tome m
en 1505, Arnault delà Valette, seigneur de Parisot; Jacquette de Fournial, mariée, la même année, à Ànnet du Croc , seigneur du Mas ; Jacqueline de Fourniac , mariée, par contrat du 18 juin 1558, à Joseph de Bard, dont le petit-Ols était seigneur de Fourniac en 1666.
ARMOIRIES. — Écartelé : aux 1 er et 4« de gnenles , an chef dencké d'ar»cnl ; aux 2° et 3° d'azur, à l'aigle éployce d'argent, becquée et membrée de gueules.
(Voyw pl. 5, Ag. 6.)
FOURNIER. — Seigneurs de Rioux, du Foulhoux et du Bouchet , élection de Clermont. — Lors des recherches de 1666, cette famille produisit des lettres d'anoblissement, du mois de mai 1654, enregistrées à la cour des aides de Clermont le 16 mai 1655; mais ces lettres, comme toutes celles accordées dans le ressort de la même cour, depuis 1611, ayant été révoquées par la déclaration du roi, du mois d'août 1664, et l'arrêt du conseil d'état du 13 janvier 1667, la famille Fournier dut solliciter des lettres de confirmation qu'elle obtint du conseil d'état le 1" mai 1669, tant en considération des services personnels de François Fournier, alors gendarme de la garde du roi, que pour ceux de Bonnet Fournier, son père, nommé secrétaire du duc de Bourbon le 10 août 1610, et pourvu, le 18 avril 1619, de la charge de commissaire
ordinaire de l'artillerie, charge qu'il exerça jusqu'en
ARMOIRIES. — D'azur , au chef d'argent chargé de trois tierces feuilles de sinople.
(Voyez pL 5, flg. 7.)
Il est à présumer que cette famille n'était pas étrangère à celle de Mathieu Fournier, bourgeois de Thiers, de 1512 à 1540, non plus qu'à Claude Fournier, trésorier de France, seigneur de Valettes, paroisse de Saint-Germain-Lherm ; celui-ci , (ils d'autre Claude, conseiller à la cour des aides de Clennont avant 1722 (1).
FOURNOLS.— On connaît plusieurs Gefs de ce nom en Auvergne: 1° Fournols, chef-lieu de commune près de Sainl-Germain-Lherra , dont la justice dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu ; 2° Fournols, autre chef-lieu do commune, près de Saint-Flour, dont la seigneurie appartenait en 1669 à MM. de la Fage; 3° Fournols, dépendant de la commune de Champ-de-Bort, successivement possédé, depuis le quinzième siècle , par les familles de Monceaux, de Fontanges et de Sartiges; 4° Fournols, com-
(1) Nom* féodaux, p. 431, 432.
mune d'Anglars, canton de Salera, ayant appartenu à
une famille Cbapel ayant 1420, et depuis lors successivement, à celles du Fayetde la Borie, de Montclar et de Lescurier. Le docteur Fournols, de Mauriac, appartient à cette dernière.
du FRAISSE. — Seigneurs de Vernines, de Pessade, du Cheix, de Palluel cl de Sainte-Christine.
Dans la notice fournie par M. Laine, il s'est glissé une faute d'impression; la date de 1369 qu'on y lit est fausse; ce n'est qu'en 1669 que François et Antoine du Fraisse, frères, domiciliés au village du Fraisse, Grent foi-hommage au roi , à cause d'une maison et d'un alleu appelé de Bonnerive, mouvance de Vollore (1). Celte famille, de robe et d'épée à la fois, a fourni plusieurs magistrats aux cours de justice de Riom et do Clermont; des chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et un député aux états généraux de 1789, en la personne d'Amable du Fraisse , chevalier, seigneur du Cheix , de Sainte-Christine et de Palluel, lieutenant-général à la sénéchaussée et siège présidial de Riom. Elle est représentée aujourd'hui
(1) Noms féodaux , p. 435.
par M. Julien-Pierre du Frais» 4e Verniaes , habitant la ville de Biom.
ARMOIRIES. — D'argent , an frêne de sinople ; an chef d'aznr ehargé de trois étoiles d'or.
(Vevezpl. *, l«. 8.)
FRANÇOIS. — Seigneurs de Grèzes, paroisse d'Agnat , près de Brioude. — Claude François, assigné lors des recherches de 1666, % fit défaut. 11 est probable qu'il ne ▼ivait plus et qu'il n'avait pas laissé de postérité, puisque, dès l'année 1609, il avait délaissé les dîmes de Grèzes aux Minimes de Brioude , sous condition d'obtenir sa sépulture dans leur église (1). Au reste, on ne connaît pas l'origine de ce seigneur, à moins que ce ne fût certain capitaine François, officier de basse extraction, qui, au temps de la ligue, acquit quelque peu d'importance (2). Quant à la seigneurie de Grèzes, elle appartenait en 1669 à la maison de Guerin de Lugeac (3).
ARMOIRIES.— Inconnues.
de FREDEFONT.— Seigneurs de Fontanet, Sauvagnat et Bulhon en partie , paroisses de Busséol, Saint-Georges,
(1) Chabrol, p. 71b.
(i) Voyez hnbtrdû, p. 87, 88 ei 92.
(8)JVom# féodam*, p. 50.
Mirefleur et autres. — Jean de Fredefont , écuyer, président an présidial de Clennont , Gis de Gabriel et frère d'autre Gabriel de Fredefont , écuyer, secrétaire du roi , et Pierre de Fredefont , conseiller à la cour des aides de la môme ville, firent foi-hommage au roi, à cause des seigneuries sus -mentionnées , en 1683 , 1716 et 1723. Cette succession passa , par mariage , à M. Chaillon-de- Jonville , maître des requêtes , qui en jouissait en 1789.
ARMOIRIES. — De gueules au sautoir d'argent cantonné de 4 alérions de même.
(Voyez pl. 5, flg. 9.)
de FREDEVIALLE. — Une famille de ce nom , originaire du lieu de Freidcvialle, commune de Saintc-Eulalie, canton de PIcaux , subsistait au quatorzième et au quinzième siècle, ainsi que le constatent plusieurs actes de foihommage rendus aux seigneurs de Saint-Christophe , par Jean, Pierre, Géraud et Guillaume de Fredevialle, damoiseaux, dans l'intervalle de 1300 à 1431. Brun de Freidcvialle fut présent à un acte de foi-hommage rendu par Olivier de Mauriac, à Bcgonde Scorailles, en 1306. Pierre de Fredevialle, damoiseau, de la paroisse de Sainte- Eulalie, acquit deRigaud deBarriac,en 1426, des rentes sur Saint-Martin-Cantalés. Guyonne de Fredevialle était au nombre des religieuses de Bragcac qui , de concert avec Irlande de Veilhan , leur abbesse , transigèrent avec le curé de Chaussenac en 1436, en présence d'Hélie de Saint- Exupéry, de Jacques de Saint-Martial , de Louis de Rillac,
chevalier de Rhodes; de Begon de Vayrac et de Louis de Saint-Christophe (1). Pierre de Fredevialle Gt foi-hommage au seigneur de St.-Christophe en 1464 et Geraud en 161 i (2).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de FRÉDEVILLE.— Barons du lieu, près de Courpières, seigneurs du Chambon, de Cremps, Busséol, la Grolière, Ceyssat, Lignât, etc., etc. —famille d'ancienne chevalerie, et l'une des plus considérables de la basse Auvergne. Son nom primitif était de Villete, ainsi qu'on l'apprend d'un acte de foi-hommage rendu au seigneur de Thiers, par André de Villete, dit de Fre'deville, en 1334 (3). Rigaud de Frédevillc fut sénéchal de Beaucaire en 1357. André de Frédevillc, peut-être le même qui avait rendu hommage au seigneur de Thiers en 1334, avait épousé, avant 1368, Malheline de Cremps, qui le rendit père de Hugues de Frcdeville, chambellan du duc de Berry, sénéchal du Poitou, de Nîmes, de Beaucaire, de Toulouse et d'Auvergne, de 1376 à 1389. Agne II, de la Tour-d'Ol-
(1) Inventaire de StCri$lophe. — Manuscrit de Jean Deluguet, p. «7.
(2) Inventaire de Madic et St-Chrislophe , p. 172, 173.
(3) Nom* féodaux , p. 1016. )
liergues, le désigna pour l'un des exécuteurs de ses dernières volontés le mardi après la Tète de Sainte-Luce, 1382. Antoine de Frédcville, son Gis, écuyer d'écurie du Dauphin de France, depuis Charles VII, servait ce prince contre les Anglais, en 1419. Alexandre de Fredeville, I ,r du nom , polit-fils d'Antoine , eut en 1491 , le commandement d'un corps de 5,000 hommes qui devait opérer en Savoie et en Bresse, sous les ordres du comte de la Chambre. Alexandre II était un des cent gentilshommes de la maison du roi en 15M et 1547. Claude et Simon de Frédevillc jouèrent un rôle important pendant les guerres religieuses du seizième siècle, et l'un d'eux , Claude, périt glorieusement à Issoire, où il combattait dans les rangs royalistes en 1590. Ce fut quelques mois après que Madeleine du Dost-Denoit, veuve, obtint de la reine Marguerite de Valois le don , sous forme de vente , des terres de Cremps et de Busséol , dont la possession ne fut définitivement assurée à sa maison qu'après de longs débats terminés en 1664. Simon de Fredeville, II» du nom, capitaine de cent hommes à pied au régiment de Chcvreuse, fut blessé mortellement à l'attaque des barricades de Montauban , où il mourut après avoir teste , au mois de septembre 1621. Gilbert-Simon de Fredeville, son fils et successeur, maintenu dans sa noblesse en 1666, - avait alors un fils nommé Pierre-Gaspard qui servait dans les mousquetaires de la garde , et qui rendit hommage au roi en 1683 et 1716. Cette maison s'est éteinte depuis dans celle de Mascon , dont la succession a passé à la maison de Vichy. Parmi les alliances des barons de
Fredeville, on distingue les noms de Cremps, de Boulier, de Rochefort, de la Volpilhère, de Saint -Cirgues, do Bost-Benoît, du Bost-Codognac , de Blanzat, de Frétât et d'Ossandon.
ARMOIRIES. — D'argeot , à la croix dentelée de gueules.
(Voyer pl. 6, flg. 1.)
de FRELUC.— Il existe deux lieux de ce nom dans le voisinage de Mauriac: le premier, dans la commune de Moussagcs, et que Chabrol qualifie mal à propos de châtellenie; il dépendait de celle de Claviers; le second est un ancien château encore existant dans la commune de Drugeac. Celui-ci a été le berceau d'une famille noble qui s'est éteinte vers le milieu du quinzième siècle. Raymond de Freluc, damoiseau, céda des rentes au doyen du monastère de Mauriac le samedi avant l'Ascension, 1295. Almodie de Freluc, religieuse à Brageac, fut présente à l'hommage que Béatrix de Montclar, abbesse de ce monastère , rendit aux seigneurs de Scorailles le mardi après la fête de Saint-Georges, 1313. Ebles de Freluc, damoiseau, fils de Guerin, et petit-fils de Raymond , épousa , en 1339, Isabeau de Montclar, fille d'Astorg, qui lui fit un legs de cinquante florins d'or par codicille de 1365. Raymond de Freluc, II e du nom, prit alliance avec Catherine d'Ornhac, d'une illustre famille du Limousin qui, depuis long- temps, porte le nom de Saint- Cliamnnt. Cette dame était veuve
cd 1437, qu'elle soutenait un procès contre la maison de Montclar, à raison de deux ventes que son mari avait consenties à Bernard de Montclar en 1378 et 1390. Cette contestation durait encore en 1471. Guéri ne de Freluc , 611c de Raymond , porta la seigneurie de son nom à Guy de Nerestang, seigneur du lieu, paroisse du Falgoux, d'où elle passa à la famille Chalvel de Rochcmonleix et de celle-ci , par mariage, vers 1570, à Jacques de Faye-d'Espeisses, président à mortier au parlement de Paris, dont la famille la possédait encore en 1685. Freluc appartient aujourd'hui à M. Pons, de la ville de Salers (1).
ARMOIRIES. — Inconnues.
de FRENALD ou FRENALS. —Bertrand de Frenald, chevalier, est nommé dans la Charte des coutumes que Bertrand et Bernard de la Tour accordèrent aux habitants de Saint-Aroand, en mai 1256, ainsi que dans le contrat de mariage de Robert VI , comte d'Auvergne , avec Béatrix de Montgascon , en 1274.
. ARMOIRIES. — Inconnues.
1, Inventaire de Montclar.— Deluguct, p. 84, 55.— Inventaire de Mauriac — Noms féodaux, p. toi. - Dictionnaire du Cantal, p 116.
de FRETAT. — Seigneurs de la Deyte , de Sarra, de Boissieux, de Beaumont, de Murs, de Matha, de Chirat, de Marchedial, de Varnasse, de Duret, de Recoules, de Redondelat et autres lieux. — On trouve dans le premier volume du manuscrit d'Audigier, p. 363, un article étendu , d'après lequel la famille de Frétât remonterait à un Gilles de Frétât , chancelier, garde-dcs-sceaux en Auvergne , en 1229. De lui seraient descendus : Jacques et Bernard de Frétât , revêtus de la même charge sous les rois Charles Y et Charles VI , auxquels ils auraient rendu d'éminents services; Jean de Frétât, l'un des héros delà bataille de Fornoue, sous Charles VIII, en 1495; Adrien de Frétât qui se serait signale à la bataille d'Agnadel, sous Louis XII, en 1509, etc., etc. Voilà, assurément, de trèsbeaux antécédents pour une famille restée dans l'ordre de la bourgeoisie jusqu'à le fin du seizième siècle , et si la preuve de ces faits existe, cette famille peut à juste titre s'en enorgueillir. Quant à nous, nous n'oserions pas garantir l'exactitude de cette notice, d'autant moins, qu'elle nous a semblé écrite d'une autre main que celle d'Audigier, d'un caractère plus moderne , et contenir des faits postérieurs de trente ans à la mort d'Audigier. Cette notice , en un mot , nous a paru intercalée sur l'un des nombreux feuillets laissés en blanc par l'auteur du manuscrit. Au reste , la main qui l'a tracée a pu être fidèle; mais ne la connaissant pas, elle ne peut nous inspirer la même confiance. Que cette origine soit justifiée ou
non, il n'en est pas moins vrai qne, depuis le milieu du seizième siècle, la maison de Frétât s'est acquis une grande distinction par ses services, ses alliances et les dignités ecclésiastiques dont plusieurs de ses membres ont été revêtus. Pierre de Frétât , \" du nom , conseiller du roi et président de l'élection de la basse Auvergne, fut anobli , en récompense de ses services, par lettres de Henri III, du 5 novembre 1576 , registrées à la cour des aides le 18 octobre 1578. Pierre de Frétât, II' du nom, seigneur de la Dey te, conseiller et premier élu de Clermont, fut député aux états de Blois en 1588 et envoyé de la ville de Riom pour porter aux pieds de Henri IV l'acte de soumission de la cité, en 1591. Autro Pierre de Frétât de Sarra fut élu abbé de la Chaise-Dieu en 1586, et bien que son élection n'eût pas l'agrément du roi , qui avait déjà disposé de ce riche bénéfice, il conserva une influence si grande dans l'abbaye , que ses compétiteurs durent y recourir pour vaincre la résistance des moines qui s'obstinaient à ne reconnaître d'autre supérieur que lui. Amable et Paul de Frétât lui succédèrent l'un après l'autre dans la dignité de prieur, qui était la première après celle d'abbé; Paul vivait encore en 1640. François de Frétât, évcque de Saint-Brieuc, en Bretagne, mourut membre des étala de cette province en 1712. La magistrature de Riom et celle de Clermont ont compté dans leur sein plusieurs membres de la Camille de Frétât , entre autres, un lieutenant particulier de Riom, en 1638, et deux conseillers au présidial de Clermont, de 1700 à 1730. On pourrait encore citer bon nombre d'officiers qui servi-
rent avec distinction dans les années de Louis XIV et Louis XV; l'un d'eux , capitaine au régiment de Condé, fut tué à la bataille de Senef en 1674. Mais le plus marquant a été Louis de Frétât , comte de Boissieux, aidede-camp du maréchal de Villars, son oncle, en 1704; capitaine d'infanterie au régiment de Lorraine en 1705 , colonel d'un régiment de son nom en 1707, chevalier de Saint-Louis en 1715, colonel du régiment des Landes en 1717, brigadier d'armée en 1719, commandant du régiment de la Sarre en 1730, maréchal-de-camp en 1734, inspecteur général d'infanterie la môme année, commandant en chef des troupes envoyées en Corse en 1737, lieutenant-général en 1738, et mort en Corse en 1739. Pendant sa carrière militaire, Louis de Frétât avait aisisté à la prise des retranchements de Druscnheim, à celles de Lauterbourg, de Haguenau et de l'Ile du Marquisat en 1706; aux campagnes du Rhin et des Alpes, do 1708 à 1712, à celle d'Italie en 1733 1 pendant laquelle U servit aux sièges de Guerrad'Adda et de Pizzighetone ; se rendit maître de Trezzo, de Lecco et de Fuentès, dont U filles garnisons prisonnières de guerre; combattit aux sièges de Milan, de Novarc, d'Arona, de Tortone en 1734» aux batailles de Parme et de Guastalla la même année; contribua à la prise du château de Gonzagoe et à celle de Reggiolo en 1735, et rentra en France à la paix de 1736. Ce vaillant capitaine ne laissa pas de descendants; mais d'autres branches de sa famille se sont perpétuées jusqu'à nos jours, et le nom de Frétât était encore représenté dans Tordre royal et militaire de Saint-Louis en 1822. M. de
Frétât de Chirat, maire de Riom pendant plusieurs années, sous la restauration, a laissé un fils, M. Pierre- Charles-Gilbert de Frétât, propriétaire à Aubiat, près de Riom. Parmi les alliances connues , on remarque les noms d'Apchon, d'Aragonès, d' Assolent, de Blich, de Bravard, du Buisson , de la Cour, de Cusson, de Dienne, du Floquct, de Fredeville, de Girard, d'Oradour, de Panevère, de Pascal, de Regin , de la Saigne-Saint- Georges, de Saint-Martial, de Saint-Martin, de Villa rs, etc., etc.
ARMOIRIES. — D'arar, a deux roses d'u. en elief , et un croissant d'argent en pointe.
(Voyeipl. 6,flg. 2.)
db FUMEL. — Le lieu de Fumel , commune de Fontanges, adonné son nom à une famille à laquelle appartenaient Rigaud, Antoine et Martin de Fumel, tous trois enfants de Jean de Fumel, lesquels rendirent hommage au duc d'Auvergne en 1502, à raison de leurs possessions féodales sises dans ladite paroisse de Fontanges, prévoir de Mauriac (1). Ils pouvaient avoir pour aïeux Guillaume de Fumel, vivant en 1202, et Guyon de Fumel, seigneur de Gombrelles en 1477, qui portaient pour :
ARMOIRIES. — D'or, à trois pommes de pin d'aiur.
(Voyei pl.», flg.3.)
(1) Nom$ féodaux, p. 445.
de GACHES on de GASCHES, seigneurs de Belmont, de Neuville-Gaches, de Venzac et de Canfay. — On a de la peine à distinguer le véritable nom de cette famille tantôt désignée sous le nom de Gâches , tantôt sous celui de Jacques. Suivant D. Coll, cette famille, établie à Murde-Barrès, avant 1543, était originaire de la ville d'Aurillac. Louis et Jacques de Gâches , sieurs de Belmont , près de Mur-de-Barrès, furent réhabilités en 1654 , condamnés en 1666 à 100 livres d'amende comme n'ayant pas fourni de preuves suffisantes, et relevés de cette déchéance par autres lettres de 1668 (1). Ainsi, d'après ce premier document appuyé du témoignage de D. Coll , on serait fondé à croire que le nom originaire était Gâches; et cependant , Y Indicateur nobiliaire de d'Hozier , p. 142.; le Dictionnaire de la noblesse , par de Courcelles, 1. 1., p. 440; ceux de St-AUais et de Lainé, désignent la même famille sous le nom de Jacques et au registre des preuves pour l'école militaire, on trouve l'indication suivante : Jacques de Gaches-de-Venzac-de-Neuville , né le 29 janvier 1669, à Mur-de-Barrès, diocèse de Rhodez, a été reçu le octobre 1784, élève de Sorèze, d'où
(1) Dictionnaire du anoblissements. In-S". Paris, 1788, t. 2, p 89 , 90 — Preuves de 16«6. — Nobiliaire d Auvergne , par Lainé, Pi»
il est sorti le 25 juillet 1787 , pour entrer sous-lieutenant au régiment d'Aunis.
ARMOIRIES. — Parti, au l"de gneales à (rois coquilles d'argent , î et 1 ; an î« d'azur à deux étoiles d'or en chef et une fleur de lis de même eu pointe.
(Voyez pl. 6, ûg. 4.)
de GAGNAG. — Guy de Gagnac ou de Gagnât, sans doute originaire du lieu de ce nom, comrrune d'Arpajon, fonda le couvent des Carmes, en la ville d'Aurillac, en 1328; il testa en faveur de ces religieux en 1333, et, suivant D. Coll, il vivait encore en 1345.
de GAIN de MONTAGNAC , de LINARS , etc., etc. — Cette famille, originaire du Limousin, et répandue dans la Marche, le Poitou et l'Auvergne, remonte à Guy de Gain vivant en 1056, et prouve sa filiation depuis Aymericde Gain, chevalier, en 1215. Adhémar de Gain, aussi chevalier, prit part à la croisade de 1258; ses armes figurent dans la salle des Croisades du musée de Versailles. Quelques années avant la révolution de 1789, la maison de Gain comptait un brigadier d'armée, deux chanoinescomtes de Lyon . une chanoinessc comtesse de Remiremont, et huit chevaliers de Malte. M. le comte de Gain
de Montagnac fut nommé membre de l'assemblée des notables de l'élection d'Aurillac et commissaire de la noblesse de cette élection en 1787. Le même assista à l'assemblée de Saint- Flour en 1789, et deux de ses . parents ont été promus au grade de lieutenant-général en 1814.
M. Louis de Gain, descendant de cette ancienne famille , et son fils habitent près de Ncvers.
ARMOIRIES. — D'azur , à trois bandes d'or.
(Voyex pl. 6,flg. 5.)
de GALAIX ou GALAIS.— Antoine de Galaix, écuyer de Saint-Germain, fut convoqué au ban de 15i3. Ce nom nous est très-peu connu; on en trouve de faibles traces en Bourbonnais cl dans la Marche.
ARMOIRIES. — Inconnues.
de GALAUBA. — Seigneurs d'Aiguebonne et de Ruols, près de Montsalvy. Hélic et Jean de Galauba furent assignés en 1666, et leurs preuves déférées au conseil d'état, dont la décision n'est pas connue. Il y a lieu de croire, toutefois, qu'ils furent maintenus; leur famille était une branche de celle des Galauba, seigneurs d'Ehusse , d'Issus, de Houvillc , de Prouville et de Marcle , en Gascogne et en Languedoc, où elle s'était alliée à plusieurs bonnes maisons (1471, 1577, 1582, 1601, 1641 et 1692). Le Tous m. 8
premier qui se fixa en Auvergne fut un capitaine de Galauba, établi par Henri 1U commandant de la ville de Montsalvy, où il épousa, vers 1579, Dauphine de Vaissière ou de la Vaissièrc , de laquelle descendaient Hclie et Jean de Galauba cités en 1666. Après eux, on trouve Astorg de Galauba , époux de Jeanne de Martin, et père de quatre fils, savoir : 1° Antoine, seigneur d'Aiguebonnc , ne en 1663, dont la taille était de six pieds; 2° Louis, chanoine de Montsalvy; 3° Jean, curé de la même ville en 1702; 4° Guillaume de Galauba , chanoine d'Aurillac vers le même temps. La branche restée en Languedoc fut maintenue dans sa noblesse à Hieux, le 15 janvier 1671, sur preuves de quatre degrés remontant à Hugues de Galauba , vivant en 1536. Parmi les alliances connues , on en compte trois avec la maison de Gavarct , et d'autres avec les familles de Faure- Masscbrac , de Berna rl de la Carbonnière , de Tourret, etc., etc. (1).
ARMOIRIES. — De gneoles, an lion d'or; an chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.
(Voye» pl.6,fig.6.)
de GALS ou GALLES. — Antoine Gais, inscrit à l'Armoriai d'Auvergne, Forez et Bourbonnais en 1450, appar-
(1) Archives de la noblesse , 1. 1 el t. u. — Daubais, U m , p. 64. — Productions de 1666. — Notice historique sur la ville de Montealvy t par M. Murale) , p. 112, 116, 117, 123.
tenait, selon toute apparence, au Forez, où il existe un . fief de môme nom dans la paroisse de Saint-Just-cn-Bas, ancienne élection de Montbrison. M. le marquis de Luzy- Cousans en était seigneur en 1780. — Une demoiselle de Galles, fille unique et héritière de Claude de Galles, chevalier de l'ordre du roi et maître d'hôtel de M. le Dauphin, seigneur de Saint-Marcel-d'Urfé, même province, porta les biens de sa maison en mariage à Bertrand d'Albon, seigneur de Saint-Forgeux, en 1572. Les armoiries peintes à l'Armoriai de 1450, sont :
De sable, à trois coqs d'or crèlés et barbé: de gueules , posés î et 1 ; à la bordure d'argent freltéc de gueules.
(Voyez pl. 6,flg.7.)
la GANE. — Ancienne seigneurie située dans la commune de Mcnet, canton de Riom-ez-Monlagues ; elle a long-temps appartenu à la maison de la Tour-d'Auvergne, et depuis 1469, à celle de Chabannes. Elle a pu être le berceau d'Etienne de la Gâne, écuyer, vivant en 1349(1).
• ARMOIRIES. — Inconnues.
(1) Chabrol , t. iv , p. 834. — Dictionnaire du Cantal , p. i4ô. D. Coll.
de la G ANE. — Seigneurs de la Gâne, du Martinet, de Marejoux, de Gombeix, de Roussi lion et la Nobre, en Limousin et en Auvergne. Famille dont le nom primitif était Andriec, souvent orthographié Andrée. Elle avait la même origine que celle d'Andricu ou Andrée de la Honadc , ainsi que nous lavons démontré à l'article consacré à ce dernier nom, ce qui nous évitera d'entrer ici dans des détails inutiles. Son ancienneté remonte à Pierre Andricu , ccuyer , qui fit roi-hommage à Ebles de Chabanncs, seigneur de Charlus-le-Pailloux, le 12 mars 1337 et le samedi après la fête de sainte Anne, 1340, cl qui consentit une vente au même seigneurie 9 juin 1351 (1). Louis de la Gànc était chanoine-comte de Brioude en 1470. Pierre Ainlrieu de la Gâne fut le 32» abbé de Bonne-Aiguc, en Limousin, de 1522 à 1559 (2). Antoine Andrieu et Jacques, son fils, seigneurs de la Gâne, furent long-temps en possession de la charge de châtelain des baronies d'Apchon , de Charlus et de Seignes (1511 à 1542). Jean de la Gâne , saigneur du lieu, en Limousin, de Roussi lion et la Nobre, en Auvergne, fut convoqué au ban de 1543 (3). Celle branche, qui était la principale , paraît s'être éteinte au dix-septième siècle, après avoir contracté des alliances avec les maisons de Mirambel ,
(1) /nwn(atr« H* Hadic, Généalogie de Chabannet, p. 12 , 13.
(2) Gallia chrùlianu , t. 2, p. 643.
(3) D. CoW,p. m, 198.
d'Ussel, de Rochefort, de Salera, de Sartiges , de Soudeilles, de G ha ri us de la Borde, de Valeos, etc., etc.
ARMOIRIES. — Uconnaes,
de GANNAT a/uk de LARR AT. —Seigneurs de Gannat, de la Cbapelle-d'Andelot, de Mazerier, etc., etc. — La ville de Gannat, qui a donné son nom à une famille noble éteinte depuis long-temps, a, par son agrégation ecclésiastique au diocèse de Clermont, toujours Tait partie de l'Auvergne. Elle a été successivement le chef-lieu d'une baillie, d'une vieomié et d'une comté, — Hubert de Gannat, Domicellus, le premier dont nous trouvions le nom , vivait en 1080 , et Bernard de Gannat en 1112. Hubert de Gannat donna, ainsi que son frère Bernard , des marques de sa munificence au doyenné de Jenzat. Ils le dotèrent richement. En 1300 Girald de Gannat, damoiseau, était seigneur de Mazerier, où il possédait un arrière-fief. — Philibert de Gannat avait un hôtel à Gannat en 1301 , et percevait nn droit d'aide sur les blés çui y étaient vendus.
Nous trouvons encore Ebrard de Gannat en 1306, et Guillaume en 1 322 ; celui-ci , possesseur de deux arrièrefiefs à Mazerier, les transmit, en 1326, à Guillaume de Gannat, son fils. En 1349, Haélis de Gannat, fille de Philibert, possédait pour elle et ses six enfants, Roger, Jean , Marguerite , Agnès , Luques et Bonne de Gannat, un hôtel, un domaine à Gannat, et y percevait des cens et rentes. Cette famille était encore représentée
an milieu du XV» siècle par Antoine de Gannat, inscrit à l'Armoriai de Guillaume Rcvel (1).
ARMOIRIES. — D'ainr , au lion d'argent.
(Voyez pl. 6, flg. 8.)
la GARDE. — Ce nom, qui rappelle une origine militaire , a été commun à bon nombre de seigneuries et à plusieurs anciennes familles dont la plupart sont depuis long-temps éteintes. On concevra, dès lors, combien il serait difficile d'indiquer d'une manière très-précise le berceau de chacune d'elles et les ramifications qu'elles ont produites. Cette observation faite , nous espérons qu'on voudra bien nous tenir compte des difficultés et nous pardonner les confusions dans lesquelles nous pourrions involontairement tomber.
la GARDE de BORT. — Seigneurie située près de Serroentison , canton de Courpières. Dans les temps anciens elle a appartenu à une famille de son nom. Bertrand de la Garde de Bort vivait en 1102; autre Bertrand de la Garde assista au traité conclu entre les maisons de Damas-
(1) Nom» féodaux, p. 430. — Tablettes historiques de l'Auvergne, t. n, p. 118.
Cousans et de Meymont, au sujet de la terre d'Olicrgues, en 1195, et peut-être pourrait-on rattacher à celte souche de la Garde de Bort les divers rameaux, que l'on trouve epars en Forez et Bourbonnais, de 1292 à 15O0. La terre de la Garde de Bort appartint plus tard aux familles du Lac en 1459, à celle d'Augeran vers Tan 1500, à celle de Gistel de 1570 à 1690, et enûn , à la maison d'Aurelle de Terreneyre qui la possédait avant la révolution.
ARMOIRIES. — Inconnues.
la G ARDE-FERRADURE. — Cette terre , située près de Bourg-Laslic, était à la maison de Roche fort, de 1214 à 1450. Elle appartint ensuite , successivement , aux familles de Doyac, le Loup-dc-Montfant et de Langeac. Gette dernière la possédait à l'époque de la révolution de 1789.
laGARDE-GUILLOTIN.— Autre seigneurie, sise dans les dépendances de la commune de Merlines, aux limites de l'Auvergne et du Limousin ("arrondissement d'Ussel). Elle a très-long-temps appartenu à la maison d'Ussel. D'après Deluguet, de Pleaux , qui écrivait en 1630, Claude d'Ussel , fille du seigneur de la Garde-Guillolin , et de Françoise de Tournemire, dame de Marze (près de Saint- Cernin, canton d'Aurillac), épousa Gilbert de Robert- Lignerac , le même qui fut capitaine de Cariât au temps
de la ligue. Cette assertion de Deluguet pourrait bien ôtre le résultat d'une erreur, car l'alliance dont il s'agit n'est pas indiquée dans la généalogie de la maison d'Usscl, et D. Coll désigne le mari de Françoise de Tountemire sous le seul nom de Jacques de la Garde. Or, ce Jacques de la Garde pouvait bien appartenir à la famille, objet de la notice qui va suivre, dont 1rs possessions avoisinaient celles de la dame de Marze. Celte observation , nous ne* la faisons néanmoins qu'avec réserve.
de la GARDE. — Le fief de la Garde, commimo de
Sainl-Cernin, parait avoir été le berceau d'une famille à laquelle nous croyons pouvoir rattacher les personnages ci-après rappelés : Pierre de la Garde, damoiseau , <iui traita avec l'abbé de la Valette, au sujet du lieu de la Caulmettc (paroisse de Saint-Martin-dc- Valois), en 1246. Guillaume de la Garde rendit hommage à l'évèque de Clermont en 1270 et 1284, en raéroc temps que les seigneurs de Fontanges, dcTourncmire, de Saint-Christophe et autres seigneurs de celle partie de la province (1). Pierre de la Garde fut présent, avec Raoul de Scoraîlles, Hélie de Scorailles, Olivier de SaintAmand, Guy d'Albars, Astorg de Conrots , Jacques de Pleaux et Guy du Dognon,
(i) Gallia chrùliana.
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au mariage de Marguerite de Mauriac avec Guillaume de Cayrol , damoiseau de la paroisse d'AHy, en 1336. Esclarmonde de la Garde , fille de Guillaume , rendit hommage au seigneur de la Tour, à raison de quelques possessions mouvantes de Saint- Christophe, en 1395. Antoine de la Garde fut présent au mariage de Louise de Montclar, avec Antoine du Croset, seigneur de Be- Iestat , près de Saint-IUide , en 1415 ; il est qualifié seigneur de Saint-Amand (aujourd'hui Saint-Chamnnt) dans un acte de 1434, et il avait rendu hommage à Bertrand de la Tour en 1419, à cause du fief dit de la Moblade , paroisse d'Ally, mouvant de Saint-Christophe. Durand de la Garde, qualifié seigneur de Pralat (Saint-Chamant et Saint-Projet) , assista , en 1467 , à un acte par lequel Louis de Rillac , chevalier de Rhodes , commandeur de Cariât et d'Ortrigiers, donna à un particulier l'investiture d'un tènement relevant de la commanderie d'Ortrigiers, paroisse de Jalleyrac. Cette môme année 1467, Durand de la Garde, seigneur de Pralat, fut témoin d'une transaction passée entre Guillaume de Montclar, seigneur de Montbrun , et Jeanne de Montclar, veuve de Guyot de Murât -Rochemaure. Gilbert de la Garde, seigneur de Reghaud, près de St-Cernin, rendit hommage au seigneur dominant de St-Christophe en 1541, et fut convoqué au ban de 1543. On trouve ensuite François de la Garde de St-Cernin qui, agissant au nom de Pierre de la Garde, son pèic, trop âgé pour pouvoir comparaître en personne, rendit hommage au roi le 14 février 1684, à raison d'une habitation qu'il avait à Sco-
railles, plus des cens et rentes qu'il avait droit de prélever sur les villages du Rreuil et de Labro, paroisse d'AUy, et sur celui de Contre, paroisse de Cbaussenac. Nous avions cru d'abord que ce dernier acte concernait Pierre de la Garde de Vallon , issu de la maison de la Garde de Saignes, qui avait épousé, en 1593, Marguerite de Saint -Amand, comtouresse de Scorailles; mais en comparant les dates, on reconnaît combien il est peu probable que ce seigneur, marié en 1593, vécût encore en 1684; d'ailleurs les généalogistes ne lui donnent qu'une fille unique, qui épousa le 4 février 1609, Annet de Vabres, marquis de Castelnau, et ces époux vendirent leur coseigneurie de Scorailles à Jean de Scorailles, seigneur du lieu, et à Anne de Tautal, sa femme, en 1648. Il faut donc chercher ailleurs l'origine de Pierre et de François de la Garde , père et fils, vivant en 1684; nous sommes portés à croire par conséquent, qu'ils pouvaient être les derniers représentants de la Garde de Saint - Cernin , anciennement Saint -Sarny ou Saint- Saury. (1)
ARMOIRIES. — D'ainr, i six fleurs de lis rangées de trois eo trois en bande.
(Voyez pl. 6, flg. 9.)
(1) G allia chrisliana. — Inventaire de S(- Christophe . — Inventaire de Montclar. — D Coll — Noms féodaux, p. 4*2.— » Archives nationales, registre 503, p. 112; registre 604, p. 08 — Chabrol, l.iv, p. 674, 7i0, 7il.
la GARDE-ROUSSILLON. — Ancienne commanderie de l'ordre de Malte, située dans la commune de Lieutadès, et dont la justice s'étendait sur la paroisse de Jabrun , Saint-Urcize et Chaudesaigues. Cette commanderic fut unie par la suite , à celle de Montchamp près de Saint- Flour.
la GARDE — Seigneurie dans la paroisse de Leynhac, près de Maurs. Elle appartenait à la famille de Martrain, qui l'habitait lors des recherches de 166G.
de la GARDE. — Le lieu de la Garde, situé dans la commune de Saint-Etienne-dc-Copel , en Carladez, parait être le même que celui dont Vivien de la Garde, damoiseau, rendit hommage au vicomte de Cariât en 1*279 (1).
la GARDE. — Ce lieu, situé dans les dépendances de la commune de Vic-en-Carladez, peut avoir été le berceau de Guibert de la Garde , coseigneur de Comblât en 1291.
(1) Noms féodaux, p. 451.
la GARDE. — Près de Montsalvy. Ce fief était à Guillaume de la Garde en 1287 ; à Bernard de la Garde en 1300, et à Geraud de Sermur en 1341. Guy de Sermur le vendit à Guillaume de Sénézergues en 1393, mais il fut racheté par Jeanne de Ceneret , ou de Sencret , femme de Jean de Sermur, vers 1554, et Jeanne de Sermur, héritière de cette maison, le transmit en mariage, par contrat du 21 février 1574, à Louis de Fontanges - d'Auberoque , dont la petite-fille, Marie-Charlotte de Fontanges, dame d'Auberoque , de la Salle , de la Besserette et de la Garde, épousa le 5 avril 1695, Henri-Joseph de la Garde, marquis de Chambonnas en Languedoc.
de la GARDE-CHAMBONNAS. — Maison d'ancienne chevalerie delà province du Languedoc, et possessionnée en Auvergne par suite de riches alliances; elle tire son nom de la terre de la Garde-Guérin en Gevaadan, et prouve sa filiation depuis Raymond de la Garde, seigneur de la Garde-Guérin, qui fit une vente à Bertrand de Molette, le 18 des calendes de janvier 1237. La postérité de ce seigneur s'est divisée en plusieurs branches ou rameaux connus sous les noms de Poujols, de Saint- Thomé , de Malbosc et de Chambonnas.
Celle des seigneurs de Poujols a donné un chevalier de l'ordre, du roi en 1577, plusieurs gentilshommes de la chambre , bon nombre d'officiers de tous grades, et elle a
contracte des alliances avec les maisons de Châteauneuf , de Molette-Morangiès, de Fraissinet, de Carleville, d'Hérail-dc-Brezis, de Chastel-de-Condres , de Jaurand, de Borne, de Florit, de la Croix-dc-Castries, de Bourzes, du Sceau-de-la-Croix, de Martel, Kladt. etc., etc.; elle était représentée il y a peu d'années, par Louis-Frédéric- Auguste de la Garde de Poujols, officier supérieur, et par Louis-François delà Garde, son frère, lieutenant d'infanterie dans la légion du Cantal en 1817.
La branche des seigneurs de Malbosc fut maintenue en Languedoc le 26 novembre 1668, mais le point de jonction avec la précédente n'est pas connu.
Marquis db Chambonnas. Cette branche a eu pour auteur Antoine de la Garde, second fils de Henri de la Garde, chevalier de Tordre du roi, et de Gabrielle de MoIette-de-Morangiès ; il fut gentilhomme de la chambre par provision du 3 février 1643. Il avait épousé, par contrat du 19 août 1629, Charlotte de la Baume de Suze, de laquelle sont issus :
1° Louis-François de la Garde, lieutenant du roi en Languedoc, en faveur duquel le roi Louis XIV érigea la terre de Chambonnas en marquisat , par lettres du mois d'avril 1683. Il mourut sans postérité.
2° Charles de la Garde , comte de Saint Thoraé, en Vivaruis , seigneur de Comillon, aïeul d'Hec-
lor- Antoine- Dominique de la Garde, marie, vers l'an 1730, avec Marie-Louise de Dienne de Chcyladet , héritière de sa branche et de laquelle naquirent trois filles mariées dans les maisons de Lastic, de la Rodde, et de Kalalhier- La otage.
3° Charles-Antoine de la Garde-Charabonnas, évèque deLodèvc en 1670, de Viviers 1690.
4° Henri -Joseph de la Garde, marquis de Chambonnas, capitaine au régiment des Gardes françaises , chevalier de Saint-Louis et lieutenant du roi en Languedoc après Sun frère aîné, épousa, le 5 avril 1695, Marie-Charlotte de Fontanges-d'Aoberoque , dame d'Auberoque, de la Besserette, de la Garde, de la Salle, de Tinièrcs du Rouergue, etc., etc. De cette union vint :
Scipion-Louis- Joseph de la Garde, marquis de Chambonnas, colonel du régiment du Maine, avec lequel il combattit à la bataille de Guaslalla en 1734, et à celle de Dcttingen, en 1743. Créé brigadier d'armée en 1741 , il assista, en cette qualité, à la bataille de Fontenoy, en 1745; aux sièges de Tournay et d'Oslende la même année, et fut nommé gouverneur de la dernière de ces places, à la prise de laquelle il avait puissamment contribué en s'emparant du chemin couvert. Il fut marié deux fois : 1° le 22 mars 1722, avec Claire-Marie, née princesse de Ligne, Clic de Procope-H yacinlhe-Joseph prince de Ligne , et de dame
Anne-Catherine de Rroglie ; 2° avec Louise-Victoire de Grimoard de Beauvoir du Roure. Celle-ci le rendit père du suivant :
Victor-Scipion-Louis-Joseph de la Garde, marquis de Chambonnas , baron des états du Languedoc , dernier ministre des affaires étrangères sous Louis XVI (du Hjuinau l"août 1792). Ils était allie, en 1774, à demoiselle Aglaé-Joséphine- Amélie-Louise de Lespinasse-Langeac , mère de M. Adolphe-Edme-Charles de la Garde- Chambonnas, actuellement vivant (1).
ARMOIRIES. — D'aior, au chef d'argent.
(Voyez pl.7,0g,l">.)
de la GARDE.— Comtes de Saignes en Qucrcy, seigneurs de Parlan, Palaret, Reillac et autres lieux en Auvergne. — D'après les preuves de cour, signées par M.Chérin, généalogiste des ordres du roi, le 28 février 1789, et déposées à la bibliothèque nationale, la maison de la Garde de Saignes lire son origine d'un terre située près de Tulle. Sa Gliation est établie depuis Geraud I , seigneur de la Garde en 1240. De celte souche sortirent plusieurs prélats illustres, qui jouèrent un rôle important aux treizième et quatorzième siècles, entre autres, Gaucelin de
(1) Nobiliaire de SI- Allais, l. xi, p.-i62.— Histoire héraldique des Pairs , par M. de Courcelles , t. m. )
la Garde (1) , doyen du chapitre de Brioude eu 1278 , évêque de Lodève en 1298, de Maguclonne, en 1296; ambassadeur auprès du roi d'Aragon en 1303 , mort en 1304. — Geraud de la Garde, dit du Daumar, élu général des frères prêcheurs en 1340, créé cardinal par le pape Clément VI, son parent, en 1342, et mort en 13*3. — Etienne de la Garde, frère du précédent, pourvu de l'archevêché d'Arles en décembre 1347 ; légat du Saint- Siège en Lombardie en 1350, mort en 1359. — Guillaume de la Garde , d'abord archevêque de Braga en Portugal , succéda à son frère sur le siège d'Arles en 1360; devint patriarche de Jérusalem en 1371. Il eut l'honneur de couronner à Rome , Louis de Tarentc et Jeunuc d'Anjou , comtesse de Provence, sa femme, comme souverains de la Sicile en 1352, et quelques années plus tard , il mit la couronne du royaume d'Arles sur la tête de l'empereur Charles IV. Ce prélat mourut, scion les uns en 1374, et selon les autres en 1378.
La branche des seigneurs de la Garde , en Limousin , substituée en 1364, aux noms et armes de la maison de Tranchelion , et qui s'était alliée depuis aux familles de Fouchcr Sainte-Fortunade , d'Ailly, de Montroux , de Bric , de Boislinars , s'éteignit en la personne de François de la Garde-Tranchelion, fiancé en 1575 à Jeanne de
(1) C'est à tort que la maison de la Garde-Chambonnas a classé ce personnage dans sa généalogie : sa parenté avec ceux du Limousin parait prouvée.
Pierre-Buffière, mais décidé avant l'accomplissement do mariage. Sa succession passa à Jeanne de la Garde , sa sœur, épouse de François de Montroux.
Celle des seigneurs de Saignes, de Parlan, Palaret et Reillac, a eu pour auteur Geraud II, petit-fils de Geraud I, qui suivant un acte du 8 novembre 136i, s'était fixé à Argentat, d'où sa postérité s'étendit en Quercy et en Auvergne. Le rang qu'elle a toujours tenu dans ces deux provinces, les belles alliances qu'elle y a contractées, les services qu'elle a rendus à la monarchie, ne sont pas les seuls avantages qui la distinguent ; elle a encore celui d'avoir produit des hommes marquants, parmi lesquels on doit particulièrement citer Antoine de la Garde, protonolaire du Saint-Siège, archiprôlrc de Tégra et prieur de Rompoux en 1524.— Pierre de la Garde, seigneur de Saignes, Parlan, Palaret, etc., etc., conseiller au parlement de Toulouse en 1518, ambassadeur en Pologne en 1519, en Ecosse en 1525 et en Portugal en 1529. Il mourut premier président de la Tournelle à Bordeaux, en 1550. — François de la Garde, son fils puîné, archiprètre de Tégra , conseiller au parlement de Toulouse en 1565, puis au parlement de Paris en 1565. Il assista au colloque de Poissy. Sa mule l'ayant emporté dans la Seine, vis-à-vis de Chaillot, il y périt le 29 septembre 1578. Le journal de l'Etoile , malveillant ou mal informé » attribua faussement ce malheur à un acte d'aliénation mentale.— Louis Idc la Garde, seigneur de Saignes et de Parlan, Ircre ainé du précédent, fut gentilhomme de la maison des rois Charles IX et Henri III.