‹ Ninon de Lenclos et sa cour Emile ColombeyChapitre 27 sur 33 · SS · texte numérisé non relu

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Donc Soarron était occupé 4 riiuer, inokié pai* habi> tudô, moitié pour toer to temps; ■ ■ .

— Ah ! vous voilà, dit-il en congédiant sa muse ; eh

1)ien ! comment va Ninon ? ‘ . . , , .

t- A ravir. .

— Tant pis. .

— Comment... tant pis?

— Sans doute, parce qu’alors vous vous êtes dérangée pour rien.

— Vraiment, vous avez là une terrilde manie.

— Quelle manie ?

— Toujours plaisanter ainsi.

— Oh ! ne me contestez pas le droit de rire de tout, l'épondit-il en dissimulant sous le rire une douleur des plus aiguës. D- me coûte asseï ch^... Mais cessons le badinage, puisque le badinage ti^est pas dans vos goftts, ' et causons gravement... Dkes-moi d’abord pourqooi M. de Gourville, à qui je vous avais confiée, n’a pas pris la peine de vous ranumer dans meabras... Ah ! ah !- ah ! dans mes bras... Nesemble-t-ü pas que je pa^e d’un mari qui n’est point manchot ? • '

— M. de Gourville ne m’a pas accomp^née jusqu’il, répliqua madame Scarron , parce qu’il accompagnait Ninon chez elle. ■ - '

— Et parce que quelqu’un vous reconduisait...

— En effet, M. de ViUarceaux a eu la complaisance de me descendre à ma porte.. . .

— SI. de ViUarceaux est un galant Immme... un trop

NLNOR M lÆNCLOS

^lanUiomme, cora«ie Méré et d’AitMret;«t moi, je suis ce que vous savez... Gilles Soileaw -est uo impertinetit, mais il dit vrai; -- ■ r.:--

— Que dit-il? ’ '* ■ ■ ' ' '

— Ah ! ah ! écoutez celte épigramme de portefaix, qu’une main amie a fait arriver à son adresse :

• \ . - ». Volfi mir 4)MOl IsÉ- erreift- se fbntfe, '

Scarron, de croire que le monde Te va Aoir pour ton entretien.

Quoi ! ne vois-tu pas, grosse bêle.

Si tu grattais un peu ta télé,

Que tu le devinetafediien ^ - .

Pas H’esti)esoin, monsieur le faquin, da se gratter la tête pour dovioer l» chose... Jen’iguore point que nul ne se (MarieJmpunément....et'mcMus qu’à personne, il in’esf ptfmis de me plaindre. N’est-ce pas votre avis, madame iie^rron ?,,,-. ‘ •

— Mon avis est qu’il vous est défendu, à vous, de me soupçonner. .4 Je sai&ee que je vo«s dois,«aehez à votre tour ce que vous me devez.! ie «’exige pas de vous que vous me fassiez respecter^ tuais que vous me respectiez.

* —» Quelles^randes plirases, ma chère Françoise, pour une simple boutade ! Allons, absoWez-moi de ce péché véniel et soyez assez bonne* pour appeler Mangin... Je suis tout rompu de» fatigue et voudrais passer de cette chaise dans mon lit. La douleur m’y suivra sans* doute, tuais je m’imagine toujours qu’elle finira pat se lasser de

im Compagnie... PauvTQ fou !, j’ai beau lui rice au ne^ elle ne songe guùro à quitter la place... , r Au moment où entrait le valet du poëtc, que sa femme avait spnné, le plafond cria* sous le piétinenfi«i|t dWo danse échevelée. . • . .

C’élaient Anne et Françoise que le chanipagnô avàH Irabsfomnfées en bdochanfces. *

-t^ Les gaillardes ! s’écria 'Sc.irron on gagnant son lit dans les bras de Mangin, elles sautent comme si elles tfvîrienl le diablp au corp^... U’envic fnc prend d’aîîdi' 'mcni^cr à leurs ébats... Peut-être que le diable se logè- T»it aussi dans nia peau et me descendrait dans les jambes... Quel bon tour il me jouerait 1 ...

— Si vous monloz, que çe soit pour mettre un terme à

ee scandale, dit madame Scarron d’une voix indignée.

— Bah ! bah ! calmez-vous^ ma trop vertueuse femme,

et dormez en paix, comme je vais essayer, de ,1e faire moi-même. , '

Son mari sorti, madame Scarron prit une légère C0U4-

tiqij, pi^is gagna aussi sa couche solitaire, le cœur plus »

allègre que la veille. Vülarccaux était, sous* sa maÎQ.

L’amant, non sans soupirer in petto, avait dépouillé Je

chasseur. • '

Peqdaot que le couple Scarron sc livrait à un sommeil diversement agité, pn soupait gaiement à l’hôtel des ToHrnelles. • >

Les convives étaient, an. nombre de* quatre. Le qua-

. iti

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