‹ Noces d'argent du régiment des Zouaves pontificaux, 1860-1885 [microforme]Chapitre 12 sur 84 · LS · texte numérisé non relu

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Le 25 novembre, nous combattions à Brou, le 2 décembre à Patay; c'est sur ce même champ de bataille où Jeanne d'Arc, en 1429, déployait sa bannière, que nous avons eu l'honneur de déployer la nôtre, qui sera toujours pour nous comme une relique merveilleuse, trouée par les balles prussiennes et empreinte du sang de nos camarades!

Le 10 janvier, sous le commandement du commandant de Monteuit et de Lallemand, le premier bataillon s'élançait encore à Yvré-l'Évèque sur les troupes ennemies, conduit par le général Gougeard, qui s'écriait : « En avant, Messieurs, pour Dieu et la patrie! »

N'oublions pas l'ordre du jour de l'amiral Jaurès à notre troisième bataillon, qui finit par ces mots : « Que Dieu vous garde et vous donne le succès! »

Le 24 janvier, le gouvernement de la Défense nationale avait donné au général de Charette le commandement d'une division de mobilisés bretons, 14,000 hommes.

Au commencement de la campagne, un bataillon des mobilisés des Côtes-du-Nord faisait brigade avec nous; il a été de tous nos combats, ct la liste de ses morts a scellé entre nous et ces vaillants Bretons un véritable pacte de patriotisme.

Le 27 janvier, les trois bataillons, les éclaireurs et la batterie d'artillerie furent enfin réunis à Rennes, réunion qui n'avait pu avoir lieu depuis le commencement de la campagne.

Au moment de l'armistice, le régiment se trouvait à Fougères avec la division de mobilisés ; comme les engagements n'avaient été contractés que pour la durée de la guerre, les soldats furent licenciés. Mais je demandai aux cadres de rester.

Sur l'ordre du ministre de la guerre, j'arrivai à Paris le 18 mars. Je fus reçu dans la soirée, à Versailles, par M. Thiers, qui me chargea de réorganiser le régiment, ce qui se fit à Rennes.

Le 13 août, un magnifique ordre du jour du général de Gissey nous licenciait définitivement, sur notre demande,

Nous devions nous séparer, et j'ai pensé alors que le lien le plus fort qui pût nous maintenir tous unis dans la légende du régiment était la consécration au Sacré-Cœur.

Je ne faisais, du reste, que réaliser le vœu de beaucoup d'entre nous, et notamment celui exprimé par Verthamon, à moi-même, la veille de sa mort.

Vous souvient-il, mes amis, de cette dernière et émouvante réunion dans la chapelle du Se minaire de Rennes, de nos adieux ?.…

Mais chacun de nous se disait : « Au revoir! » les yeux fixés sur notre bannière, qui, pour nous, est le symbole de notre foi et de nos espérances dans l'avenir,

Tel est, mes chers camarades, un abrégé très succinet de l'histoire et des transformations de notre cher régiment!

Est-ce à dire que nos noces d'argent soient le dernier acte de notre légende?

Ah! Messieurs, qui peut répondre de l'avenir? Dieu choisit qui lui plait! Interrogez le passé, constatez le présent, et je vous défie de dire qu'il n'y a pas, dans le fond de votre cœur, comme une lueur qui va grandissant et vous montre que nous avons encore du chemin à parcourir, des périls à affronter et, qui sait? de la gloire à acquérir!

Comme le disait le colonel d'Albiousse : € Tant qu'il y aura en France une croix et une épée, nous avons le droit d'espérer. »

Que de fois nous avons cru que tout était perdu, et alors un fait, sur lequel nous ne pouvions compter, surgissait, et nous nous retrouvions tous ensemble, prèts à combattre et à mourir, s'il le fallait, pour Dieu et la patrie, car nous n'avons pas le droit de mentir à notre légende!

Ah! qu'elle est belle, mes chers amis, cette légende!

À Casteltidardo, ce sont des enfants comme d'Héliand, qui tombent! Sa mère, en apprenant sa mort, chante le Te Deum.

Ce sont là de vieux zouaves d'Afrique, c'est Colombeau qui meurt en criant : « Vive la France! » C'est un saint comme Guérin dont le cercueil, oublié dans une gare en Autriche, est enfin rapporté à Nantes en triomphe, et opère des miracles, C'est le capitaine Guelton, pour lequel nous avions autant d'estime que d'affection; brave comme son épée; c'est de Parceveaux qui meurt en Breton, en gentilhomme... Mais il faudrait les nommer tous.

C'est cette longue inaction à Anagni, à Marino, à Frascali, c'est cette résignalion dans le sacrifice, ce sont ces ardeurs contenues qui nous empéchent de dévier du devoir, en laissant des amis et des camarades se battre à quelques pas de nous, pour cette grande cause de la légitimité que nous servions, nous aussi, et que nous servirons toujours!

C'est après l'enivrement de la victoire, après Mentana, que nous assistons, l'arme an bras, à la défaite de nos armées, pour rester fidèles à l'honneur des engagements pris envers le Saint-Siège,

Ce sont ces actes de dévouement que vous ne connaissez pas tous, mes chers camarades, ainsi que moi, Victimes expialoires qui offraient, en mourant, et dans le courant de leur vie, leur sang, les sacrifices de toute sorte pour le régiment,

Vous parlerai-je enfin de ceux qui, ayant soif de dévouement, se sont faits missionnaires, de ceux qui sont allés planter le drapeau du Sacré-Cœur au centre même de l'Afrique?

Salut à toi, capitaine Joubert!

« Expliquez-moi, me demandait quelqu'un, comment le régiment tient encore? — C'est bien facile, répondis-je. C'est qu'il n'y a pas un de nous qui n'ait fait quelque sacrifice à son Dieu, à son roi, à son pays, et cela pour le régiment, »

Un pour tous, tous pour un, telle a été, telle est et telle sera la devise des zouaves pontificaux.

Demandez à nos amis belges, qui furent les premiers à fonder avee nous le bataillon; demandez aux Hollandais qui furent les plus nombreux; demandez aux Canadiens, à cette jeune France, qui a conservé les traditions de la vieille France, aux Espagnols, aux Anglais, aux Allemands, si toutes les nationalités, tous les rangs, n'étaient pas confondus, et si ces éléments ne se fondaient pas en un seul : l'amour et la gloire du régiment.

Je me trouvais immédiatement après la guerre, à Cologne; je vis arriver à la gare un officier prussien qui boitait affreusement. 11 m'aborde : « Bonjour, mon colonel, — Mais qui êtes-vous done? — Un tel, re compagnie, # bataillon, — Vous avez été blessé? — Oui, à Gercotles, et par vous! Ah! j'ai bien reconnu mon uniforme de Rome, » — Je répondis : « C'est la guerre, — Mon Dieu, oui; si demain elle recommencait avec la France ou tout autre pays, je serais le premier à demander du service; mais si vous alliez à Rome, je serais le premier à répondre à un appel du pape! »

Ab uno disce omnes.

Je ne crois pas trop m'avancer en disant que l'idée religieuse ne fait aucun tort an patriotisme.

Et comment voulez-vous ne pas être fiers?

Partout où le régiment a passé, il a laissé une légende souvent sanglante, toujours glorieuse.

A Rome, Castelfidardo, Spolète, Ponte Corvo, Ponte di Correse, Ceprano, Monte Lupino, Canino, Bagnorea, Ischia, Valentano, Acquapendente, Monte Libretti, Subiaco, Orte, Nerola, Farnese, Serristori, Saint-Paul, Lungaretta, Viterbe, Ponte Nomentano, Villa Cecchina, Mentana, et enfin Rome, le 20 septembre 1870!

En France : Orléans, Brou, Patay, le Mans!

Voilà les noms que nous pouvons inscrire sur le drapeau du régiment.

Et maintenant, j'en appelle à vos souvenirs : Avons-nous fait notre devoir à Rome? Je réponds hardiment : « Oui. »

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En France, avons-nous été à lu hauteur de notre légende?

Oui, mes amis, el je me porte garant que, quelle que soit la position duns laquelle nous pourrons nous trouver, nous ferons notre devoir, comme soldats, comme Francais, « et contre les ennemis du dehors, et contre les ennemis du dedans, » selon l'expression de l'ordre du jour de notre licenciement, signé du ministre de la guerre, le général de Cissey.

Vous souvient-il de notre départ de l'Orénoque, lorsque le capitaine de Fumel vous rupportait le drapeau ? Chacun de nous voulut en avoir une parcelle et la conserver sur son cœur,

Vous souvient-il du spectacle sublime de cette bannière portée au plus fort de la mélée par ces hommes vaillants, dout les noms resteront duns l'histoire : Verthamon, les Bouillé ?.….

Vous souvient-il de lt première revue passée par le Pape Pie IX, le jour de sainte Agnès, de la manière dont il nous recevait tous, les uns après les autres, des paroles qui sortaient de son cœur pour aller droit au nôtre, de su visite à Porto d'Anzio ?

Vous souvient-il de la canonisation, de la bénédiction wrbi et orbi et la veille du 20 septembre, après avoir monté à genoux la scala sunta et s'être offert comme victime expiutoire pour son peuple ?

Vous souvient-il de Pie IX me demandant : « Où sont mes troupes? » Je lui montrai une compagnie de garde à le porte Saint-Jeun-de-Latran : €1ls sont bien peu, me dit-il, mais Dicu fera le reste ! »

Vous souvient-il de tous ces camarades tombés sur les champs de bataille, à Rome, en France ?

Je ne veux pas parler de nos morts; la liste en serait trop longue, et ce serait raviver duns nos cœurs trop de tristesses.

I n'y a, cependant, pas un seul d’entre nous qui ne demande à Dieu, comme grâce suprême, de mourir comme eux !

IL y a, pourtant, deux morts qu'il nous est impossible de passer sous silence, Interrogez vos cœurs, mes amis, © dites-moi si la mémoire du roi que nous avons tant aimé ne se confond pas avec celle du pape que nous avons tant pleuré ?

Est-ce à dire que nous devions désespérer? Je le répète : Non, les hommes passent, le principe reste !

Et saint Laurent! Cest nous qui inaugurons le cimetière et les catacombes, et Le pape pour lequel on avait préparé un magnifique tombeau à Sainte-Marie-Majeure veut se faire enterrer dans ces mêmes catacombes, comme pour donner au régiment un dernier souvenir d'amour el d'espérance !

Oui, mes amis, je vous le dis en toute confiance, c’est en restant fidèles au pape, à la religion, que nous resterons fidèles à notre pays.

Au dernier moment, S. Exce. le Nonce m'écrit qu'en l'absence de son auditeur, appelé à Rome pour une raison des plus graves, il ne peut quitter son poste. La loi est formelle sur ce point.

Son Excellence daigne me dire combien elle regrette de ne pas se trouver aujourd'hui parmi nous. La même raison l'a empéchée, avant-hier, d’être à Sainte-Anne. Cette absence, que nous regreltons tous, ne m'empêchera pas de finir mon discours par les paroles que je devais lui adresser, cet que je lui demanderai de vouloir bien transmettre au Saint-Père.

Allez, Monseigneur, allez dire à Léon XIII que le régiment reste fidèle à sa légende ; qu'il est tout prêt, sur un signe de lui, à se faire tuer pour la grande cause qu'il représente, et que le jour où la France aura besoin de nous, nous vous prierons de lui demander une bénédiction spéciale, afin d’être toujours dignes de son régiment.

Dites-lui, Monseigneur, que je ne puis oublier la bénédiction qu'il nous à donnée et les paroles qu'il m'a adressées :

« Restez fidèles à l'honneur, aux engagements pris envers le Saint-Siège, Ge sera la vraie » manière de rester fidèles aux grandes et nobles traditions de votre pays! Dieu fera le

» reste! »

Ce texte est admirable, n'est-il pas vrai? Et pourtant il ne suffit que faiblement à donner l'idée de l'effet qu'il peut produire, Ce qu'il faudrait pouvoir dépeindre, c'est la puissante magie de ce héros qui tire tous ses effets de son cœur, de ce cœur qui fait les orateurs. Charette arrive à des mouvements oratoires d'une force étonnante, avec un mot lancé, vibrant, C’est inimitable, et les représentants de la presse, blasés sur l'art oratoire, se regardaient complètement stupéfaits. Ce qu'il faudrait dépeindre aussi, c'est l'enthousiasme de tous ces zouaves littéralement fous de leur général ; ce sont les mille incidents imprévus qui émaillent ce discours, et qui amènent sur les lèvres de l'orateur un souvenir soudain, dont le héros se trouve sous ses yeux, devant lui, et se lève, rougissant et modeste, aux ordres de l'assemblée, troublé, ce vaillant, comme une petite fille qui va recevoir un prix de conduite.

Inutile de dire les acelamations sans fin qui ont interrompu et suivi ce discours.

C'est alors le tour de Mgr Sacré, qui prononce l'allocution suivante :

S'il est une page dans l'histoire du XIXe siècle que la postérité lira avec émotion et admiration, c'est celle qui redira l'origine humble, mais sublime, du régiment des zouaves pontificaux ; c'est celle qui redira, non par des paroles, mais par des faits, que quand la patrie est en danger, les soldats les meilleurs et les plus fidèles, ce sont les zouaves pontificaux. C'est ce que votre général, votre chef et votre père, mes chers zouaves, vient de prouver tout à l'heure en vous racontant l'histoire du régiment.

J'ai eu le bonheur d'assister à la formation du bataillon des zouaves pontificaux; j'ai eu l'insigne bicnfait d'apprendre et de voir de mes yeux ce que’ peut un soldat chrétien, obéissant à la foi. N'est-ce pas la foi vive, agissante, la foi à l'Église et à son chef qui vous a fait voler vers le tombeau de saint Pierre et vous a fait offrir votre sang, votre vie pour la plus noble des causes, celle de la sainte Église? C'est cette foi qui fait que le régiment est en 1885 ce qu'il était en 1860; c'est cette foi qui vous laisse aujourd'hui un regret, celui de ne pouvoir aller au secours du pape, toujours prisonnier.

Beaucoup d’entre vous ont dépassé la cinquantaine, d'autres sont plus jeunes, mais tous vous me direz que les années dont le souvenir vous est demeuré le plus cher, ce sont les années passées sous le drapeau du pape; de leur côté, vos anciens aumôniers peuvent assurer que les années dont le souvenir leur est le plus doux sont les années passées au milieu de vous. Jamais, pour le prêtre, ministère n'a été plus consolant.

Je suis de l'avis de votre général : on peut être bon soldat dans toutes les situations; mais pour être excellent soldat, il faut être soldat chrétien, et être zouave, prendre place dans vos rangs, c'est certainement être soldat chrétien.

Cette belle fête des noces d'argent n'est point la fin de l’histoire de votre régiment : restez

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fidèles au Sacré-Cœur, nous avons vu ce qu'il a fait en France; puisse-t-il encore vous protéger! L'Église et la patrie vous appelleront peut-être encore, peut-être appelleront-elles vos chers enfants, car j'apprends avec plaisir que le bon Dieu «a envoyé dans vos familles beaucoup de jeunes zouaves, J'ai connu un père zouave qui me disait un jour : « J'ui douze enfants; j'en attends un treizième; je les donnerai tous uu régiment des zouaves, »

Mes chers amis, je bois à la prospérité du régiment des zouaves pontificaux, à cette union fraternelle des Francais, Hollandais, Belges, Canadiens, Anglais, Espagnols, tous enfants de lu mème mère, la sainte Église; avant tout, à la longue vie, à la bonne santé de votre père, le général de Charette,

Après lui, le colonel d'Albiousse.

Je me reprocherais d'analyser ce chef-d'œuvre de sentiment, et vous jugerez, en le lisant, de l'enthousiasme que chaque parole a suscité.

Mon GÉNÉRAL,

Au nom de tous nos camarades, merci de nous avoir appelés auprès de vous pour célébrer ensemble les noces d'argent de ce régiment, dont vous êtes à la fois le chef et le modèle. Vingt-cinq ans de fidélité, c'est peu dans l'existence d'un régiment, c'est beaucoup dans la vie d'un homme; si à l'heure marquée par Dieu, la vigueur de nos bras ne répondait plus à l’ardeur de nos âmes, eh bien, mon général, nos fils sont là, derrière nous, pour prendre la place de leurs pères. Oui, les anciens peuvent disparaitre; les jeunes viendront combler les vides, et le régiment restera, il restera pour défendre cette grande cause de la papauté, avec le même dévouement et le même enthousiasme.

Voilà pourquoi, au nom de tous les anciens comme des jeunes, vous pouvez, mon général, redire au Souverain-Pontife Léon XIITI ce que nous étions si heureux de dire à Pie IX : « L'amour s'allie toujours à la fidélité. » Messieurs, tout à l'heure le général vous le disait avec l'éloquence de son noble cœur, lorsque l'armée piémontaise consomma, par la prise de Rome, la longue série de ses conquêtes sacrilèges, six cents Français se trouvèrent séparés violemment de leurs camarades.

Messieurs, au nom de ces Français du régiment, au nom de ces soldats du pape devenus soldats du Sacré-Cœur, permettez au licutenant-colonel des volontaires de l'Ouest, de remercier le général de n'avoir jamais séparé la cause de la France de la cause de l'Église. Ah ! Messieurs, cette union répond bien aux élans de notre foi et aux ardeurs de notre patriotisme, Rome et la France son: tombées ensemble, ensemble elles se relèveront. Aimons-la donc cette Rome des papes, soyons toujours fidèles au mot d'ordre par excellence : « Parole du pape, consigne de Dieu. » Aimons aussi la France, cette France faite par nos évêques, sauvée par Jeanne d'Arc, et dont les fils de saint Louis ont tracé les frontières de la pointe de leur épée.

Quoi qu'il arrive, Messieurs, ne séparons jamais ces deux causes; que notre cri de guerre soit demain ce qu'il était hier : « Tout pour Rome, tout pour la France ! »

Et maintenant, permettez-moi de faire appel à vos sentiments chévaleresques. Vous le savez, Messieurs, comme on l'a dit avec raison : « La chevalerie est une fleur des champs de bataille; elle a été arrosée par le sang de plusieurs générations de soldats. » Eh bien, Messieurs, à l'exemple de nos prédécesseurs dans l'armée, restons fidèles au culte des dames. Un toast donc à la baronne douairière de Charette, à cette mère incomparable qui disait à son fils, qu'elle

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