‹ Nobiliaire d'AuvergneChapitre 7 sur 21 · TOME m · texte numérisé non relu

TOME m

Il fit les campagnes d'Italie et de Lorraine; assista à la prise de Fossano , à celles de Metz , de Toul, de Verdun, et à la bataille de Renty en 1554. Lors de la paix avec les religionnaires, en 1581 , Louis de la Garde fut choisi pour arbitre de tout le parti catholique du Quercy. — René l de la Garde , seigneur de Saignes , de Parlan , etc., etc., fut comme son père, gentilhomme de la chambre du roi en 1582, mestre-dc-camp du régiment du Quercy en 1575. Il accompagna le duc de Montmorency dans son ambassade en Angleterre , servit utilement Henri IV en Auvergne, où il reprit la ville de Maurs sur les religionnaires. La noblesse de la haute Auvergne le députa en 1597 vers M. de Roquelaure, gouverneur de la province, pour lui porter l'assurance de son dévouement à Henri IV. — Louis II , l'aîné des fils de René I , continua la postérité. 11 servit au ban de 1635, suivant certificats de 1636 et 1639, pendant que plusieurs de ses frères se signalaient dans d'autres corps. — René II fut maintenu dans sa noblesse d'extraction , en la prévôté de Maurs, le 1 er octobre 1G66. — Louis III, comte de Saignes, baron de Parlan et de Palarct , fut maintenu de nouveau par l'intendant d'Auvergne, le 26 juin 1706.— René III, mousquetaire de la garde du roi, eut pour successeur : — Jean-Marc- Cabriel de la Garde, comte de Saignes, capitaine de cavalerie et chevalier de Saint-Louis avant la révolulion.— Et enfin, Antoine -Félix -Auguste de la Garde, comte de Saignes, qui représente aujourd'hui cette famille en Auvergne.

Jusqu'ici nous n'avons parlé que de la ligne directe ;

mais de celle-ci sont successivement sortis cinq rameaux répandus en Auvergne, en Quercy, Languedoc et Périgor& Celai des seigneurs de Saint-Angel, en Pcrigord, était représenté, en 17QQ, par Françpis-Thibaud de la Garde, Sjoua-Mentenaftl aux Gardes Françaises, condamné à mort par te tribunal révolutionnaire de Paris , le 24 Mtet 1794.

Paroi les principales alliances de la maison de la Garde de Saignes, on distingue les noms, d'Adhcmar, d'Albin- Vafcergnes, d'Assas, deflarasc, deBelcastel, de Bourdeilles-BrantOme, de Chabans, de Châtcauvieux, de Cha- Kttes-de-Bargues, de Corn-d'Ampare, de Durfort- Boissicres, d'Escairac, de Fontanges, de Gaulejac, de Gironde, de Langeac, de Lestrade, de Luzech, de Méalet, 4e t'argues, de Melun, de Mier, de Parlan, de Preusse- Pcyronqencq, do Plas de Vallon (1), de Saint-Chamant, de SajnJUAfamet, de Turenne-d'Aynac, d'Usson-Bonnac, 4eYata«, de la Yalette-Cornusson , etc., etc. (2).

ARMOIRIES. — D'azur, à une épéc d'argent

Cil l)(LD(lCt

(Voyez pl.7,ûg, 2,)

(1) Kewe de la Garde, seigneur de Vallon, second fils de Louis I" cl de Marguerite de Plas , dame de Vallon , sa quatrième femme, épousa, le 14 janvier 1598, Marguerite de St-Chamant, dame, de ScoraiUe* en partie, de laquelle naquit une (Ule unique, Marguerite de la Garde, mariée le 4 février 1609 à Annel de Vabres, marquis de Castelnau.

(2) Preuves de cour, à la Bibliothèque nationale.— Histoire des Papes d'Avignon , par Baluze. — Annales du Limousin.-- Histoire de Tulle. — Et Généalogie imprimée en 1839 dans le vi* volume des Archives de la Noblesse , par M. Lalné.

de la GARDE de SOURNIAC, prévôté de Mauriac — C'est par erreur, que dans une notice insérée au bas de la page 25 de la généalogie de la maison deSartiges(l), on a dit que cette famille du la Garde était la mCme que celle des comtes de Saignes et de Parlan. On a pu se convaincre depuis , que Gabriel de la Garde , seigneur de Sourniac , l'un des cent chevau- légers de la garde du roi, fut anobli , avec toute sa postérité née et à naître, par lettres patentes de Louis XIII , données à Chantilly au mois de novembre 1G36, en considération , y est-il dit , a de ce » qu'ayant servi depuis l'âge de 19 ans , il s'est rendu » digne\le Taire partie de notre suite, dans laquelle il » a saisi toutes les occasions de donner des preuves de » sa valeur et de son affection à notre personne, à quoi » il a très-bien réussi , s'étant toujours rendu avec zèle » aux armées et fait son devoir aux sièges, attaques, » assauts, prises de villes et batailles, en l'île de Ré, en » Languedoc, en Piémont, en Lorraine et partout où » nous avons été obligés de porter nos armes; pendant > lesquelles guerres il a reçu plusieurs blessures, no- » tamment aux sièges de Clerac, de Montauban, et autres » occasions semblables; c'est pourquoi voulant lui don- » ner une preuve de notre satisfaction , etc., etc. (2) »

(1) Tome xi de V Butoir e héraldique des Pairs, par le chevalier de Courcelles.

(2) Lettres patentes originales.

Ce n'était pas seulement une récompense pour de glorieux services que Louis XIII accordait, c'était aussi le témoignage d'une affection particulière qui se révéla dans plusieurs circonstances. Ce prince, naturellement bon et admirateur de la bravoure militaire , se rappelait avoir vu Gabriel de la Garde, toujours au premier rang de cette célèbre compagnie des chevau-Iégers du roi qui l'entourait dans les occasions les plus décisives, notamment aux attaques de Saint-Jean-d'Angély, de Royant , de l'île de Ré, du Pas-de-Suze, actions où l'intrépidité du roi et de sa suite assura seule le succès. Aussi lui avait-il assuré une pension dès l'an 1620, et quelques années plus tard, il lui donnait des biens confisqués sur un seigneur alors rebelle, donation qui ne semble pas avoir eu de suite. Ce fut encore le roi qui vint à son secours pour la reconstruction du château de Sourniac , après l'incendie de 1635. Gabriel de la Garde payait ces faveurs par un attachement sans bornes; il suivit le monarque dans toutes ses campagnes, et il était encore au camp devant Perpignan, le 21 mai 1642, ainsi que l'établit une attestation délivrée par le maréchal de Schomberg.

Il avait épousé le 3 octobre 1631, en présence de Jacques de Nozières- Montai, seigneur de Valcns, de Pêtre-Jean de Ribier, seignenr de Lavaur et de François de Douhet, seigneur de Valmaison, noble dame Anne d'Autressal de Sourniac, déjà veuve de Charles de Charlus. Il eut de longs et fâcheux démêlés avec les parents de sa femme, les d'Autressal, seigneurs de Sartiges, relativement aux honneurs et prérogatives des

deux seigneuries qui, dans les temps anciens, n'en formaient qu'une seule. Gabriel de la Garde et Anne d*Autrcssal laissèrent entre autres enfants :

1° Henri de la Garde, décédé à Souraiac à l'âge de 22 ans , le 4 juin 1659 ;

2» et 3° Pierre et Claude de la barde, chanoines au chapitre de Saint-Chamans ;

4° François de la Garde , lequel était veuf et sans enfants, d'une demoiselle de Venières, dame de Brangcs et de Venières en Soissonnais, lorsqu'il fit son testament à Paris, le 1" décembre 1691, instituant héritier François de Sartiges, son neveu ;

5° Marie de la Garde, mariée par contrat du 20 mars 1660, avec Jean de Sartiges , dit de Lavandès , fils de Charles, sieur d'Anjaliac, et de Jeanne du Châtelet. Ce sont leurs descendants qui possèdent encore Sourniac.

6°, 7° et 8° trois autres filles, légataires de leur frère le 1 er décembre 1691.

ARMOIRIES. — De gueules, an lion rampant d'or, tenant dans Tune de ses griffes une épée de sable ; an chef consn d'or chargé d'un aigle issaat et essoré de pelles.

(Voyez pl.7,flg. 3.)

de la GARDELLE. — Selon toutes les apparences, la famille de ce nom appartenait au Rouergue. Pierre de la Gardelle vivait en 1312. Guillaume de la Gardelle habitait

au château de Panât, en Rouergue, lorsqu'il vendit des rentes à Pierre de la Valette le 15 février 1384; il Ht une semblable aliénation au profit de Guillaume de Cocu rai, dii même pays en 1389, et 1399. Après un long intervalle on trouve : Françoise de la Gardelle, mariée le 26 avril 1622, avec François de Ghamprcdonde ; Bernardin de la Gardelle, seigneur de Malherbe en Qucrcy en 1788; et enfin, un gentilhomme de môme nom qui servait à l'armée de Condé pendant l'émigration. Il serait difficile de dire si tous ces personnages appartenaient à la môme souche.

ARMOIRIES. — Inconnues.

de la GARDETTE. — Seigneurs de la Gardctte et Fontenittes. — Le plus ancien que nous connaissions de ce nom, est Bernard de la Gardettc, dont la fille, Marguerite de la Gardctte, avait épousé, avant 1396, Bertrand de la Faye, vassal d'Olicrgnes. On trouve ensuite : Gilbert de la Gardette, écuyer, vivant à Neschers en 1 U6 ; Pierre et Robert de la Gardette, inscrits à l'Armoriai de U50, et Jean de la Gardette , seigneur du lieu, marié avant 1478, avec Gabrielle de Montmorin. Louise de la Gardette, fille de Robert, déjà nommé, porla la seigneurie de Fontenilles en mariage à Jean de Saint-Nectaire, en li91, suivant D. Coll, ou en 1501 , suivant le père Anselme.

ARMOIRIES. — De gueules, à la bande coinponée d'argent et d'amr de six pièces , accompagnée de six étoiles d'argent mises en orle.

(Voyez pl. 7, flg. 4.)

de la GARRIGUE. — Bertrand de la Garrigue, ou de IftGarrige, de la paroisse de Vie, rendit hommage au vicomte de Cariât, en 1343 et 1355 (1). Deux familles de ce nom ont été maintenues nobles en Languedoc. La première , celle des seigneurs de Franqueville et de la Salle , à Toulouse, le 13 septembre 1669, en la personne de Marc-Antoine de la Garrigue, Gis d'Antoine, anobli par son élection au capiloulat de ladite ville en 1643 (2).

La seconde, celle des seigneurs d'Escayrouses et de Monteausson en Rouerguc, a fait preuve depuis 1587, et elle a été maintenue en la généralité de Montauban , le 17 septembre 1715.

MM. de la Garrigue de St-Flour descendent, suivant toute apparence, des seigneurs de Monteausson ; l'un d'eux occupe en ce moment les fonctions de vice.- président du tribunal civil de la même ville.

Leurs armoiries étaient :

Écartelées par une croix d'or , au 1" de simple au croissant d'argent; au 2* d'argent; à trois étoiles de

l« r et 2 # ; au 3« de gueules à deux tours crJneltes de ;

au 4* de sinople à deux arbres de

Plusieurs membres de la famille de Pouzols ont porté le titre de baron de la Garrigue (1722-1734.)

(1) Noms féodaux.

(2) VAubais, l. m, p. 78.

de GAS, GASC, ou GASQ.— (En latin Vaseonis). Ce nom, diversement orthographié depuis, était très-répandu en Qucrcy, en Albigeois, en Rouergue et en Carladez, aux treizième et quatorzième siècles, et il est probable qu'il était commun à plusieurs familles. L'une d'elles a long-temps possédé les seigneuries de Gorsscs , de Lescure, de la Volpilhère et autres, situées dans les paroisses de Therondels, de Saint-Martin-sous- Vigoureux et de Paulhenc, toutes trois près de Pierrefort. — Pierre Vaseonis est mentionné dans le cartulaire de Saint- Flour, sous la date de 1207 (1). Autre Pierre Vascon, chevalier, Bertrand Vascon, damoiseau, et André Vascon, clerc, seigneurs de Gorsscs, paroisse de Therondels, se déclarent vassaux de l'évoque de Clermont, en 1265. — Amblard Vascon , chevalier, figurait parmi les chevaliers qui prirent part à la querelle entre Astorg VII, vicomte d'Aurillac, et Henri II, comte de Rhodez, vicomte de Cariât en 1284, et il rendit hommage à ce dernier en 1285.— Pierre Vascon, damoiseau, fut présent avec les principaux seigneurs de la haute Auvergne, à l'accord conclu entre Guillaume de Murât , seigneur de Vigoureux, et Pierre de Brezons, en 1304. — Bertrand de Gas, seigneur de Lescure en 1297, ne parait pas différent de Bertrand Vascon , l'un des trois qui rendiient hommage à l'évoque de Clermont en 1265, et l'on est fondé à suppo-

(1) Manuscrit de l'abbé de Camps, tome lxxkiii à la Bibliothèque nationale.

ser qu'il en était de même à l'égard de Guy de Gas, ou Gàsc , que D. Ocflt mentionne sous la date dé 1380, et Guy VasCon,fce?gnenr de Gorsses et de Thcrondels en 1326. Pons Vascon , chevalier , qui rendit hommage au vicomte de (ferlât en 1337 et 1355, était contemporain de Pons de Gas ou Gasc, seigneur deLcscureen 1351 et 1885; maïs la commnnauté de race ressort mieux encore, de deux actes dé 1844 et 1352, dans lesquels Guillaume Yascdh j écuyér , se qualifie seigneur de Gorsses , d'Aunepeyret de Lescure, de Ghantremaque et Clauzades, paroisse de Therondels et antres. Il est Trai que Pons de Gas portait en 1286, selon D. Coll , un sceau de simple, à deux fanée d'argent, et que Guérin de Gas, insent à l'Armoriai de 1450, portait de gueula, à la bande ffor- (jent chargée de trois tourteaux de sable (voyez pl. 7 , fig . b) ; mais il ne faut Voir là qu'une de ces variantes dont les exemples étaient alors si nombreux. Au surplus, ces dernières armoiries offrent un rapport sensible avec celles de la maison de Gascq, en Quercy, qui sont de yiieulèi, à la bande d'or accompagnée de cinq molettes Mptron de même. Qaoi qu'il en soit de ces rapprochements, \\ pàratt que la famille de Gas ou de Gasc-dc- Losctire , finit éh ta personne d'Aimée de Gasc, dame de la VolpUhère, ûVe de Pons, laquelle épousa, vers 1470, Guillaume du Greil -, dont les descendants joignirent à leur nom celui de la VolpUhère (1).

(1) Noms fioUattx, p. tu , 694 , 970. D. Coll . aui noms de Gas, Gascon , Gorsses el Vascon.

Le nom de Gascq est représenté èn Auvergne, tic nos jours , par M. de Gascq , ancien directeur de la poste aux lettres de la Chambre des Pairs. Nous supposons qu'il appartient à la maison de Gascq, du Quercy, dont la généalogie, commençant à 1120, a été imprimée dans le t. v de Vllistoire héraldique des Pairs, par le chevalier de Gourcellcs.

GASGHIER. — Noos trouvons, dans le Dictionnaire généalogique , héraldique, chronologique et historique, par La Chesnaye-des-Bois (i), une notice dans laquelle la famille Gascbier est qualiûée famille illustre et l'une des plus anciennes de la ville de Clermont en Auvergne; elle a produit un lieutenant criminel à Clermont, et un maître des comptes à Paris. Un lieutenant criminel à Clermont et un maître des comptes à Paris, voilà certaioement deux magistratures fort honorables ; mais il est probable qu'elles ne constituent pas à elles seules toute l'illustration de la famille Gaschicr, et nous regrettons d'autant plus que l'auteur de la notice ne nous ait pas fait connaître tous ses titres, qœ nous les avons tainehiéht cherchés dans les Biographies anciennes et itiodernés. Pour notre part , nous ne connaissons que Pierre Gascbier qui, en qualité d'époux de Marguerite Martel, rendit hommage de dîmes et cens en la paroisse de St- Géran-des-Vaux en Bourbonnais ; dans lequel hommage,

(1) Tome v , page 198 de l'édition in -S».

— Important la date de 1342 , il est énoncé comme non noble; Michel Gaschicr, licencié en droit, chancelier royal à Montferrand en 1464; Antoine Gaschier, particulier de Clermont, chargé de quelques menus préparatifs relatifs à la réception du roi François I" dans ladite ville en 1523; Suranné Gaschier, épouse de Clair de Beaubost , seigneur du lieu près de Lezoux, dont elle était veuve en 1684; Jean Gaschier, fondateur des Pères de la Charité de Clermont , mort le 31 mars 1716, veuf d'Anne de Frédefond , la fille du lieutenant criminel de Clermont, qui épousa le 26 juillet 1736, M. de Gayc, vicomte de Lanteuil , en Limousin; et enfin, une demoiselle Gaschier, religieuse à l'abbaye de Beaumont en 1763.

Jean Gaschier, secrétaire du roi en la chancellerie près la Cour des aides de Clermont, probablement le même qui fonda les Pères de la Charité , portait : d'azur à ta bande d'or, accompagnée de trois couronnes de même, deux en chef et une en pointe.

de GAUBERT ou GAUBERTTN ( Gaubertem). — Géraud de Gaubertin était capitaine de la ville et château de Riom, sous Guy de Dampière, connétable d'Auvergne en 1213(1).

ARMOIRIES. — Ineonnies.

GAUSSELIER ou GAUCELIN, voyez Viescamp.

1) Balute, t. u, p. 81.

Hi -

de GAUSSERAND, seigneurs da Caylar, de Vinzelles, de la Mothe, de Méalet, de Belmont, de la Chapelle, paroisses de St-Parthème , de Mourjou , de Roannes et de la Besseretlc, au diocèse de Rhodez et eu Cariadez, prévôté de Maurs. Cette famille parait originaire du Rouergue et ancienne. Guillaume Gausserand était chanoine-comte de Brioude en 1138. Anne de Gausserand épousa le 30 juin 1495, François d'Escaffrcs, seigneur de Trioulou. Jacques Gausserand, damoiseau, rendit hommage en 1501, à cause du fief du Caylar, diocèse de Rhodez et de celui de Vinzelles , en Auvergne» provenant d'Archambaud de la Roque. Guillaume de Gausserand, qui yivait avant 1520, fut le quatrième aïeul d'Antoine , de François et d'Astorg de Gausserand , frères , sur les productions desquels il ne fut pas statué en 1666 ; il est à présumer qu'ils furent maintenus en Languedoc.

François de Gausserand, sieur de Ferrières, cousin des précédents, mais issu d'un rameau bâtard, fut maintenu dans sa noblesse sur la production de lettres patentes de légitimation et d'anoblissement accordées par Henri IV aux mois d'avril et de mai 1603.

ARMOIRIES. - foartelées, aux 1" et 4* de gueules à trois bandes d'or (î) ; aux %• et 3* d'azur, à trois roes d'échiquier d'or.

(Voyez pl. T, flg. 6.)

(2) H exisie en Bretagne une famille de Gausserand, qui porte pour armoiries d'argent , à trois bandes de gueules.

dr GAUTHIER DE LA BOULAYE , seigneurs de Tries , de Lavort, Lambjavet et autres lieu*, paroisses de Parenlignat, St-Remy-dc-Chargnat et Brena t.— Jacques Gauthier, seigneur de Villers et de la Boulaye, en Bretagne, épousa, le 28 octobre 1699, Claude r Marie de, Beaufort-Canillap, dernière 611e d'Abraham -Timojéon de Beaufort-Canillac, seigneur de Lavort, du Fau et de la Tronchère, is.su d'une branche légitimée de la majson de Montbojssier-Beaufort-Canillac. (Voyez CanillacJ) — Jacques Gauthier de la Boulaye rendit hommage au roi , pour raison de la seigneurie de Lavort en 1716, et son fils , Maximilien Gauthier de la Boulaye , assiste à l'assemblée de Riom en 1789. La famille est aujourd'hui représentée par deux petits-fils de Maximilien, M* Gabriel Gauthier de la Boulaye qui habite Issoire, et M. Scipion de la Boulaye , père de deux fils, qui habite le département de la Haute-Loire (1).

Il existe plusieurs autres familles du même nom , en Provence, en Normandie, en Dauphiné, etc.

GAY, seigneurs de Planhol, de Salzuit, de Sansac, de Couteuge, de la BJtche, de la. Cuazotte. — Famille originaire de la ville du Puy, qui a prouvé sa filiation

(1) Noms féodaux, p. 16S. — Généalogie de Montboûsitr , p. 33.

depuis Robert Gay, éjgu* & Marie, BftrauoV lequel % son testament le 2$ novembre, 15^ Claude G^, son, petit-ffls, capitaine au régiment 4e Polignac enJ642, pois à celui de Savigny en 1645, devint seigneur de Planhol, paroisse de Ro?i£res, par suite du mariage qn/ij contracta, le 22 juillet 1Q03» avec Louise Veyrier, fille 4e noble Antoine Veyrier, seigneur de Pîanhoî, et de Jeanne Genolde (1). C'est donc à tort que, dans un article inséré au tome xi du Nçbiliaire dp Sf^^llait, on a rappelé une tradition de famille d'après laquelle la terre de Planhol proviendrait d'un don fait par le roi saint Louis à Jean Gay de Planhol en 1237.— Robert II, capitaine de cavalerie dans Royal-Roussillon , testa le 26 mai 1690 , et suivant la généalogie que nous, citons , il fut tué à la bataille de Flenrus, le 1 er juillet de la même année. Il avait épousé i le 3Q août 1660 , Françoise de la Rochenégly-de- Gbainblas, de laquelle il laissa: —Charles Gay-de-Planhol, capitaine au régiment de Picardie en 1689, marié le 25 février 1691 avec Marguerite de Miremont, fille de François de Miremont, seigneur de Védrine* ; — Louis Gay, issu de cette union, servait dans la compagnie des gendarmes de la garde, lorsque le roi Louis XV lui accorda le droit de retrait sur la terre de Salzuit, le 24 juillet 1738; il en rendit hommage en 1739 et 1741. Il fut marié deux fois : 1° par contrat du 13 mai 1719, à, Marie-Thérèse d'Esbrayat-de-Pralas; $ le 21 juillet 1749,

(1) Armoriai général de France , par d'Hozler.

avec Marie-Catherine de la Rochelambert; — Claude- Louis Gay , né du premier lit, épousa, le 17 février 1772, Marie de Laurie, de laquelle est issu, entre autres enfants, Louis Gay-de-Planhol, deuxième du nom, allié le 21 avril 1806, avec Agnès-Elisabeth de Molen-de la-Vernède- Sl- Poney , mère de deux fils en 1817 (1).

ARMOIRIES. — D'axur, an lion d'or ongle et langue de gueules , accompagné d'une étoile d'argent au premier canton de l'éco ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d'argent.

(Vnyexp1.7,flg. 7.)

GAYET. — D. Coll cite un Etienne Gayet, coseigneur de Rouffiac ou Roffiac, lieutenant-général de l'évêque de Germon t aux montagnes d' Auvergne en 1428. On est fondé à supposer qu'il y a erreur dans la traduction de ce nom; cet Etienne Gayet ne paraît pas différent d'Etienne Gohët, Goel, et quelques fois Gouët, damoiseau, seigneur de Rouffiac , mentionné dans une foule d'actes , d'abord comme chancelier de l'évêque de Clermont , et ensuite comme chancelier garde du sceau du bailliage ducal des montagnes , pour très-haut et trèsexcellent prince, le duc de Bourbon et d'Auvergne , de 1428 à 14 i2.

ARMOIRIES. — Inconnues, (l) Armoriai général.— Nobiliaire universel, par Si Allais.

GAYTE. — Ce nom a été diversement orthographié. Audigiera écrit Gueite, D. Collet certains biographes, Guette; Chabrol k Aigucperse et d'autres écrivains ont dit Gayte, et nous croyons que ce dernier nom est le véritable. La famille qui le portait était originaire de Clermont. La capacité de quelques-uns de ses membres les fit élever aux premières charges dans les finances de l'état. Géraud Gayte ou Guette, créé trésorier général de France après Enguerand de Marigny, en 1316, eut le même sort que lui ; accusé d'avoir abusé des finances , il fut pendu à Montfaucon en 1322. Jacques Gayte, son frère , parvenu au même emploi sous Philippe de Valois , obtint de ce monarque des lettres de noblesse et la permission de faire le négoce. 11 avait assisté avec Géraud, ion frère , au contrat de mariage de Mascarone de la Tour, avec Gilles Aycelin, en 1317, et fut présent à l'acte de foi- hommage rendu par Guillaume Roger, chevalier, seigneur du Chambon, à Marie de Flandres, comtesse d'Auvergne, tutrice de ses enfants, au mois de mai 1336 (1). Mathieu Gayte, fils de Jacques, d'abord trésorier des guerres à Cartiassonne , en 134a, contrôleur à la recette du subside voté par les étals d'Auvergne en 1357 ou 1339, pour la* solde des troupes destinées à la défense du pays, fut nommé par le Dauphin, alors régent,

(1) Baluxt, l. ii. p. 678, 161.

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