ET SA É(1|1R
Couk>n et d'Atibijoux àllèrérit saluer la présiüehbî Tambonneau qui se promenait sous les arcades, et d'Andek^ alla droit à une chaise arrêtée prés de l^êtel de Sablé.
— Vous voilà sain et sauf, dit Ninon avec on accent railleur. Je tremblais pour vos jours !
— Mauvaise I vous saviez bien qu’un duel ne pouvait avoir lieu entre Brancas et Saint-Étienne !
Et il se disposait à prendre place à côté d^’elle : •
— Pardon! marquis, fît un personnage eh se démasquant.
— ‘ Miossens ! - . .
— Oui, mon cher, dit celui-ci. • ■ '
— ^ Ah ! je comprends : c’est mon escapade de l’autre
jour qui me vaut cela. Ninon se venge.
— Point. Ninon change ; voilà tout. Sans rancune, marquis.
— Parbleu! que l’amour s’en aiHe, pourvu que l’amitié lui succède ! Avec vbus, l’un vaut l’autre.
— Votre main, dh Ninon en se penchant du fond de
la chaise. ‘ . *
D’Andelot prit là petite main légèrement potelée qu’on lui tendajt, et y déposa un cordial baiser.
Et comme 4l allait disparaître ; ' ‘ ,
— A mon tour, s’écria Miossens mettant la fête à la portière. Marquis, ajouta-t-il en ' baissant 10 voix, maintenant que vous m’avez cédé la place de si bonne grâce, rendez-moi, je vous prie, un nouveau service.
— Parlez, confite. ^ ' '
NJNON DK LENCI.OS
, — Làs'baSj près de.l^hôtelde SainirGéran^ statioBae. une chaise qui. attend votre servÿeur. .Vqits plair^it-il de. dire un mot à Marion ? . . , v .
. ^ Deux mots. , h ■ j - . . ^ .
— Parfait! adieu, marquis. , ,• • , ,
— Adieu, comte. , « , , . . , h
— Que disiez-vous à d'Andelot ? demanda Nipon, en regardant ce dernier se .perdre dans la foule, et après avoir donné aux porteurs l'ordre de toucher à.rhdtel.
— 4e m'efforçais de le consoler. > ^
— Efforcez-vous de l'effacer. Vous avez de, l’esprit, ahusez-en. . . . * .
Tandis que.. jyioon et,>Miesgens gagnaient la rue des Tournelles, en jouant aux .propos interrompus, d’Andelot parlementait avec Marion de lairme qui l’avait gracieusement accueilli dans sa chaise.
— Ce n'est pas vous que j’attendais, dit-eUe à d'Andelot, tout en lui accordant l’hospitalité. .
, —r.Qui donc ? . t ,
— Curieux !
. — ,3ah.! prenez que je suis un accident et supporteznioi. .
— Tiens, il est amusant, ee petit naarquis. IM^s Test-il toujours’. ,,
, — Meltez-moi à l’épreuve. , „ j , , -
— Essayons. Où allons-nous, marquis?
— Belle demaqde ! Chez Marion. N’ayons-nouS pas à
causer ? , .