‹ Nobiliaire d'Auvergne (volume 2)Chapitre 42 sur 46 · PL · texte numérisé non relu

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de In Chaux, du Monlct , d'Aubignac , de la Béoliere, de Jozat. de la Borie, de Créance, de Sévérac et autres lieux. — Famille originaire du Carladez et connue depuis Hugues de la Roque , marié vers 1280 à Hélène de Dienne , fille d'Armand II , seigneur de Dienne , el de Marguerite de Tournemire. Il eut pour successeurs Vezian de la Roque-Cos- Cornut , chevalier, lequel assista, avec plusieurs des principaux nobles de la haute Auvergne , a l'accord conclu entre Guillaume de Murât et Pierre de Brczonsen 1304, et qui fut l'un des exécuteurs testamentaires d'Amhlard 11 , seigneur de Dienne , en 1307 ; Henri de la Roque , témoin d'une transaction intervenue entre les héritiers de Bernard d'AUanche et ceux de Pierre de Breznns en 1328 ; Jacques de la Roque , époux de Miral>elle de Vie. qui fit foi-hommage au vicomte de Cariât en 1335 ; Guillaume de la Roque , qui vivait en 1 W6 ; Jean de la Roque , marié avant l'an 1500 à Louise de Flageac, el auteur commun de toutes les branches de sa maison qui subsistaient en 1600 dans les élections de Brioude et de Saint-Flour, où elles furent maintenues nobles le 17 mai 1668, après avoir justifié de leur filiation et de nombreuses attestations de services militaires.

Outre les alliances déjà citées , la maison de la Roque en compte avec les familles de Bonnamy, de Guilhem , de Chavagnar , de Villeneuve , de Cornusson , de Chambeuil , de Chazelles , d'Albiat , de la Rochette , de Chcyrolles , d'Oradour, de la Tour-Saint-Vidal , etc., etc., et elle joint à cet avantage} celui d'avoir été admise plusieurs fois au chapitre de Brioude. M. de la Roque de Sévérac, né à la Chaise-Dieu en 1770. entra h l'école militaire en 1780, et son Tome v 28

parent, M. de la Roque de la Fage, fut convoqué a l'assemblée de Saint-Flour en 1789.

Suivant ï). Goll, une branche puînée a possédé le fief de Montmajour, près de Mur-de-Barrès. Celle-ci était représentée par Jean de la Roque , en 1450 ; par Raymond de la Roque, en 1470, et par Guillaume delà Roque, en 1543. Les armoiries de celte branche présentaient quelques différences avec celles de la souche , qui sont :

D'aïur, à deux lévriers affrontés d'argent , colletés et bouclés de gueules -, au chef d'argent, chargé de deux rocs d'échiquier de sable.

(Voyez pl. 17, Og. 2.) de la ROQUE-MASSEBEAU , voyez Brezons.

de la ROQUE de MONTA L , élection d'Aurillac. — Cette famille paraît être la même que celle de Roquenatou , originaire du château de même nom , commune de Marmagnac. Guillaume et Pierre de la Roque étaient coseigneurs de Roquenatou avec Savary de Moissel , seigneur de Requiran , en 1365, et Guillaume de la Roque , marié, le 5 avril 1 W7, à Antoinette de Moisset , alias de la Moissetie-Requiran , fut le quatrième aïeul do Jaques de la Roque de Monlal , domicilié à Montai , parois* d'Arpajon , lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666, avec Antoine, Jacques, Pierre et autre PierTe de la Roque, ses frères, après avoir montré leurs

alliances avec les familles de Moisset , de l'Estang , de Chaumeil , de Giou , d'Ulzon ou Delzons et de la Ribe. Voyez Moisset et Roquekatou.

Nous ignorons le sort de cette famille postérieurement à la maintenue de 1666.

ARMOIRIES. — D'azor, an lion d'or, to chef cousu (le gueules, chargé de (rois rocs d'échiquier d'or.

(Voyeï pl. 17, flg. 3.)

DE la ROQUE-SENEZERGUES, ou de la ROQUE-AR- CHAMBAUI), seigneurs de Senezergues, de Peyrelade-la- Besserette , Mouret , Courbières et Castddoze (peut-être Cassaniouze).

C'est l'une des familles les plus marquantes du Carladez. Guillaume de la Roque , damoiseau , était coseigneur de Senezergues avec Eustache de Beaumarchais, bailli royal des Montagnes, et sénéchal de Carcassonne en 1284. — Arcliambaud de la Roque l'était en 1308. — Antoine de la Roque, seigneur de la Besserette ou Peyrelade, en 1364. — Archambaud de la Roque , deuxième du nom , épousa , avant 1420, HéUx de la Valette , fdle de Béranger de la Valette-Parisot et de Matheline de Balaguier, laquelle était déjà veuve de Béton de Roquemaurel. — Jean de la Roque, dit Archambaud, capitaine d'hommes d'armes, servit avec honneur sous Charles Ier, duc de Bourbonnais et d'Auvergne, qui le fit son premier écuyer d'écurie et lui confia la charge de bailli ducal du bailliage de Salers, par lettres du 16 août

U40. De son mariage avec Marguerite de Carbonniftres, naquit — Antoine 11 , dit Aro.hambaud , chevalier, seigneur de Senezergues , chamlwllan de Jean II , duc de Bourbonnais et d'Auvergne, et bailli ducal de Salers en 1450. Il épousa , le 3 avril 1473, Anne de Lescure; rendit hommage au vicomte de Cariât en 1490, et testa le 4 avril 1503, laissant — Archambaud lïï , marie'* lo 8 mars 1516 avec Marguerite de Jean , alias Dejean , qui le rendit i>ère du suivant — Antoine 111 , allié le 2 décembre 1559, à Marguerite de Miramont. Il servit sous M. «lo Montmorin-Saint-llérem , gouverneur d'Auvergne, suivant attestation de 1574. Il eut pour fils et successeur — Guy de la Roque , seigneur de Senezergues , qui épousa, le 6 octobre 1581 , Jeanne de Saint-Martial, de laquelle issut — I^uis de la Roque-Senezergues, qui servit pendant plusieurs campagnes sous Louis XIII , notamment celle de 1635, au ban de la noblesse d'Auvergne commandé par M. de Polignac. Anne Flory, sa femme, qu'il avait épousée le 18 octobre 1621 , lui donna pour fils — François de la Roque , chevalier, seigneur de Senezergues , Mouret , Courbières et autres lieux, uni le 26 septembre 1648, à Anne deBonott, de laquelle il avait quatre fils nommés Louis, Victor, Antoine et François de la Roque, lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. François de la Roque rendit hommage au roi à cause de Senezergues et de Casteldoze en 1669, et vivait encore le 30 août 1700 , date à laquelle il assista au contrat de mariage d'Anne- Charlotte de Benoit, parente de sa femme, avec Gabriel de Gascq-de-Mialet , seigneur do la Gasquie, de Mialet et de Boisson.

— ■ Iffl —

La suite du celle généalogie nous est inconnue , mais on sait que la seigneurie de Senczergues appartenait, avant 1780, à M. du Verdier-du-Barral , président à la cour des aides de Clermont, et que ses hérétiers la possédaient encore en 1830.

La maison de la Roque de Seuezergues partait: De gueules à trois rocs d'échiquier d'or.

Ou bien :

D'or, à trois rocs d'échiquier de gueules. (Voy«pl.l7,flg. 1.)

de la ROQUE dk BOUILLAC et de T01RAG , en Auvergne, en Rouergue et en Quercy . — Famille ancienne et distinguée, qui, suivant lus titres qu'elle a produits, serait une brandie de l'illustre maison de Gourdon en Quercy, EUe possédait , dès le commencement du XIVe siècle , le fief de Ferrières, paroisse de Saint-Élienne de Maurs, <« Auvergne ; plusieurs de ses membres y habitèrent et en prièrent le nom. Tels furent : Pierre de la Roque, damoiseau, qui testa à Ferrières, le mardi avant la fêle de la Purification 1330. 11 eut pour successeurs : Hugues de Ferrières , seigneur de la Roque , qui (il son testament au château de la Roque , le 8 août 1397 ; -—Jean de Ferrières , seigneur de la Roque-Bouillac ; — François de la Roque de Bouillac , qui vivait de 1442 à 1480 ; — Nicolas hr de la Roque-Bouillac , marié le 11 juillet H7i à Jeanne de Ricard ;^Jean. de

la Roque-Bouillac, deuxième du nom, qui épousa Catherine de Morlhon, fille du seigneur d'Asprières;— Nicolas II, marié le 1er septembre 1531 à Jeanne de Cheny , d'une famille considérable de la Bourgogne. Il en eut un grand nombre d'enfants, tous nommés dans son testament du 31 mai 1557, entre autres Flotard et Joseph , qui furent branche. La postérité du premier s'éteignit en 1600. Celle de Joseph existait encore au milieu du dernier siècle (1).

ARMOIRIES. -D'argent, au chef d'aïur chargé de trois rocs d'écbiqaier d'or.

(Voyez pl. 17, flg. 5.)

la ROQUEBROU. — Ancienne et importante l«ronnie, aujourd'hui chef-lieu de canton , à quatre lieues ouest d' Aurillac. Guillelmine de la Roquebrou la porta en mariage à Durand de Montai , puîné d'Aurillac, avant 1251, et Rose de Montai , baronne de la Roquebrou , héritière de sa branche , la transmit aussi par alliance de l'année 1593, à François de Pérusse-d'Escars, baron de Merville, sénéchal de Guienne , en faveur duquel la baronniede la Roquebrou fut érigée en marquisat par lettres de 1614. Leur postérité la possédait encore en 1780. Voyez Montal et Perusse d'Escars.

(1) Il y a plusieurs antres familles du nom de la Roque en Provence , en Languedoc , en Périgord , en Poitou , en Bretagne , en Normandie ei ailleurs.

de ROQUEGAVE d'HAUMlÈRE et de THURET. — Une famille honorable a porte simultanément ces trois noms et a possédé des fiefs en Auvergne.

Ixi terre de Thurel arriva dans cette famille par le mariage de Jean-Baptiste Raymond de Roquecave avec Jeanne-Marie- Marguerite la Chapelle, fille de M. la Chapelle, receveur des tailles a Clermonl, qui en fit l'acquisition en 1730, des créanciers du célèbre Law, directeur des finances. Elle y est restée jusqu'en 1780, époque à laquelle la dame de Roquecave la vendit à M. deLavignet (1). Dans des actes authentiques de 1767 , 1772 et 1776, le même Jean-Baptiste Raymond de Roquecave est qualifié écuyer et chevalier, seigneur d'Haumière, Voissieux, Saint- Bonnet-Villejacques, Monteribeyre, Jauzat , baron de Thuret et de Surat.

M. d'Haumière de Roquecave, trésorier principal des guerres à Clermont , avant 1784, fut porté sur la liste des émigrés en juillet 1792, tantôt sous le premier nom , tantôt sous le second,

M. Jean-Baptistc-Marie-Pierre-Antoine de Roquecave de Thuret , éj>oux de Marie-Magdeleine-Elisabeth Broquift de Manclaux, fille de Guillaume Broquinde Manclaux, seigneur du lieu et de Navastc, conseiller du roi en la chancellerie de la cour des aides de Clermont, est aussi qualifié de chevalier, seigneur, baron de Thuret, Voissieux, Aurière et autres places,

fl) Voyci Chabrol , l it, p. 587.

dans un acte de 1776. Il est quali lié de chevalier baron d'Aurière (1) dans l'acte de naissance de son fils , Marie-Joseph- Jean-Baptiste-Guillaume de Roquecave d'Haumière , du 18 mars 1777. Ce dernier , qui portait plus i>articulicrement le nom de d'Haumière de Tliuret, a rempli pendant longtemps et avec distinction les fonctions d'ingénieur en chef des ponts et chaussées du département du Puy-de-Dôme. Il est décédé le 16 juin 1851 , laissant trois fils :

1° M. Alphonse de Tliuret, ancien magistrat ;

2? M. Augustin de Tliuret' (2) ;

3° M.Adrien de Tliuret.

ARV01RIES— D'azur, à trois lonrs d'or, au chef de même , chargé de trois croissants de çrtieulcs.

(Voyez pl. 17, flg. 6.)

de ROQUEFEUIL. — Le château qui n donné son nom à

(1) La terre d'Atiriéres fut acquise du marquis de Chabanncs par M. de Roquecave d'Haumière, qui l'a revendue au chevalier de Guillaumancbes du Boscage. (Chabrol , t. iv, p. 73.)

(2) Nous devons meulionuer ici une honorable récompense reçue par M. Augustin de Tliuret pour les services qu'il a rendus dans l'arrondissement de Mauriac 'Cantal). Les communes de Méallet, Trizac, Moussa ges et Anglars, lui témoignèrent publiquement leur reconnaissance sanctionnée par une ordonnance royale du 27 avril l&tt , autorisant en même temps l'érection d'une pierre monumentale et de colonnes en son honneur sur le chemin de grande communication de Mauriac à Riora-cz -Montagne, et de donner au pont construit dans la commune d' Anglars le nom de Pont de Thuret.

cettè famille , l'une des plus anciennes et des plus Hiustfes du Rouergue, est situé en Languedoc. La première maison de Roquefeuil, connue depuis Seguin de Roquefeuil, qui fit une donation à l'abbaye de Saint-Guilhem-du-Désert , l'an 1032; s'éteignit dans la personne d'Adélaïde de Roquefeuil , mariée, vers 1150, à Bernard d'Anduse, coseigneur d' Alais , dont la postérité releva le nom et les armes de Roquefeuil. Nous ne suivrons pas cette nouvelle race dans ses nombreuses ramifications répandues en Languedoc et jusqu'en Espagne; nous nous bornerons à rapporter le rameau établi en Auvergne.

Ce rameau a eu pour tige Jean de Roquefeuil , fils puîné de Mclcbior de Roquefeuil , seigneur de Parties , du Pinet , du Milhars et du Bousquet, en Albigeois, et d'Hélène de Chaumelsou Chaumeil. 11 épousa, le 20 juillet 1631, Cécile d'Entraigues-d' Amber, et il eut pour successeurs directs : François de Roquefeuil , premier du nom , seigneur d' Amber, allié, le 27 juillet 1676, à Antoinette de Nattes-de-Villecomtat ; — François de Roquefeuil, deuxième du nom, seigneur d' Amber, marié le 31 juin 1710, à Jeanne de Gbaudesaigues de Tarrieux ; — Jean-François de Roquefeuil , qui épousa , le 10 septembre 17*6, demoiselle Hippolyte de Montvallat , mère du suivant ; — Jean-François-Alexandre de Roquefeuil, seigneur d'Amlwr, marié le 16 ami 1776 à Marie-Jeanne d'AUkiret , de laquelle il avait des enfants en 1786. 11 résidait à Brusquet , commune de Jabrun , près de Ghaudesaigues , lorsqu'il fut porté sur la liste des émigrés, en 1792, et vivait au môme lieu avec le grade de maréchal de camp en 1830. M. Hippolyte de Roquefeuil , né le 30 mars 1778, lui a succédé.

La maison deRoqucfeuil, qui a constamment suiti la carrière des armes, a donné un lieutenant-général des armées navales, mort commandant de la marine à Brest, en 174i; un vice-amiral de France , grand'croix de l'ordre de Saint- Louis, en 1781, mort en 1782; plusieurs maréchaux de camp et nombre d'autres officiers supérieurs décorés de l'ordre de Saint-Louis.

La branche des seigneurs de Padiès , de laquelle était issue celle d'Amber, avait contracté des alliances avec plusieurs familles de l'Auvergne , notamment avec celles de Morcl de Pagas, d'Alegre, de Chaljannes-Curton , de la Veissiere-Cantoinet , et elle était représentée en 1770 par Jacques-Aymar de Roquefeuil, marié le 7 février «le la même année à Marie- Jeanne-Margucrite-Athénaïs de Pradt , sœur de l'archevêque de Malines.

De cette union sont nés plusieurs enfants, entre autres:

Pierrc^oseph-Alexandre-Élie-Édouard , comte de Roquefeuil du Bousquet , chef île bataillon de recrutement près la 20* division militaire à Glermont-Ferrand , oflicier de la Légion d'honneur , qui , de son mariage avec Marie- Michelle-Françoise-Lucie de Cabrieres , a pour enfants : 1° Marie-Louis-Frédéric de Roquefeuil ; 2? Marie-Joséphine-Anaïs de Roquefeuil ; 3° Marie-JuUe-Françoise-Armantle de Roquefeuil , épouse de M. Benolt-Joseph-Camille , comte de Courtaurel de Rouzat, résidant à Cusset (Allier). Une branche établie en Espagne depuis 1254 y était connue sous les titres de comtes de Pcralda et d'Albuterre,

grands d'Espagne de première classe. Elle s'est éteinte vers

ARMOIRIES. - Ecarlelêes de gueules et de gneutes par deux filets d'or en croix» à douze cordelières de même, trois dans chaque quartier d'éeartelnre (!).

(Voyex pl. 17, flg.7.

de ROQUEL AURE , seigneurs , puis barons et ducs de Roquelaure , marquis «le Biran , comtes de Garves , de Pontgibaud , de Montel-de-Gelat , en Languedoc et en Auvergne.

Très ancienne maison qui avait pris son nom dune terre située en Armagnac et qui s'est illustrée par les armes. — Antoine de Roquelaure , descendant au dixième degré de

(1; Voyez La Chenaye-des-Boit , 2« édition , t m.— D'Anbais , t. h et m.— De Waroquier, t. m, p. 212.

(2) Primitivement les armoiries de la famille de Roquefeuil étaient d'azur, à une cordelière d'or posée en eauloir.

Les cordelières sont rarement des pièces mises dans les armoiries ; un seul exemple est connu dans les armoiries de la maison de Roquefeuil. Suivant la tradition , l'origine de ces armes vient de ce que la maison de Roquefeuil étant prés de s'éteiudre par les pertes qu elle avait faites à la guerre , un seul malc qui restait de cette maison , et qui était cordeller, obtint de la cour de Rome d'être relevé de ses vœux. Le pape ne put refuser cette grâce à l'ancienneté de la maison qu'il s'agissait de perpétuer, à ses services , au désir qu'on avait de la conserver. Ce religieux , devenu le chef et 1 unique espérance de la maison de Roquefeuil , voulut , en perpétuant cette maison , y perpétuer aussi le souvenir de l'état qu'il avait embrassé. Il prit pour armes des cordelières. (En-

Pierre de Hoquelaure , qui vivait eu 1231, suivit le parti de Henri de Bourbon , roi de Navarre, et contribua par sa valeur à placer ce prince sur le trône de France. Aussi Henri IV, pour le récompenser de sa fidélité et de ses nombreux services, le fit successivement grand maître de sa garde-rolx? , sénéchal et gouverneur du Rouergue , lieutenant-général de la haute Auvergne , sénéchal et gouverneur de Guienne , maire perpétuel de Bordeaux , gouverneur de toute la province d'Auvergne et chevalier de Tordre du Saint-Esprit à la promotion du 7 janvier 1595. Louis XU1 le créa maréchal de France en 1615. Antoine de Hoquelaure avait épousé en premières noces , le 9 juin 1581 , Catherine d'Ornezan , veuve de Gilles de Montai , baron de la Roquebrou , alliance qui , en lui procurant de nombreuses et sûres relations en Auvergne , lui permit d'assurer entièrement la pacification de cette province. Sa seconde femme fut Susanne de Bassabat. Du premier lit naquirent un fils, mort en 1610 sans alliance, et plusieurs filles mariées dans les maisons de Grammont , île Noailles , d'Estruer, de la Yauguyon , et de Serrecave-Saint-Pé. Du second lit vint, entre autres enfants: Gaston , duc de Roquelaure , chevalier des ordres du roi, gouverneur de Guienne. Il fil la guerre avec beaucoup de distinction et fut promu au grade île lieutenant-général après plusieurs campagnes brillantes dans lesquelles il reçut de nombreuses blessures. Le roi le réconqjensa en le créant duc et pair par lettres patentes du mois de mai 1652. Le duc de Roquelaure devint comte de Pontgibaud et de Montel-de- Gelat , en Auvergne , du chef de sa femme Charlotte-Marie de Daillon-de-Lude , qu'il avait épousée le 17 septembre

1653. Celle dame, morle à l'Age de 21 ans, en 1657, lui laissa un fils et une fille : 1° Gaston-Jean-Baptiste-Antoine, qui suit ; 2» Marie-Charlotte deRoquelaure, mariée a Henri- François de Foix-Candale , duc de Foix , pair de France , chevalier des ordres du roi.

Gastox-Jean-Baptiste-Aittoixï: , duc de Roquelaure, lieutenant-général des armées du roi , servit sous le maréchal de Turenne en 167*2, a la conquête des Pays-Bas et de Hollande ; se signala à la prise de Montbelliard et lors de la défaite du duc de Lorraine, puis au passage de la Kinlz, à l'assaut «le Kelh et du château de Liehtemberg ; il combattit à Fleurus en 1690, puis à Mons , à Namur, à Nerwinde , 5 Charleroi , h Dixmudc, à Hcinse , à Bruxelles; il battit les calvinistes dans le Vivarais ; de conrert avec le duc de Noailles , il défit les Anglais et les Hollandais près de Cette, reçut le bAton de maréchal en 17*21, et mourut en 1738, ne laissant de son mariage, contracté le 20 mai 1683 , avec Marie-Louise de Laval, que deux tilles mariées dans les maisons de Rohan et de Lorraine.

Une branche cadette de la maison de Roquelaure , celle des seigneurs de Saint-Aubin , en Armagnac , subsistait encore en 1790 (1).

ARMOIRIES.— D'amr, à trois roes d'&liiquier d'argent.

(Voyez pl. 17, 1g. 8.)

(1) Voyei le PireÂmtlmt , t. th.

deROQUELAURE, seigneurs de Pompignac, deChaliers, de Laval , de Magnac , de Mirabel , de Montchanson , de Loudières, de Bacon et autres lieux dans l'élection de Saint- Flour et en Rouergue.

Cette famille n'était pas, comme on l'a cru , une branche de la précédente. Elle avait pris son nom d'une terre située en Rouergue, près d'Espalion. Elle n'était ni moins ancienne ni moins noble que son homonyme ; mais elle n'acquit pas autant d'illustration. Elle a prouvé sa filiation depuis Pierre de Roquelaure, qui vivait en 1450 et qui eut pour successeur en ligne directe — Begon de Roquelaure , seigneur de Pompignac, marié le 10 juin 1480, à Isabeau de Villeneuve. Il est rappelé dans un acte de foi-hommage rendu en 1521 au duc de Bourtx)nnais et d'Auvergne, vicomte de Cariât , par Guy de Roquelaure , son cousin , à cause de sa part des seigneuries de Montchanson, de la Chassaigne-Roger et de la métairie de Loudières, terres à 'égard desquelles il avait transigé avec le susdit Begon. Celui-ci laissa Amblard de Roquelaure , seigneur de Pompignac, qui vivait de 1540 à 1562. Huguette de la Tour- Saint-Vidal (et non pas de Tournon), le rendit père du suivant. — Gaspard de Roquelaure, seigneur de Pompignac, de Laval et autres lieux, fut l'un des cent gentilshommes de la maison du roi. 11 servit avec zèle sous M. de Saint-Hérem et autres chefs depuis 1502 jusqu'à 1571 ; transigea le 10 octobre 1585 avec François d'Apchier, seigneur de Montbrun , et contracta deux mariages : 1° le 11 février 1560, avec Antoinette de Marcenat ; 2° avec Isabeau de la Goutte.

Du premier lit vint — Jacques île Roquelaure , seigneur de Pompignac , marié le 9 février 1602 a Jeanne d'Ossandon , qui lui donna deux fils : 1° Gabriel de Roquelaure , qui forma le degré suivant ; 2° Pierre de Roquelaure , auteur de la branche des seigneurs de tavaure , près de Thiers.

Gabriel de Roquelaure servait déjà dans la compagnie des chevau-légers de M. de la Richardie au régiment de Langenc en 1623, et ne vivait plus en 1668. 11 avait épousé le 15 janvier 1648 demoiselle Jeanne de Saint-Didier, qui le rendit père rie :

Claude-Gabriel de Roquelaure , seigneur de Pompignac et de Laval , lequel fit foi-hommage au roi en 1669 et fut maintenu dans sa noblesse par l'intendant du Languedor le 29 janvier de la même année. Le nom de sa femme nous est inconnu , mais il a eu pour successeur :

Pierre-Louis de Roquelaure, seigneur de Laval, époux de Françoise d'Artaud , au nom do laquelle il rendit hommage de la maison noble d'Artaud, avec ses déj>endances, située paroisse de Saint-Germain-sous-Usson , en 1685.

Claude de Roquelaure accomplit la même formalité en

seigneurs de lavaure.

Ce rameau a eu pour autour Pierre de Roquelaure , capitaine de cavalerie au régiment de Langeac , fils puîné de Gaspard de Roquelaure , seigneur de Pompignacet de Laval. Il avait épusé avant 1666, Claude de Verchères, avec laquelle il vivait à Lavaure, paroisse de Dorât , lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse. Leur postérité a pris ses alUan-

ces dans les familles de la Bègue, de Bosredon-UéniUac , de Prades-de-Neufons , et paraît avoir fini en la personne de Gabrielle de Roquelaure , mariée vers 1760 à Jacques des Roys-d'Echandeus.

SEIGNEURS DE ROQUE1.AURK , EN ROUERGCE , DE M1RABEL, DE BACON ET DE MONTCHAN.SON , EN AUVERGNE.

Celte branche , à laquelle appartenait Guy de Roquelaure mentionné plus haut comme ayant rendu hommage au duc de Bourbonnais et d'Auvergne, en 15*21 , remontait aussi sa filiation à l'an 1 *50 et sulisistait encore en 1349. Sa succession parait avoir passé à la maison de Bessuéjouls-Roquelaure, qui en a porté le nom et qui était à ses droits en 1684, 1722 et 1792(1).

ARMOIRIES. — Parti an I" de gueules, à la lour d'argent ajourée et maçonnée de sable; ao 2' d'azur, à trois roes d'éekiqnier 4'or, posés î et 1, et trois besantsde même aussi 2 et i .

(voyexpl.i7,flg.9.)

de ROQUELAURE, voyez de Bessuejouls de Roquelaure.

(t) Voyez les Preuves de 1666.— Le Père Antelme, t. vu , p. 409. — Chabrol, t. îv, p. 607, 682, 830, 835. — Nom* féodaux , p. 109 , 843.—y#«<b?ur, U1, p<366, t. m, p. 37.

de ROQUEMAURE. — L'ancien tief do ce nom était situé dans la paroisse de Saint-Geneys , près de Paulhaguet. Ce fief fut le patrimoine d'une famille que M. Lainé a confondue avec celle de Roquemaurcl. C'est bien certainement aui seigneurs de Roquemaure ou Roquemorc, près de Paulhaguet, qu'il convient «l'attribuer les dons faits au monastère de Sauxillanges par Albert et Robert de Roquemaure, en 1059 et 1108. Cette induction se tire aisément de deux autres titres connus. Le premier est une donation faite au même monastère par Etienne Papabœuf (Papabos), chevalier, et Riculfe , son frère , peu d'années après , c'est-à-dire en 1114 ; le second est un acte de foi-hommage rendu par un autre Robert de Roquemaure à .Vstorg Papabœuf, seigneur d'Almeyrac ou Uomeyrac, son suzerain, en 1282 ou 1283. De ces deux actes , disons-nous , résulte la preuve que les possessions des deux familles se touchaient, et que Robert 1er de Roquemaure et Etienne Papabœuf, tous deux bienfaiteurs de Sauxillanges en 1108 et 1114, étaient les ancêtres de Robert 11 de Roquemaure et d'Astorg Papabœuf, parties intéressées dans l'hommage de 1282. Ce n'est pas tout, il y a encore présomption que les deux familles de Papabœuf et de Roquemaure avaient une origine commune, que la dernière finit par être substituée à la première , et que ce fut Joffrèze de Roquemaure, alias Rochemaure, qui transmit la seigneurie de Domeyrac avec ses dépendances à Armand de Langeac , son mari , à la fin du quatorzième siècle. On sait que la maison de Langeac et celle de la Rochefoucauld, qui lui a surrédé, ont possédé la terre de

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