‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 5 sur 21 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

de la Sumènc, et relevant de la comtoirie de Saignes dont elle était un démembrement. La famille à laquelle il avait donné son nom était, sclott toute apparence, un rameau de la maison de Saignes. C'est, du moins, ce que l'on peut conclure de divers rapprochements, et surtout, de la similitude de ses armoiries avec celle des comtours, similitude que nous ferons remarquer plus loin. Le plus anciennement connu des seigneurs de Fleurac fut Escot de Fleurac, damoiseau, mort avant 1317, époque à laquelle Roger de Fleurac et Gaillarde-Marguerite de Fleurac, sa sœur, transigèrent sur sa succession. Cette dernière, qui était alors fiancée à Hugues Seguin, alias de Pénacor, reçut pour sa part les rentes à prélever sur les lieux de Fonostre, de Jouanncs et de Beils, dépendant des paroisses d* Ydcs cl de Madic. Les témoins de cet acte furent : Jean de Fleurac, Jean Oltrassalh d'Autressal et Pierre de Mariât, damoiseaux. Quelques années après, c'est-à-dire en 1334, la même Gaillarde- Marguerite de Fleurac, autorisée de Hugues de Pénacor, son mari, céda lesdites rentes à Nicolas de Montclar, coseigneur de Montclar et d'Anglars. — Bertrand de Fleurac vivait en 1375, qu'il fut témoin du testament de Guy de la Tour. — Roger de Fleurac, II e du nom, prieur de Billom, fut présent à une acquisition faite à Àntignac, par Hugues de Bort, capitaine du château de Claviers, en 1394. — Louis de Fleurac, damoiseau, seigneur de Fleurac, en Auvergne, et de Margeride, en Limousin, fit une obligation à Jacques de Chabannes pour prêt d'argent en 1431 ; lui vendit des rentes en 1439

et fut inscrit à l'Armoriai de 1450; il portait : de gueules, semé de fleurs de lis for. ( Voyez pl. 4 , fig. 5. ) Ces armes! comme on le voit, n'offrent avec celles des comtours d'Apchon, aînés des comptours de Saignes, d'autre différence que le changement des émaux, et l'on sait que ce moyen était souvent employé dans les familles pour distinguer une branche de l'autre. A cette môme époque de 1450, Bernard, comtour, seigneur de Giou et de Rinhac ou Rignac, près de Riom-cz-Montagnes , portait : d'or, semé de fleurs de lis d'azur, et pour brisure, un chef d'azur, chargé de irais étoiles d'or; au ïambe l de gueules orochant (1). — On ignore comment la seigneurie de Fleurac passa dans la maison de la Queuille qui la possédait déjà en 1482 et qui en illustra le nom. L'histoire conservera le souvenir de ce valeureux capitaine , Jean de la Queuille, dit de Floral, chevalier de l'ordre du roi en 1577, lieutenant -génial en Auvergne en 1580, sénéchal de Ciermont en 1589, maréchal- de- camp en 1605, dont les exploits furent si utiles à la cause de Henri IV. (Voyez De la Queuille. )

de FLORAC ou FLOIRAC. — Albert de Florac était chancelier et garde-des-sceaux de la prévôté de Nonctte pour le duc de Berry en 13<M). Nous ne pensons pas qu'il fût membre de la famille objet de la notice qui précède ,

(1) Armoriai de 14«0, p. 71 , 93, 94.

car il csl qualifie bourgeois de la ville d'Issoirc, dans uo acte émane de son autorité en 1368.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de FLORET ou FLOR1T , seigneur du Bacon, de Chiliaguet et de la Tour-dc-Clamouse , en Auvergne et en Gévaudan. — Celte famille remonte à Guillaume Florit du Bacon, seigneur de Chiliagucl en 15i0, anobli pour services militaires, par lettres du mois de février 1565, registrées à la chambre des comptes de Paris le 7 juin suivant. Elle était représentée en 1760 par Jean-François-Eustache de Florit de la Tour-dc-Clamouse, ancien capitaine au régiment d'Orléans -Dragons, chevalier de Saint-Louis, et commandant de la ville de Pradellcs, époux de Marie - Jacqueline - Françoise de la Rodde- Saint-IIaôn. Le nom de Florit- de -Clamouse figurait encore sur les listes de convocation de la noblesse du Vivarais en 1789 (1).

ARMOIRIES. — D'aior , au cygne d'argent surmonté d'une fleur de lis de même; au chef d'or chargé d'un casque de sable accosté de deux étoiles d'azur. (Voyez pl. 4, (lg. 6.)

(1) Chabrol, t. lv, p. 188.— Comtt de Waroquier ,t. iv, p. 216. — Dictionnaire véridique des origines , par M. Laine, 1. 1 , p. 490.

FLOTTE, seigneurs de Ravel, de Cormède , d'Ennezat , de Mayssat, d'Escolle, de Maymont, de Vaux et de Limaignes. — Maison ancienne et illustre, éteinte depuis quatre siècles. Pierre Flotte, fils d'un gentilhomme d'Auvergne , fut élevé à l'école des Légistes appelés chevaliers* ez-lois, qui, depuis le règne de Saint-Louis, exerçaient une grande influence sur l'autorité royale qu'ils servaient avec zèle et talent. Il joua un rôle très-important dans la lutte qui s'engagea entre le pape Boniface V III et le rot Philippe-le-Bel. Ce monarque lui fit don, en 1294, de la terre de Ravel et du lieu de Salmeranges en Auvergne ; de la jouissance de la terre de Lumigni, en Brie, et l'honora de la dignité de chancelier de France en 1302; il périt à la bataille de Courtray la même année avec l'élite de la chevalerie française. Il eut pour fils aine Guillaume Flotte, chevalier, seigneur de Ravel, conseiller au parlement en 1314, employé avec succès dans diverses négociations importantes par les rois Philippele-Long et Philippe de Valois, et revêtu de la dignité de chancelier qu'il exerça de 1339 à 1347. Celui-ci fut marié deux fois : 1° avec Elips de Mello ; 2° avec Jeanne d'Amboise. Du premier lit vint Pierre II , dit Flotton de Ravel , qui servit avec distinction en Gascogne , en Languedoc et en Flandre, de 1337 à 1345; il fut créé amiral de France le 28 mars 1345; il était, en outre, capitaine général en Poitou, Sain longe, Limousin et frontières voisines. De son mariage avec Marguerite de Châtillon, vint, entre

autres enfants , Guillaume Flotte , II e du nom , qui Gt empoisonner Marguerite de Beaumont, sa femme, sous prétexte de mauvaise conduite , après en avoir eu Antoine Flotte, dit Flotton, tué à la bataille de Roscbeck en 1382. Antoine ne laissa qu'une seule fille, Jeanne Flotte, héritière de Ravel, d'abord promise à Antoine J'Auvergne, dit de Boulogne, décédé avant l'accomplissement du mariage, puis mariée deux fois : l°en 1401, avec Jean - François d'Aubrichcourt ; 2° vers 1424, à Jacques de Chûtillon , seigneur de Dampierre. Demeurée stérile de ces deux unions , Jeanne Flotte testa en faveur d'André de Chauvigny-Blot, et mourut , selon Audigier, le 14 février 1432. Catherine de Chauvigny porta la terre de Ravel dans la maison d'Amboisc , d'où elle passa successivement dans celles de la Rochefoucauld, de Comboursier-Terrail et d'Estaing. Cette dernière la possédait encore en 1789.

ARMOIRIES. — Fascé d'or et d'aïur de

six pièces.

(Voyez pl. 4, flg. 7.)

ISoia. Il existe trois autres familles du nom de Flotte n Dauphiné et en Provence.

de FOIX , seigneurs de Mardogne , de Moissac-lc-Châeau , d'Auzelles , de Gimazanne , de Val et de la Nobre. —

Branche de l'antique et illustre maison des comtes souverains de Foix, de Bigorre, de Navarre, de Béarn , vicomtes de Narbonne, rivaux en gloire et en puissance de ces fameux d'Armagnac, avec lesquels ils exercèrent longtemps une égale influence sur les provinces voisines des Pyrénées. Un rameau de cette grande famille vint s'établir en Auvergne par suite du mariage de Germain de Foix, troisième fils de Jean II, vicomte de Couzerans, le 28 octobre 1477, avec Jeanne de Tinières, héritière de Mardogne et autres places. Jeanne mourut en 1519, et son mari, en 1530. Ils laissèrent Louis de Foix, seigneur de Mardogne, qui épousa, le 6 août 1521, Gabrielle de Dienne, déjà veuve d'Astorg de Pcyre. Ce mariage lui attira la colère de son père qui avait jeté les yeux sur la même veuve, et qui, pour le punir, disposa de la vicomté de Couzerans en faveur de Jean de Foix, son putné. Malgré cette disgrâce, qui le privait des avantages attachés au droit d'aînesse , Louis de Foix soutint son rang avec dignité ; il accompagna ses parents, Gaston de Foix , duc de Nemours; Odet de Foix , vicomte de Lautrec, et Thomas de Foix-Lescun, dans leurs campagnes d'Italie, où il se distingua par sa valeur. Ce seigneur mourut en 1560 et fut inhumé dans l'église de Joursac, près de Mardogne. On ne lui connaît que deux enfants : Joseph de Foix, dont nous allons parler, et Germaine de Foix, alliée, le 20 février 1557, avec Michel d'Anjoni , seigneur d'Anjoni , de Falcimagne et autres lieux. Joseph de Foix , seigneur de Mardogne , épousa Françoise de Lastic , fille de Thibaud, seigneur de Lastic et de Rochegonde, de

laquelle il n'eut qu'une fille unique , Gabrielle de Fois, mariée, en premières noces, à François de Dienne, chevalier de l'ordre du roi , bailli royal de la haute Auvergne, et en secondes noces, par contrat du 28 juin 1592, avec Gabriel-Philibert d'Apchier. Elle mourut sans postérité, à Saint-Flour, en 164G. Sa mère, Françoise de Lastic, qui s'était remariée à Jean de la Guyche, avait eu de son second mari, une fille nommée Louise de la Guiche, épouse de Louis-Antoine de la Rochefoucauld-Langeac, laquelle réclama des droits sur la terre de Mardogne, et ce fut alors que s'engagea, entre les maisons d'Anjoni, d'Apchier, de la Rochefoucauld et de Mauléon, représentant toutes la maison de Foix, une instance qui durait encore en 1784. Nonobstant ce procès, la terre de Mardogne fut d'abord vendue à David du Four, lieutenantgénéral à la sénéchaussée de Clcrmont , qui s'en départit par transaction de 1720. Elle fut ensuite cédée , du consentement des parties, à Louis-Armand, prince de Conti, qui, à son tour, la ce da au roi Louis XV en 1770. Trois ans plus tard, elle fil pnrlie de 1'apanngc du comte d'Artois, et rentra dans le domaine royal en 1778.

Une autre branche de la maison de Foix, celle des comtes de Flcix, vint en possession du duché de Randan, par suite de l'alliance de Jcan-Bapliste-Gaston de Foix, comte de Flcix, avec Marie-Claire de Beauffremont, première dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche, fille de Henri de Beauffremont, marquis de Scnecey, et de Marie-Catherine de la Rochcfoucauld-Randan , gouvernante de Louis XIV. Henri-Charles de Foix , pair Je

France, dernier duc de Randan de son nom, mourut le 22 février 1714.

ARMOIRIES. — D'or, à trois pals de gueules; le 3* à seneslre chargé de trois losanges d'or en chef, î et 1.

(Voyez pl. 4, ng. 8.)

Quelques membres de celte famille ont porté : Ecartelé, aux 1 er et 4' d'argent, à la croix ancrée de sable; aux 2 e et 3 e d'or y à trois pals de gueules.

D'autres portaient en 1637 : Ecartelé , aux 1 er et 4« d'or, à trois pals de gueules; aux 2° et 3 e de voir, or et gueules.

DE FOLHOLES ou FOULHOLES. — Cette famille, qui semble tirer son origine du lieu de ce nom, situé dans la commune de Vezac, canton sud d'Aurillac, était posscssionnée près de Vic-en-Carladez , aux 13 e et 14 e siècles. Béalrix de Folholes, alias d'Albin, vivait en 1253; Raymond de Folholes, chevalier en 1278; Bertrand en 1287; et Pierre de Folholes, aussi chevalier en 1303 et 1325. Cette dernière année il fut présent à un acte du vendredi avant la fête de Sainte-Madeleine, par lequel Isabeau de Rodez , vicomtesse de Cariât , veuve de Geoffroy de Pons, annula une donation qu'elle avait précédemment faite à Bertrand et Bernard de la Tour-d'Auvergne, ses neveux. Un arrêt du parlement, de l'année 1397, nous apprend que Jean de Foulholes, chevalier, légitime administrateur d'autre Jean de Foulholes, écuyer, son fils, était en discusssion avec Raymond de Baufort, vicomte de

Turenne , à raison des cbftleaox et fiefs de Floirac, Agude, Vayrac, Taille, Coissac et la Rrandc, situés en Quercy et en Limousin, et auxquels il prétendait comme héritier de Marguerite de Lestradc. Ce différend n'était pas terminé en 1403, suivant une information faite à la requête du vicomte contre le môme Jean de Foulholes , chevalier. Cette famille a dû s'éteindre ou changer de nom peu après, car les actes précités sont les dernières traces qu'il en reste.

ARMOIRIES. — iDeonnots.

db la FON ou de la FONT-DEJEAN , comtes , puis marquis de Saint-Projet , barons de Barbazan , seigneurs de Rillac, Nozièrcs, Saint-Martin -Valmeroux, Saint- Paul-de-Salers, du Dognon-les-Pleaux , de Tourniac et autres lieux, en Quercy, en Bigorrc , en Limousin et en Auvergne. — Cette famille, originaire du Quercy, est connue depuis au moins 1360, époque à laquelle vivait Ratier de la Font, seigneur de Fcneyrolles; elle a prouve sa filiation depuis Pons de la Font , seigneur de Fcneyrolles, marié le 23 novembre 1495, avec Anne de Gaïard, fille de Jean de Galard , seigneur de Brassac. Flotard de la Font, son petit-fils, épousa, le 21 mai 1560, François Dejean de Saint-Projet , en Quercy, et fut substitué aux biens de cette maison, à charge d'ajouter le nom de Dejean à celui de la Font. Ce Flotard fut le bisaïeul de Fabien de la Font , comte de Saint-Projet , allié, le 2 no-

vembre 1G55, à Françoise de Rillac, fllle et héritière en partie, de François de Rillac, chevalier de l'ordre du roi, maréchal de camp, grand bailli de Salers, seigneur de Rillac, coseigneur de Pleaux, du Dognon, Nozières, Saint-Paul, etc. , etc. De cette union sont issus entre autres enfants, 1° Catherine de la Font-de-Saint- Projet, née au château de Rillac, le 17 octebre 1667, admise le 24 mars 1686 chanoinessc de l'ordre de Malte au chapitre de Beaulieu-Issindolus, en Quercy, où elle fit profession le 10 avril suivant. Élue grande prieure perpétuelle de cette maison, en mai 1716, elle la gouverna jusqu'à sa mort, arrivée en 1749. 2° Joseph de la Font, comte de Saint-Projet, qui parait avoir succédé un moment à son aïeul maternel, dans la charge de grand bailli de Salers. Il ne vivait plus, en 1722, que sa veuve , dame Bonavenlure de Montclar-Montbrun rendit hommage au roi ; 3° Jacques de La Font, marquis de Saint-Projet, seigneur de Rillac, Tourniac, le Dognon, qui rendit hommage desdites terres en 1699. Celui-ci laissa un fils, Charles de La Font, marquis de Saint- Projet , baron de Barbazan , premier baron de Bigorre , seigneur de Rillac, etc., etc., lequel renouvela l'hommage au roi en 1723. Un membre de la môme famille fut reçu chevalier de Malte le 22 avril 1786. Parmi les alliances non mentionnées dans ce qui précède, on distingue les noms de Gourdon, de la Roche-Fontenillcs , de Cardaillac, de Pèchepeyroux, de Perusse-d'Escars, de Cugnac, de Salers, de Salles, de Saint-Martial, de Polignac, de Lautrec, de Beaupoil-Saint-Aulaire, de Mor-

lhon , de Murat-de-Lestang , de Penne , de la Valette , de Vassal , de Lestrade et de Laville-Lacepède (1).

ARMOIRIES. — D'argent , è U bande de peu les.

(Voyez pl. 4,flg. 9.)

de FONTANET.— Seigneurs deFontanet, d'Aulhac et delà Roche-Romaine, aux environs d'Issoirc. Guillaume do Fontanet, damoiseau, figurait au nombre des nobles tenant fief dans la mouvance d'Ollicrgucs en 1396. Antoine de Fontanet transigea , le 2 août li46, avec Robert deFaydidcs. Le même Antoine, dit d'Aulhac, et Robert de Fontanet, furent inscrits à l'Armoriai de 1450, p. 83, 85; ils portaient : d'azur, au chef d'or, au lion de gueules brochant sur le tout (Voyez pl. 5, fig. 1.). — Jean de Fontanet-d'Aulhac acquit de Louis d'Aubières, en 1499, la seigneurie de Roche-Romaine, qu'il revendit à François de Crestes en 1526.— Annet de Fontanet avait épousé, vers 1540, Anne du Croc , fille de Gilbert du Croc et de Philippine de Saillans. Il paraît que celle dame demeura héritière de son mari, car Guillaume du Croc , son neveu , et les descendants de celui-ci , se qualifiaient seigneurs de Fontanet, de 1572 à 1649. — Agnès de Fontanet porta la seigneurie d'Aulhac en mariage à Gaspard de Besse

fi) Archive» du chapitre de Deaulieu, à la Bibliothèque royale. — AToroi féodaux,^. 417, 491.

de la Richardie avant 1669, époque à laquelle Gilbert de la Richardie, leur Gis, en rendit hommage au roi. ( Voyez Aulhac) (1).

de FONTANGES. — A peu de distance de la ville de Salers, dans la jolie vallée arrosée par les eaux de l'Asprc et de la Maronne, est un gros bourg que Ton décore parfois du nom de ville ; c'est le bourg de Fonlangcs (2) ; il est dominé par les ruines d'un ancien château féodal , berceau d'une race chevaleresque dont l'origine se perd dans la nuit des siècles. Geraud de Fontanges, qualifié de chevalier illustre, s'immortalisa dans un combat singulier où il vainquit Àymeric de Saint-Céré, en présence des vicomtes de Turenne , de Comborn et de Limoges, entourés d'une brillante chevalerie, à Beaulieu, en Limousin, le 27 janvier 1178. Après Geraud paraissent Maurin de Fontangrs, mentionné dans le Gartulaire de l'abbaye de la Valette , sous la date de 12*4 ; Hugues de Fontanges, chevalier croisé en 1248, dont l'écusson figure aux galeries historiques de Versailles; Rigaud, Astorg et Hugues de Fontanges, connus par diverses aliénations

(1) Noms féodaux, p. 810, 944.— Chabrol , p. 522 , 813 — Généalogie de la maison du Croc, p. 4, 5.— Production de 1666, aux noms de Faydideset de Peucbaud — Armoriai de 1450, p. 83 , 85. — D. Coll.

(2) Chabrol , tome iv , p. 667, a confondu la seigneurie de Fontanges avec celle de Branzac (anciennement Vranzac), située dans la commune de Loupiac , et qui a long-temps appartenu à la maison de Pestels , co seigneurs de Fontanges.

faites au monastère de Mauriac en 1250, 1270 et 1282. Maurin, Hugues, Pierre, Ayroeric, Rigaud H,Rigaud IH, rendirent successivement hommage à l'évoque de Clermont en 1270, 1272, 1278, 1331, 1368, 1373, 1427 (1). Olivier de Fontanges, le môme qui fut inscrit dans l'Armoriai de 1450, comparut avec Guy de Pestel et Guy de Beauclair, à la chambre des comptes de Paris, le 14 avril 1459, pour attester l'utilité de l'établissement de deux foires à Fontanges, et le 14 juin suivant , Olivier de Fontanges se présenta de nouveau pour retirer les lettres de concession. —Guillaume de Fontanges fut chancelier, garde -des- sceaux du duché d'Auvergne , prévôtés de Maurs, Aurillac et Mauriac, de 1443 à 1415. Guy, ou Guinot de Fontanges, épousa, en 1465, Marguerite d'Auleroche, de laquelle sont issus deux fils: 1° Rigaud IV, qui continua la ligne atnée , et Louis de Fontanges qui fonda la branche des seigneurs du Chambon , en Limousin , divisée depuis en plusieurs rameaux répandus en Auvergne, en Limousin, en Quercy et en Bourbonnais. — Aymeric de Fontanges épousa , vers Tan 1500, l'héritière de Cropières-Montjoui.— Nous devons ici mentionner une assertion d'Audigier qui ne nous paraît pas fondée. On sait que la maison de Pcslcls a eu , de temps immémorial, des droits de co seigneurie sur la terre de Fontanges, droits qu'elle tenait de ses alliances avec les Beauclair, les Salers et les Fontanges, entre autres, de celle con-

(1) Gallia christiana.

tractée par Guy de Pestcls avec Hélix de Fontaoges , vers l'an 1380. Ainsi Audigicr, sans doute trompé par la conformité des prénoms et qualifications dont on faisait usage dans les deux familles, a prétendu que Guy IV de Pestels, dit Guinot, fils de Guy III et d'Annetle d'Apchon, fut l'aïeul de Nicolas de Pestels, puîné de sa maison , substitué au nom et armes de Fontanges , et tige des seigneurs de Veïzic. Ce fait qui , à notre connaissance , n'est consigné dans aucun autre document , se trouve démenti par les preuves des deux familles, où l'on n'aperçoit pas la moindre trace d'une semblable substitution. D'ailleurs, la parenté de la branche de Velzic avec celle du Cbambon ressort suffisamment de certains titres authentiques. Nous avons eu sous les yeux le contrat de mariage de Guidemine de Fontanges , fille unique de Pôtre-Jean de Fontanges, seigneur de Fontanges, Palmont, Cropières, Puy- Morier, Saint- Jouery, et de dame Jeanne de la Rouë, avec Louis de Scorailles deRoussille, et auquel contrat, passé au château de Scorailles le 3 août 1616, assistèrent : Annct de Fontanges, seigneur de Velzic, oncle de la future ; Jean de Fontanges, seigneur du Chambon; Gabriel de Veilhan, seigneur de Pénacort; Jean de Rillac, bailli de Salers; François de Salers, baron du lieu. Cet acte, ratifié le 11 du même mois, en présence d'Henri de Saint-Martial-de-Puvdeval, doyen d'Aurillac ; de Gilles de Sedièrcs et de Jacques de Plaignes. Dans celte pièce, comme on le voit, paraissent les deux principales branches de la famille de Fontancos , plusieurs de leurs parents et amis , tandis qu'on n'y voit figurer aucun membre de la maison

de Pestels. Au reste , un acte que d'Hozicr cite sans en rapporter les détails, dans V Armoriai général, R u II, et qui cependant pourrait fournir des éclaircissements certains, c'est une transaction intervenue en 1520, entre le susdit Nicolas de Fontangcs et Guy de Peslels, touchant le droit de sépulture et d'armoiries des deux familles.

Cette branche des seigneurs de Vclzic , représentée en 1666 par Guillaume de Fontanges, seigneur de Velzic, paroisse de Lascelle , cl Gcraud de Fontanges , son frère, seigneur de la Garade, paroisse de Polminhac, s'est perpétuée avec honneur jusqu'à nos jours. Elle a produit : Jean-Baptiste-Joseph de Fontanges, évoque de Lavaur, mort en 1764; Louis-Marie, marquis de Fontanges, lieutenant des gardes-du-corps , maréchal*dc-camp, chevalier de Saint-Louis, mort en 1781 , laissant de son mariage avec Françoise de Barrai, qu'il avait épousée en 1765, Justin, marquis de Fontanges, chevalier de Saint-Louis, dont la flllc unique a épousé M. George Onslow, membre de l'Institut , petit-fils de lord Onslow, pair d'Angleterre.

Seigneurs d'Auberoque. — Cette branche comptait parmi ses membres les plus distingués Antoine de Fontanges qui, en 1553, commanda les ban et arrière-ban des provinces d'Auvergne, du Quercy, du Périgord, Limousin et autres. — Louis de Fontanges, son fils, qui eut un commandement semblable en Auvergne et en Bouergue au temps de la ligue. — François de Fontanges, lieutenant de M. de Noailles, assista aux sièges de Milhaud et de Belmont, en Rouergue, en 1609.— Jeau de Fontanges,

lieutenant de chevau-légers, servit avec distinction, à latete de quatre-vingts maîtres, aux sièges de Gravelines en 16*4, et de Dunkcrquc en 1646. Celui-ci était domicilie au château d'Auberoque , paroisse de JLadinhac , lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Son fils, Jean de Fontanges, comte d'Auberoque, sous-lieutenant de la compagnie des chevau -légers du Dauphin , fut tué à la bataille de la Marsaille, le 3 octobre 1693, avant d'avoir été marié.

Seigneurs du Chambon, de Maumont et autres lieux en Limousin. — La tige de cette branche fut Louis de Fontanges, frère puîné de lligal ou Rigaud IV, seigneur de Fontanges. Il épousa, le 31 octobre 1507, Cécile de Kastelanc , dame du Chambon , terre que celte famille tenait d'une libéralité faite par Pierre de Beaufort, vicomte de Turennc, à Pierre de Rastelane, le 21 janvier 1421, en considération de services rendus. De cette union naquirent, entre autres enfants, Jean de Fontanges, qui continua la ligne du Chambon, et Antoine de Fontanges, tige des seigneurs de Masclas, en Quercy, laquelle a pris ses alliances dans les maisons de Blanchefort, de la Garde-de-Saignes , de Mirandol , de Montai, de Gourdon, de Vaillac, de Montclar, de Vassal, etc., etc. Elle s'est éteinte en la personne de Jean -Pierre de Fontanges, colonel d'infanterie, écuyer de la princesse de Conti, mort en 1755, sans avoir eu d'enfants d'Anne de Fontaines, dame d'honneur de la même princesse.

Jean de Fontanges, 1« du nom , fils aîné de Louis, seitome m. 6

gncur du Chatnbon , et do Cécile de Raslelanc, épousa, le 12 février 1535, Françoise de Veilhan , de laquelle issut :

Raymond de Fontaxges, allié, le 17 mai 1577, avec Antoinette de Monceaux , sœur de Pierre de Monceaux, seigneur dllaulerochc et de Vernincs, tous deux enfants de Hugues de Monceaux, seigneur des mômes lieux, paroisse de Champs-do-Bort , en Auvergne, et de dame Antoinette de la Veyssièrc. Raymond de Fontanccs et Antoinette de Monceaux eurent deux fils : Jean II, seigneur du Cliambon, et Hugues de Fonlangcs, auteur de la branche d'IlAUTEiiociiE, rapportée plus loin. — Jean II, seigneur du Chambon, épousa en 1612 Jeanne de Chaunac, de laquelle sont descendus les seigneurs du Chambon, de Maumont , de Saint-Angcl , de Preissac , de Saint- Ililairc et autres lieux en Limousin, alliés aux maisons de Saint-Marlial-Puydeval , de Donnerai, de Loupiac-Ia- Devèzc, de la Croix - d'Anglars , de Hcer-de- Barnevillc, etc., etc. Celle branche a produit Jacques de Fontanges, comte de Maumont, lieutenant -général des armées. Entré au service fort jeune, il fil la campagne de 1GG1 dans les mousquetaires de la garde, passa successivement sous-lieutenaut, aide-major et capitaine au régiment des gardes françaises, en 1676 et 1677; s'acquit beaucoup de gloire à la bataille de Mont-Cassel , en 1677; à celle de Saint-Denis, en 1678, ainsi que dans plusieurs combats qui se livrèrent dans le Brandebourg où il commandait un corps considérable en 1679. Nommé inspec-

teur-général d'infanterie en 1682, et brigadier d'armée , en février 1683, il servit en celte qualité aux sièges de Luxembourg en 1684 , et fut promu au grade de maréchal-de-camp en 1688. Placé à la tète des troupes auxiliaires que Louis XIV mettait à la disposition de Jacques II, roi d'Angleterre, Jacques de Fontanges, qui, à cette occasion , avait été élevé au grade de lieutenantgénéral, débarqua en Irlande en 1689, et y obtint d'abord des succès; mais il fut tué dans un combat, sous les murs de Londondery, le 1 er mai 1689 (1).

Seigneurs d'Hauterochb, de Vernines , de la Cudelle, de Cousans et la Fauconière. — Hugues de Fontanges, fils puîné de Raymond , seigneur du Chambon et d'Antoinette de Monceaux , eut en partage les seigneuries de Vernines, ô'Hauleroche et Fournols, paroisse de Chain pdc-Bort , provenant de la succession maternelle. Il y était domicilié lorsqu'il fut maintenu dans sa noblesse en 1666. Il avait épousé, au mois de décembre 1618, Charlotte de Motier-de-la-Faycttc-Champelièrcs, fille de Jean II, seigneur de Champctièrcs , chevalier de l'ordre du roi, et de Jeanne de Polignac, sa seconde femme. De cette union vint :

Jean-Annet de Fontanges, seigneur d'Hauteroche, de Vernines et Fournols, qui épousa, le 14 février 1656, Marguerite de Villelurae, fille d'Antoine et d'Anne de

(l)Jtfauon militaire du roi, lome m, page 133.

Salvcrt. Il fit foi-hommage au roi en 1669, et fut père des deux fils qui suivent :

1° Antoine de Fontanges, seigneur d'Hauteroche, Vcrnines et Fournols, marié en premières noces, le 2 janvier 1696, avec Marguerite de Longa , fille et héritière de René de Longa , seigneur de la Clidelle, et de Jeanne Charbonnel, et en secondes noces, en 1705, avec Anne de Panevère, fille de Henri de Pancvère-dc-la- Rochelette, et de Charlotte de Frétât de Recoules. II rendit hommage au roi en 1723, et vivait encore en 1735. Il laissa des enfants des deux lits, entre autres : Hugues de Fontangcs, aïeul de M. de Fontangcs, actuellement domicilié au château de Cousans, et maire de la commune de Vebret; Madeleine de Fonlanges, née du premier lit, mariée, le 30 mai 1735, à Charles de Sarliges-d'Estillots , fils d'Emmanuel et de Catherine de Scorailles; et enfin, Marie-Elisabeth de Fontangcs, née du second lit, alliée, le 19 février 1727, à Charles de Sa rt iges , seigneur de Sourniac , fils de François et de Jeanne de Sartiges-Lavandès.

2» Hugues de Fontaxges, marié en 1694 avec Marie Fillot de la Fauconière en Bourbonnais. Leur fils, Philibert de Fonlanges , seigneur de la Fauconière , de Gannat et de la Chapelle-d'Andclot, épousa en 1738 Gasparde de Boissieux,

de laquelle naquirent trois fils : 1° Amable de Fontangcs, chef d'escadron, chevalier de Saint- Louis, mort sans enfants; 2° François de Fontanges, successivement aumônier de la reine Marie- Antoinette, évêque de Nancy en 1783, archevêque de Bourges en 1787, de Toulouse en 1788, et archevêque -évoque d'Autun, de 1802 à 1800, époque de sa mort ; 3° François de Fontanges, II" du nom, chevalier de Saint-Louis, commandant de Saint-Domingue avant 1789, lequel épousa en 1782 demoiselle Caroline Lcfevre, mère d' Amable de Fontangcs, colonel d'infanterie avant 1830.

ARMOIRIES. — De gueules, au chef d'or chargé de Irois fleurs de lis d'aiur.

(Voyez pl. 8,fîg. 2.)

de FONTANILLES. — Il existe dans la commune de Crestes un lieu de Fontanilles qui dépendait anciennement de la justice de Monlaigu-sur-Champeix. — Guillaume de Fontanilles, chevalier, assista au testament de Robert VI , comte d'Auvergne, au mois d'avril 1314, ainsi qu'à celui de Guillaume XII , au mois d'août

ARMOIRIES. — Inconnues.

FONTBONNE. — Fief situé commune de la Vastries, entre Saint-FIour et Chaudes-Aigues. II appartenait à Pierre Dupré, élu en l'élection de Saint-FIour en 1723, et à M. Fidedy de Lavergne, en 1780 (1). Voyez Fidedy.

de FONTENILLES. — Ancienne seigneurie près de Lezoux, où Ton voyait autrefois une tour crénelée, sur laquelle flotta un instant le drapeau de la ligue , en 1590. Elle appartenait au quinzième siècle à la famille de la Gardctte, et Louise de la Gardettc la porta en mariage, en 1501 , à Jean de Saint-Nectaire , tige de la branche de Fontcnilles, et dont l'arrièrc-petite-Olle, Gabrielle de Saint-Nectaire, épousa Gilbert de Chazeron. De cette dernière maison , la terre de Fontcnilles passa à MM. de IUbcyrc, et ensuite à M. de Chazcrat, intendant d'Auvergne, qui la possédait en 1789.

de FONTFREYDE, seigneurs de Vialleveloux, de Sauzet et de Monlredon.— Famille connue depuis Antoine Fontfreyde, notable de Clermont, qui assista à plusieurs

(1) Noms féodaux , p. 776 , Chabrol , t. iy , p, 833.

délibérations du conseil de la ville, relatives à la réception du roi François I er , au mois de juillet 1533. — Pierre de Fontfreyde, licencie es lois, fut nomme conseiller à la cour des aides de Montfcrrand , le 5 décembre 1557. — Antoinette Fontfreyde fut marraine du célèbre Biaise Pascal, le 27 juin 1623. — Jean Fontfreyde , seigneur de Vialleveloux , avocat au parlement , dut se désister de la qualité de noble lors des recherches de 1666; mais ses descendants, ou petits-neveux, n'imitèrent pas sa réserve , car François de Fontfreyde , seigneur de Montredon, prenait la qualité d'écuyer dans son contrat de mariage avec Antoinette Garnauld, passé à Montferrand le 26 décembre 1712, et autre François, son 61s, celle de chevalier, en 1725. — Joseph de Fontfreyde de Montredon , écuyer, chevalier de St-Louis, a été nommé capitaine de grenadiers dans le régiment de Navarre, le 28 août 1674. Cette famille n'avait rien de commun, pensons-nous, avec celle des Boy er- Fontfreyde, de Bordeaux , qui compte un conventionnel régicide, mort sur l'échafaud en 1794.

ARMOIRIES. — De gueules à trois bouleaux ébranebés, d'or mis en pal.

(Voyez pl. 5, fîp. 3.)

de la FORCE. — Le fief de la Force, relevant de Charlus-le-Pailloux, au duché de Vcntadour, avait donné son nom à une famille d'ancienne chevalerie, connue depuis Bertrand de la Force, vivant en 1284.—

Archambaud de la Force ♦ autre Arcbambaud et Bertrand, I ses fils, Tendirent, le 4 des calendes de mai 1281, à Élienne de Scorailles, doyen du monastère de Mauriac , \ divers tènemeuts situés dans la paroisse de Saint- Etienne, diocèse de Limoges. Le prieur de ladite église de Saint-Etienne accepta, le samedi après la nativité de Saint-Jean-Baptiste de la même année 1291 , une autre vente que lui fît Aymeric de la Force, et cet acte fut confirmé par Pierre et Guillaume de la Force, enfants dudit Aymeric, au mois de mars 1297. De l'un de ceux-ci issut Hélis de la Force, héritière de sa maison, mariée vers Tan 1300, à Eblcs de Chabanncs, fils puîné d'Ebles III, lequel adopta le nom de la Force qu'il transmit à ses descendants ; mais ce ne fut que pour très-peu de temps, car Pierre de la Force, son petit-fiis, n'ayant laissé qu'une fille appelée Marguerite de la Force , mariée avant 1366 avec Georges de Sarliges, damoiseau, coscigneur de Sartiges et de Lavandés , il testa en faveur de Bertrand de Sarliges, issu de celle union, le samedi après la fête de Saint- Jean- Baptiste, 1374. — Pierre et Antoine de Sartiges , enfants de Bertrand , figurent dans quelques actes de 1445, 1472 et 1475 , sous le seul nom de la Force, et leurs descendants rendirent successivement hommage aux comtes de Ventadour , à raison de l'hôtel et ruines de la Force avec leurs dépendances (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

(i; Inventaire de Mauriac— Inventaire de Madic— Généalogie de Chabannet. — Archivée de Lavandés et de Sourniae.

/** /hntaitei

de la FOHEST-BULIION. — Famille de très-ancienne noblesse , qui avait pris son nom d'un fief démembré de la terre de Bulhon , vers la fin du treizième siècle , et qui , très-vraisemblablement , avait été l'apanage d'un puîné de la maison de Bulhon. En effet , nous voyons les deux noms se confondre dans les actes du commencement du siècle suivant. — Chalard et Pierre de la Forcst comptaient parmi les vassaux nobles du vicomte de Thiers, en 1301. Autre Chatard de la Forest, damoiseau, fils de feu Arbert, co seigneur de la Forest, fit foi-hommage au même seigneur de Thiers , à cause de divers cens, rentes et autres droits qu'il avait à Clarmat , OrUat . Dorai et Celles, en 1325. Quatre ans plus tard, c'est-à-dire en 1329 , la même formalité fut accomplie par Guillaume de Bulhon, damoiseau, seigneur de la Forest, pour ses possessions féodales sises à Celles , à Neyronde et Escu roi (1). Vers la même époque, vivait Buchard de la Forest, compris au nombre des nobles d'Auvergne qui plaidaient contre le clergé en 1328, et l'on voit après lui plusieurs seigneurs de même nom, possessionnés en Auvergne, Forez et Bourbonnais, de 1334 à 1377. Guillaume de la Forest, seigneur du lieu et de Bulhon, rendit hommage de Bulhon en 1409; il assista au contrat de mariage d'Isabeau de la Tour- d'Auvergne avec Louis de Cha-

(1) Nom féodaux , p. MO, 420, 421 , 932

lencon , le 12 septembre 1419, ainsi qu'à celui de Louis, duc de Bourbon, avec Jeanne Dauphinc d'Auvergne, en 1426, ei vivait encore en 1*33. (iuichard et Bouchard de la Forcst furent inscrits à l'Armoriai de 1450, et Charles de la Forest, vivant en 1540, fut le trisaïeul de Guillaume et de Charles de la Forest-Bulbon, enfants do Gaspard, maintenus dans leur noblesse en 1666. Un gentilhomme de cette maison perdit la vie au combat de Cognât , près de Gannat, le 6 janvier 1568. Postérieurement à la recherche de 1666, on voit Gaspard de la Forest- Bulhon, seigneur de Savenncs et de Mcsscix, rendre hommage au roi en 1669 et 1683 , et un membre de la même famille fut admis aux pages du roi en 1787; elle portait d'argent, à trois fasces de sable. (Voyez Bulhon.)

Par suite d'un traité de reconnaissance lignagùre conclu ^ entre Gaspard de la Forcst-Bulhon , et Claude de Bullion ou Bulyon, seigneur de Bonnellcs, garde-des-sceaux de France , de 1632 à 16i0 , la terre de la Forest avait passé à la seconde de ces familles qui la vendit plus tard à M. Mallel-dc-Vandègre (1).

ARMOIRIES. — Inconnues.

Il a existe plusieurs familles du nom de la Forest en diverses provinces. Le fameux capitaine huguenot Bla- • cons, quelquefois nommé de la Forest, était du Dauphiné.

(1) Audigier, t. I, p. 308.

de FORGET, seigneurs de Fresnes, du Breuil-Vcrt, d'idogne, la Picardière, la Quantinière, la Ilarpinièrc, la Michelonière, la Bouvinicre, Gourdon, Marcins, Mons, Maupertuis, Bourrassol et la Feuillade, enTourraine, en Soissonnais et en Auvergne. — Famille originaire des environs d'Amboise et connue depuis Pierre Forgct, secrétaire de la reine et receveur des aides en 1523. La branche établie à Paris et en Soissonnais a produit Jean Forget, baron de Maillée, président à mortier au parlement de Paris, de 1590 à 161 1 ; Pierre Forgct , seigneur de Fresnes , secrétaire d'état, sous les rois Henri UI et Henri IV, intendant général des bâtiments de la couronne , conseiller des finances et commissaire royal en Provence. Celui-ci servit Henri IV avec beaucoup de zèle, régla les affaires de la religion, rédigea le célèbre édit de Nantes en 1598, et mourut en 1610, de la douleur que lui causa l'assassinat du roi. Autre Pierre Forgct, seigneur de la Picardière, fut maître d'hôtel du roi, conseiller d'état , ambassadeur en Allemagne et à Gonstantinoplc , historiographe des ordres de Saint-Michel et du Saint- Esprit, de 1600 à 1638.

La branche établie en Auvergne descend de Pierre Forget , frère de Jean , déjà nommé , et père d'aulrc Jean , d'abord procureur du roi, puis conseiller au présidial de Riom. Celui-ci laissa Antoine Forgct, secrétaire de I duchesse de Lorraine et trésorier de l'extraordinaire des guerres. De cette tige descendaient, au 4« degré , Paul ,

Christophe, Louis et Antoine de Forget, tous domiciliés dans l'élection de Riom et maintenus dans leur noblesse en 1666, sur la production de lettres de réhabilitation accordées par Henri IV le 5 décembre 1608. Eux et leurs successeurs Grent foi-hommage au roi , à cause des fiefs de Gourdon, de Marrins, Mauperluis, Bourrassol et la Feuillade, en 1669, 1683, 1700 et 1723. Cette famille, convoquée â l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Riom en 1789, a compté depuis un chevalier de Saint-Louis , reçu le 8 novembre 1815 , et elle était naguère représentée par M. de Forgcl, chevalier de la Légion d'honneur, préfet du département de l'Aude, remplacé au mois d'octobre 1832. Mort avec un de ses fils victime d'un funeste accident , le 6 octobre 1836 , en traversant l'Allier, dont le courant entraîna sa voiture. Il avait épousé Mademoiselle Joséphine de La Valette, fille du comte de La Valette , directeur-général des postes, et d'Emilie de Beaubarnais, célèbre par son dévouement si admirable pour son mari , condamné â mort en même temps que le maréchal Nay.

Alliances avec les familles d'Enjobert , de Milles Arnaud, de<îoy. de Bernay, de Vaire, de Beaulieu, de Fortia, de Raynaud-de-Bouis, de Thésis, de Rigaud, Guérin de Sl-Bonnet, Pélissicr de Féligondes, de Lavalette.

ARMOIRIES : D'azur, an chetroa d'or, accompagnée de trois coquilles de même.

(Voyez pl. », Qg. 4.)

du FOU. — Jean et Michel du Fou, cités par D. Coll , comme vivant en 1342, étaient sans doute membres de la maison de môme nom, seigneurs du Vigean , en Poitou, laquelle avait des ramifications en Bretagne , dans le Maine et dans la Marche. Cette famille très-distinguée était alliée à celles de Hautefort , de Gontades , de Pons , de Melun, de Pontbriant, de la Rochefoucauld , etc., etc.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de FOUCAULD ou FOUCAULT. — Il a existé plusieurs familles de ce nom en Bretagne, en Berry, dans la Marche, en Périgord et en Languedoc. François de Foucault , gouverneur de Cariât en 1484, appartenait vraisemblablement à celle du Périgord dont les armes d'or, au lion de gueules , ont beaucoup de rapport avec celles du commandant de Cariât qui portait d'argent, au lion de sable.

FOULHOLES. — Il existe un lieu appelé Foulholes dans la commune de Vezac, canton sud d'Aurillac; il a pu être le berceau de la famille de même nom.

de la FOULHOUSE. — 11 y a eu un fief de la Foulhouse dans la paroisse de Culhat, près de Lezoux, et

une commandcric de Tordre du Temple, échue à celui des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, après l'abolition des Templiers, en 1310. M. Imberdis, dans son Histoire des guerres religieuses, cite un gentilhomme, nommé La Foulhousc , au nombre des défenseurs d'Issoire, lorsque celte ville fut assiégée par le duc d'Anjou en 1577; mais il est à présumer qu'il s'agissait ici d'un surnom donné à cet officier, peut-être comme possesseur de la seigneurie en question. Elle appartenait à M. de Chazerat en 1789.

du FOUR, seigneurs de Chillac et d'Alleret, vers les limites du Vclay. — Famille connue depuis Odilon du Four, écuyer de Chillac en 1300. Il eut pour successeurs Odilon II, Hugues et Guillaume du Four, vivant tous en 1361, et enûn, Jean du Four qui vivait en 1380.

ARMOIRIES. — Inconnues.

du FOUR , seigneurs de Vernols , de Prades ou Pradt t de Forlunier, de Rascoupct, de Baladour, de Grommont,du Bois-de-Cros , de Villemouze, de Villeneuve, du Breuil, de Vcdrines et autres lieux, en haute et basse Auvergne (1). — Isaac du Four, trésorier de

(1) Noms féodaux , p. 374 , 430.

France avant 1669, fut la tige commune des deux branches de cette famille illustrée depuis dans la magistrature, les armes, le sacerdoce et l'administration civile. Elle a fourni un bailli de la ville d'AUanchc, plusieurs lieutenants-généraux et conseillers au présidial et à la cour des aides de Clcrmont-Ferrand ; un intendant de Bourgogne, lieutenant-civil au Chûtclet de Paris et conseiller d'état; un maître des requêtes, intendant du Bcrry avant 1789. La veuve de ce dernier, Angélique de Lossendièrc, est décédée à Clermont, le 5 février 1843 , à l'âge de 91 ans.

La branche des seigneurs de Prade, paroisse de Landeyrat , près d'AUanche, a été anoblie par lettres données à Versailles , au mois de décembre 1723, pour récompenser les services militaires de Louis-Barthélemi-Isaac du Four de Prades , officier général plein de mérite. Yoici les motifs consignés dans les lettres patentes d'anoblissement : a Entré au service en 1672, comme volontaire, au ré- » giment de Vivans, cavalerie, il passa bientôt à une s lieutenance dans celui de Carcado, et fut blessé d'un o coup de feu à la défense de Grave en 1674. Fait capi- » taine au régiment de Saint-Sandoux la même année , 9 il assista avec ce corps aux sièges de Condé , de Va- » lenciennes, de Saint-Omer, de Gand, d'Yprcs, et à » la bataille de Cassel où il eut l'épaule droite fracassée » d'un coup de mousquet en 1677. 11 était lieutenants colonel lorsqu'il eut une jambe cassée au combat de » Bossu t. Le roi, satisfait de ses services, le promut, d en 1694, au grade de mestre-de-camp, avec lequel

» il continua à servir jusqu'en 1703, que sa majesté lui d confia le commandement de la ville de Cbambcrry qu'il • défendit avec tant de vigueur, que les alliés se virent » forcés d'en lever le siège. Cet important service fut » récompensé par le grade de brigadier d'armée et le s commandement général de la Savoie et du Haut-Rhône » dont il sut défendre le passage aux alliés, et maintenir » tout ce pays sous l'obéissance du roi jusqu'à la paix o d'Utrecht en 1713. A toutes ces considérations, se o joignait celle que sa famille était ancienne, qu'elle ù avait toujours vécu noblement et suivi la carrière des » armes. » Ce noble émule de la gloire militaire voyant que sa branche allait s'éteindre faute d'enfant mâle, intervint, le 26 janvier 1716, au contrat de mariage de sa nièce, Marie-Françoise du Four de Pradt, ûlle unique de (iuillaume du Four, seigneur de Vèze, ancien officier de dragons, avec Jean Charles de Riom, seigneur de Prolhac, et fit donation de tous ses biens à la future, à condition que ses enfants porteraient le nom de du Four de Pradt (1). Jean-Charles, de Riom. fut l'aïeul du célèbre Dominique du Four, plus connu sous le nom d'abbé de Pradt, successivement grand-vicaire de l'archevêché de Rouen avant 1789, député aux étals-généraux de cette époque , aumônier de l'empereur Napoléon et éveque de Poitiers en 1803, archevêque de

(1) Voyez la généalogie de la famille de Riom , dans Y Armoriai général de France , registre vi.

Malines en 1807, ambassadeur en Espagne en 1808, en Pologne en 1812 , et momentanément chancelier de la Légion d'honneur en 181-4. L'abbé de Pradt est mort, le 18 mars 1837, âgé de 78 ans. Il avait deux frères non moins remarquables que lui par leur esprit et leurs brillantes qualités. L'un deux, le chevalier de Pradt, fut aide-de-camp du prince de Condé pendant l'émigration ; l'autre, Marie-Anne-Dominique du Four, dit le comte de Pradt, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare, est décédé, le dernier mâle de sa famille, à son château de Vedrines, le 12 mars 1844, âgé de 87 ans. Alliances: avec les maisons de Damas-de-Tredieu , de Losscndiêre , de Lastic, de la Rochefoucauld, de Douhct, du Rocde-Brion, de Rest, de Boysseulh et autres non moins distinguées. Voyez de Riom.

ARMOIRIES. — D'argent , à an chevron de sable accompagné de deux étoiles de gueules en chef, et d'an croissant de même en pointe.

(voyezpl.a.fig. 5.)

de FOURNIAC.— lia existé une seigneurie de Fourniac, près de Sugères, et c'est probablement de là que tirait son nom une famille inscrite à l'Armoriai de 1450. Postérieurement à cette date, on trouve: Rigaud de Fourniac, chevalier, seigneur de Torsiac, époux d'IIippol) te de Montécuculi, dont la fille, Béatrix de Fourniac, épousa

Page 1