‹ Noces d'argent du régiment des Zouaves pontificaux, 1860-1885 [microforme]Chapitre 22 sur 84 · L'UNION LIBÉRALE · texte numérisé non relu

L'UNION LIBÉRALE

Saint-Malo

LES NOCES D'ARGENT DU RÉGIMENT DE & ZOUAVES DE CHARETTE » A LA BASSE-MOTTE

M. le baron de Charette avait invité les survivants de ses « zouaves » à fêter avec lui, mardi, le vingt-cinquième anniversaire de la création du régiment, Plus de huit cents d’entre eux ont répondu à son sppel; il en est venu de tous les points de la France, de la Belgique et d'Irlande, D’autres moins heureux se sont exeusés, par dépêche ou par lettres, de ne pouvoir s'associer que de loin à la joie commune.

En même temps que ses anciens compagnons d'armes qui l’adorent, il avait — un peu malgré lui, dit-on, et contrairement à ses intentions premières — convoqué les membres les plus militants des comités royalistes de la région. I faut reconnaître toutefois, que si, comme on l’affirme, le maitre de la maison avait expressément recommandé à ses amis de laisser à la porte ce trouble-fête qu'on appelle la politique, la consigne a été aussi bien observée qu’elle pouvait l'être, quelques semaines avant les élections générales, dans une réunion où, de l'aveu du Figaro, l'on n'était admis qu'en montrant « patte blanche. » M. le duc de Chartres qui déjeunait lundi chez M. de Charette, a poussé la discrétion jusqu'à s'abstenir d'y paraître le lendemain.

La Basse-Motte, que des comptes rendus qualifient pompeusement de «château,» est une modeste villa, banale et bourgeoise, cachée dans les bois, presque au bord de la Rance, entre Châteauneuf et la Ville-ès-Nonais. L'accès n’en est pas très facile. Mardi, dès neuf heures du matin, les invités y arrivaient par tous les

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