablotin, qui lui fait embrasser ses gfiiee# gie raocontrant hier chez la maréclvale d’Albret, m’amena, par. une adroite provocation, à Uti ofirir de la oonduireici,. ..Niinuk manquait à raaikme qui,,atra/néede vos nouvelles^ avait passé plusieurs fois^hez vous, «ans pouyçir obtenir aucun renseignenjent sur l'époque de votre retom*. J’exprimai le regret.de n’étre' pas mieux iaatçqit que-nuitrc
HW©N DE LEMCL08 -
Pierre» Madame soapira et leva le&yeuxau ciel, eotnote un naufragé qui (^erehe une planche de salut... ie déposai ma voiture à ses pieds et proposai de partir le lendemain pour 1e Yexin. On se lit un peu prier pour accepter ce qu’en réalité l’on implorak. Enfin, le petH voyage décidé, je n’attendis pas le lever du s>leil pour aller prendre madame Searron que je trouvai toute prête, son impatience la tenant en éveil. Ai-je besoin d’ajouter que celle de votre serviteur n’était pas moins vive?
— Souffrez que je témoigne d’abord ma gratitude a madame Scairon...
■ — Rien de plus juste, riposta Oourvüle en souriant.
La femme du eul-de-jatte avait un instant oublié son empressement de la veille et s’apprêtait à réparer sa faute. Elle s’avançait au bras de Villarceaux...
— Ma chère Françoise, dit Ninon d’une voix émue, combien je suis reconnaissante de vôtre sollieittide à mon égard î'
Reconnaissaftte ! répliqua madame Searron, voilà un bien gros mot pour une chose aussi natui'eUe... 11 n’y a pas grand mérite à s’encpîérif des gens que l’on aime.. • . ' •
— S-’enquérir des gens n’est rieo en effet, mais se lever avant le soleil pour courir après eux, cela dépasse les li- 'mités ordinaires de l’amiHérj’en appelle à monsieur de Villaroeaux. . •
* *— Le déjeuner est servi! cria au même ntoment le
ÎM
poste par ki fenêtre, oà il était resté paresseusement accoudé.
Jamais le Dms ex vnetehinâ n'était intervèmi plus à propos, pour dénouer une situation diffieife.
Le marépiis pressa ses contives de se ren(h*e à l'invitation de Chapelle, et Ninon eut la générosfté d'ouvrir elle-même la marche, dédaignant d'ajouter un trait au trait qu'elle avait décoché. Bien plus, ü tahle, elle se contenta d'être tout simplement spirituelle, sans effleurer l'épiderme de personne.
- La conversation' roula sur la reine de Suède et ses excentricités maseulines.
Placé entre deux ivresses, celle qui partait et celle qui venait. Chapelle prenait plaisir à perdre de nouveau le peu de raison qu'il avait recouvré. Il était d'une .gaieté étourdissante : il pétfflait comme l'aï dont son verre était couronné.
Gourville se joignait à Ninon pour donner la réplicfue au- poète.
Quant à Villarceaux et à madame Scarron, ils dis|jogüaient à part, d'un air penché et d'un ton langoureux. Madame Scarron, qui déjà s'étudiait à composer son maintien, diri^ait sur le marquis des regards qUe l'amour de Dieu seul semblait animer. Elle répondait béatement aux {rfus tendres provocations. On eût dit qu’elle récitait des litanies. L'habileté de son jeu illusionnait . Villarceaux à tel point que parfois il s'imaginait, lui qui Si souvent l’avait tenue *frémiSsanlé entre ses bras, avoir
ig4 NINON DE 4.E(iG4.0S
affaire. à une sainte. EUe. l^f&iandait- comme .un triût
défendu. * * . •
Le déjeuner terminé, mudaine Soarrpn coup.a soudai- • nement court à cette causerie intime. • « .
Moaweur de Gourvilte, dit-elle, ilest temps de repartir. Ce ‘que nous vouliona savoir, nous 4e savons; Ninon, grâce au ciel, ne s’est jamais mieuK portée.
— ReiJârtif sitôt! murmura Villarceauxqui ne s’atten-
dait pas à une séparation si rapide et comptait garder, * au moins une semaine, ses nouveau» hôtes. . . ■ .
; — Je suieâ vos ordres, madame, répondit tk>urville.
— Permettez-moi, ma chère Françoise , dit -Ninon, après vous avoir remerciée une seconde fois, du, souci que ma santé vous a causé, de vous reprocher votre cruauté à l’égard de ce pauvre marquis... •
— Monsieur le marquis, répliqua madame . Scarron, doit comprendre que je ne puis accepter une plus longue hos{Mtalité. Mes devoirs d’épouse. s’y .opposent...
— Peu de femmes, ajouta Ninon en se tournant avec
malice du côté de Villàreeaux, se résigneraient à une abnégation pareille. C’ost pousser le- dévouement conjugal jusqu’à l’héroïsme. « . .
— Mais que madame ne s’arrête pas-eu^si beaudm^
min, dit Chapolle en la lorgnant à travers un rouge-bord. Courage I allez -jusqu’au miracle . a Changez Scarron et donnez-nous-en la monnaie,.. Un petit Scarron, s’il vous plaît! . - - . *
Ab I ^ ! fit Gaur.ville riant aux larmes ainsi que
.. iCT SA OOUK; - ■»
Ninon; il fawkait d’i^ord <|ue Scarron y ntU du
si6n. 'v
. — J’attendai votre bon pbûsir^ HUMvûeiU!,le peceveur générsd, reprit fcQÎdemefit^madaine.Scacvon «jui a’éttâ levée. Puisque vous vous êtes institué pour aujoupd’bui mon cavaliep servant,
— Je dois, interrompit Gourville, ét»e prêt, au premier
signe, à en remplir les charges. C’est ce. que j’ai fait : voyez plutôt. , .
Et entraînant madame Scarron à la fenêtre, il lui montra ses chevaux attelés et piaffant. Un geste imperceptible saisi au vol par un laquais avait suffi pour opérer ce prodige.
“Pendant cer temps,, VittareeaüX parlait à^voix basse à Ninon qui 'souriait de l’embarras du ibarqùis. Il essayait de lui prouver qu’elle était lasse de- la monotonie des champs et offrait de la rameneT à Paris. • •• • •
— Partons, r^ondit cbaritablemeut Ninoiï. • • >
Puis eHe ajouta s’adressant à GourviUq ei à madame
Scaïron ; • - • •' • . - , . • '
— Nous ferons route ensemble, si vous le voules bien. - .
— Vubs abandonnez donc aussi cet infortuné Villar-
eeaux ? dit Gourville. j
' Je ne i’abaodoane pas, car U m’acoompagpie.' .
En vérité !< s’écria madame Searrou,.monâùeair le marquis fait l’eA’drt de s’^rae^ier aux pLaisHrs de U chasse? ' .-w. ^ .*
NllNOW BE LENGLOS
VHlarceattx, babsmt la tête soüs lè' reproche, sonna et ordonna d'atteler.
Ninon sauta dans la voilure de GoûrviHè et madame Rcarron' fUt contrainte de monter -dans celle de 'Vilhirceaux. * • *
— Et moi ? fit Chapelle qui s'était oïdJlië à table et que l’on était sur lé poiilt d’oublier.
— Venez ici, monsieur le poète, lui cria Ninon. Je
suis païenne, moi : comme Jupiter, le nombre impair me réjouit. '
— toujours
— Toujours... c’est trop.
Tandis] que Chapelle gravissait le marchepied,. les çhcvaux du marquis, impatients ^e dévorer, l’espace*, s’élancèrent en avant.
F^a voiture de Gourville suivit bientôt l’autre de près et bientôt aussi se surdiargea d’un quatrième personnage qui se hissa sur l’arriexe-train , à la faveur d’un temps d’arrêt nécessité par l’ascension d’une côte trèsrapide.
On entra dans Paris à la tombée de la nuit.
J Kthdame Scarron temiva son mari seul et rimant. Anne et Françoise avaient délaissé leur frère, pour monter à l’étage supérieur et assister à un de ces repas appelés cadeaux, que leur donnait le vieux duc de Trôrae et où coulaient les vins les plus généreux, à la plus grande joie de mademoiselle Anne.
BT SA COU«.