‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 4 sur 21 · FEUILLADE · texte numérisé non relu

FEUILLADE

de l'hôtel du roi, deux présidents à mortier, un premier président et nombre de conseillers au parlement ; divers intendants de provinces, entre autres Antoine-Françoisde-Paule Lefevre-d'Ormesson , successivement intendant des généralités de Rouen , d'Auvergne et de Soissons , sous Louis XIV ; des chevaliers de Malte reçus dans cet ordre en 1669, 1709, 1710, 1711 et 1712; et enfin, un député de la noblesse de Paris aux états généraux de 1789, mort victime de la révolution le 20 avril 1794.

ARMOIRIKS.— D'aior, à trois lys de jardin d'argent fleuris d'or, tiges et feuillés de sinople, posés 2 cl 1.

(Voyez pl. 3, Dg. 9.)

i»e FIDEDY de LAVERGNE , seigneurs de Fonlbonnc, commune de la Vaslric , près de Saint-Flour. — D'après Chabrol , M. de Fidedy-de-Lavergne (Etienne), receveur des finances des élections de Saint-Flour et de Mauriac , possédait la justice de Fonlbonnc vers 1780 (1). Jacques- Barthélémy - Dieudonné Fidedy - de - I>a vergne - de - Fontbonne, né à Saint-Flour le 25 mai 1769, mort à Clcrmont

(1) Le fief de Fonlbonnc avait appartenu auparavant à MM. du Pré, dont l'un était seigneur de Vedrines et élu de Saint-Flour, et l'autre visiteur général des gabelles et seigneur de Cbàteauneut- Lavastrieen 1723.

le 31 juillet 1831. Sincèrement dévoué à la monarchie et surtout à son prince, il ne suivit pas l'exemple de ces prétendus royalistes qui, des 1789, abandonnèrent la patrie et leur souverain; il resta au poste de l'honneur, et lorsqu'à près le 10 août, Louis XVI et sa famille furent renfermés au temple , il fut du petit nombre de ces serviteurs Gdèles qui offrirent de se constituer prisonniers à la place du monarque, jusqu'à ce que la Convention eût prononcé sur son sort. Lorsque tout espoir d'être utile à son roi se fut évanoui, M. de Lavergne, qui n'était pas en sûreté dans son pays , émigra et alla joindre l'armée des princes. Il Gt avec distinction, comme ofGcier de chevaulégers du roi, la campagne de 92, et concourut à la défense de Maestricht. Peu de temps après il se rendit en Suisse , où il se livra avec ardeur à la culture des lettres , et c'est à son séjour dans celte contrée et à sa reconnaissance pour l'hospitalité généreuse et délicate qu'il y reçut que nous devons un de ses plus beaux poèmes : le Pèlerinage dans les treize cantons. Dire que M. de Lavergne a été l'ami de Delille, qu'il avait vu en Suisse et qu'il revit à Paris après 1809 , c'est faire suffisamment son éloge comme littérateur aimable. L'académie de Clermont, dont il était membre, a publié plusieurs pièces de ses poésies.

Louis XVIII récompensa M. de Lavergne le 14 février 1815 en le nommant chevalier de Saint-Louis et en lui accordant le grade de chef d'escadron. Il fut anobli par ordonnance royale du 19 mars 1817 et par lettres patentes du 31 mai suivant.

Cet honorable citoyen a laissé deux fils, M. Pierre-Roma in- Alfred et M. Pierre-Anatole de Lavergne , habitant à Clermont.

ARMOIRIES. — D'azur , à une lyre d'or soutenue d'une épée d'argent montée d'or.

{Voyezpl.Mg.l".)

FILLIA1RE ou FILIÈRE, seigneurs de Coubladour, de Charouil , de Chadenac, de Chcilon, de Saint- Jouéry, etc., etc., famille maintenue en Velay, le 10 septembre 1669. André Filliaire de Charouil, rendit hommage en 1685, à cause de Coubladour et autres droits seigneuriaux qu'il avait à Loudes, à Vazcilles et à Saint- Remy de Brioude. Jean Filière [acheta du marquis de Valady, avant 1780, partie de la seigneurie de Saint- Jouéry , près de Chaudesaigucs.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de la FIN, famille ancienne et distinguée du Bourbonnais, momentanément possessionnéc en Auvergne, par suite du mariage contracté, le 9 septembre 1572, par Jacques de la Fin, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de la chambre et gouverneur de Montferrand , avec Gilbcrle de Montboissier , dame d'Aubusson , de Boissonnelle , de Monteil et d'Hauterivc. Alexandre de la Fin, leur (ils, disposa de ces mômes 6efs en faveur

de Jacqueline de la Souchère, sa femme. La famille de la Fia a donné un commandeur de Montchamp pour l'ordre de Malte, en 1356 , et un maître d'hôtel du duc de Bourbon, de 1488 à 1505 (1).

ARMOIRIES. — D'argent à trois fasccs de sable ; à la bordure engrelée de gueules.

(Voyez pl. 4, flg. 2.)

de FLAGEAC, seigneurs de Flageac, d'Aubusson et d'Aurousc. — Cette maison, éteinte depuis deux siècles, devait son nom à une terre située entre Langeac et Paulhaguct , élection de Brioude. Elle reportait son origine à Gilles de Flageac, l'un des négociateurs du traité intervenu entre le roi Saint-Louis et Raymond VII, comte de Toulouse , traité que les uns datent de 1229 , et d'autres de 1233. Vers le môme temps, existait une maison de Chavanon, dont plusieurs membres se qualiûaient seigneurs de Flageac, d'où on a conclu que les Flageac étaient du môme sang que Pierre de Chavanon , le saint fondateur de l'abbaye de Pébrac. Ce qui donne de la valeur à cette opinion , c'est que plusieurs abbés de ce monastère ont été choisis dans la maison de Flageac , sans doute pour honorer la mémoire du fondateur; Jean de Flageac le gouvernait en 1438. Armand de Flageac fut inscrit à l'Armoriai de 1450. La postérité de ce dernier, qui s'était alliée

(1) Nom féodaux , p. 413. —D. CoM,— Chabrol , p. 350.

aux maisons de Montmorin, de Kostaing, d'Alcgre, d'Apchier, de Crussol, de Fontanges, de Murât , de Pouzols , de la Roquc-d'Azénières et autres , Gnit en la personne de Pierre de Flageac , chevalier de l'ordre du roi , et l'un des principaux officiers du comte de Randan à la bataille d'Issoire, lequel ne laissa de Marguerite de Hostaing, sa femme, que deux filles, savoir : Louise de Flageac, qui porta la terre de son nom à Christophe d'Alègre, seigneur de Saint-Just, dont elle était veuve en 1670, et Marguerite de Flageac, alliée en premières noces à Christophe d'Apchier, et en second lieu, à Conan de Crussol , duc d'Uzès. La maison de Flageac comptait quatre admissions au chapitre de Brioude : Aymar de Flageac, en 1301; Pierre, en 1473; autre Pierre, en 1512, et Jacques, en 1559. Celui-ci vivait encore en 1595.

ARMOIRIES. — De sable, à la tour d'argent ; à la bordure de gueule*.

(Voyez pl. Mg-3.)

de FLAGEAC. (Voyez Le Normand de Flageac.)

du FLOQUET, seigneurs de Chaméane, de Grommont, de la Gorce, de Saint-Genest, du Réal et de la Dommerie, élection d'Issoire. — Cette famille a prouvé sa filiation depuis Jean du Floquet, lieutenant de justice de la Châtellenie royale d'Usson en 14G0, et elle était considérée comme noble en 1543; mais cette qualité ne lui a été

légalement reconnue que par lettres de confirmation obtenues le 28 juin 1665, et c'est en vertu de ces lettres qu'elle fut maintenue en 1668; elle était alors divisée en deux branches : la première représentée par Biaise du Floquet, seigneur de Chaméane; la seconde, par quatre frères : Pierre, Jean, Maximilicn et Claude du Floquet, sieurs de Réal, paroisse de Fiat, tous capitaines dans divers corps. Ils justifièrent, en outre , des services militaires de leurs ancêtres par de nombreux certificats dont les dates comblaient sans interruption un intervalle de près d'un siècle, 1594 à 1668. Plusieurs membres de celte famille rendirent hommage au roi en 1669, 1683, 1684 et 1716.— Anne-Éléonore-Eulalic du Floquet du Kéal , fille de François-Charles du Floquet, comte du Héal, a épousé, le 13 février 1787 , Charles-Marie Le Clerc, marquis de Juigné , crée pair de France en 1823. La maison du Floquet compte des alliances avec les familles de Téraulcs, de Chauvigny, du Vernet, de Régin, de Sommièvrcs, de Boycr-Saunat , de la Rochefoucauld , de Frétât , de Girard- Sainle-Radegonde , du Lac et de la Kcyneric.

ARMOIRIES. — D'aïur, à la «roix engrelée d'or, cantonnée, aux 1 er et 4 e , d'une étoile d'argent ; au 2*el 3 e d'une pomme de pin d'or.

(Voyez pl. 4, fig. 4 )

de FLORAC ou FLORAT, anciennement Flcurac — Ancien fief situé dans la commune d'Ydes, sur les bords

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