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Donc Soarron était occupé 4 riiuer, inokié pai* habi> tudô, moitié pour toer to temps; ■ ■ .
— Ah ! vous voilà, dit-il en congédiant sa muse ; eh
1)ien ! comment va Ninon ? ‘ . . , , .
t- A ravir. .
— Tant pis. .
— Comment... tant pis?
— Sans doute, parce qu’alors vous vous êtes dérangée pour rien.
— Vraiment, vous avez là une terrilde manie.
— Quelle manie ?
— Toujours plaisanter ainsi.
— Oh ! ne me contestez pas le droit de rire de tout, l'épondit-il en dissimulant sous le rire une douleur des plus aiguës. D- me coûte asseï ch^... Mais cessons le badinage, puisque le badinage ti^est pas dans vos goftts, ' et causons gravement... Dkes-moi d’abord pourqooi M. de Gourville, à qui je vous avais confiée, n’a pas pris la peine de vous ranumer dans meabras... Ah ! ah !- ah ! dans mes bras... Nesemble-t-ü pas que je pa^e d’un mari qui n’est point manchot ? • '
— M. de Gourville ne m’a pas accomp^née jusqu’il, répliqua madame Scarron , parce qu’il accompagnait Ninon chez elle. ■ - '
— Et parce que quelqu’un vous reconduisait...
— En effet, M. de ViUarceaux a eu la complaisance de me descendre à ma porte.. . .
— SI. de ViUarceaux est un galant Immme... un trop
NLNOR M lÆNCLOS
^lanUiomme, cora«ie Méré et d’AitMret;«t moi, je suis ce que vous savez... Gilles Soileaw -est uo impertinetit, mais il dit vrai; -- ■ r.:--
— Que dit-il? ’ '* ■ ■ ' ' '
— Ah ! ah ! écoutez celte épigramme de portefaix, qu’une main amie a fait arriver à son adresse :
• \ . - ». Volfi mir 4)MOl IsÉ- erreift- se fbntfe, '
Scarron, de croire que le monde Te va Aoir pour ton entretien.
Quoi ! ne vois-tu pas, grosse bêle.
Si tu grattais un peu ta télé,
Que tu le devinetafediien ^ - .
Pas H’esti)esoin, monsieur le faquin, da se gratter la tête pour dovioer l» chose... Jen’iguore point que nul ne se (MarieJmpunément....et'mcMus qu’à personne, il in’esf ptfmis de me plaindre. N’est-ce pas votre avis, madame iie^rron ?,,,-. ‘ •
— Mon avis est qu’il vous est défendu, à vous, de me soupçonner. .4 Je sai&ee que je vo«s dois,«aehez à votre tour ce que vous me devez.! ie «’exige pas de vous que vous me fassiez respecter^ tuais que vous me respectiez.
* —» Quelles^randes plirases, ma chère Françoise, pour une simple boutade ! Allons, absoWez-moi de ce péché véniel et soyez assez bonne* pour appeler Mangin... Je suis tout rompu de» fatigue et voudrais passer de cette chaise dans mon lit. La douleur m’y suivra sans* doute, tuais je m’imagine toujours qu’elle finira pat se lasser de
im Compagnie... PauvTQ fou !, j’ai beau lui rice au ne^ elle ne songe guùro à quitter la place... , r Au moment où entrait le valet du poëtc, que sa femme avait spnné, le plafond cria* sous le piétinenfi«i|t dWo danse échevelée. . • . .
C’élaient Anne et Françoise que le chanipagnô avàH Irabsfomnfées en bdochanfces. *
-t^ Les gaillardes ! s’écria 'Sc.irron on gagnant son lit dans les bras de Mangin, elles sautent comme si elles tfvîrienl le diablp au corp^... U’envic fnc prend d’aîîdi' 'mcni^cr à leurs ébats... Peut-être que le diable se logè- T»it aussi dans nia peau et me descendrait dans les jambes... Quel bon tour il me jouerait 1 ...
— Si vous monloz, que çe soit pour mettre un terme à
ee scandale, dit madame Scarron d’une voix indignée.
— Bah ! bah ! calmez-vous^ ma trop vertueuse femme,
et dormez en paix, comme je vais essayer, de ,1e faire moi-même. , '
Son mari sorti, madame Scarron prit une légère C0U4-
tiqij, pi^is gagna aussi sa couche solitaire, le cœur plus »
allègre que la veille. Vülarccaux était, sous* sa maÎQ.
L’amant, non sans soupirer in petto, avait dépouillé Je
chasseur. • '
Peqdaot que le couple Scarron sc livrait à un sommeil diversement agité, pn soupait gaiement à l’hôtel des ToHrnelles. • >
Les convives étaient, an. nombre de* quatre. Le qua-
. iti