AU DRAPEAU DES ZOUAVES PONTIFICAUX
Er Salut! noble drapeau! salut, blanche bannière, | is Qui gardes dans tes plis le vieil honneur chrétien, IAE Dernier trésor qui reste à la France ma mère!
Aux jours sombres, maudits, où Pierre sans soutien . Expirait étouffé, succombant sous la force ë Du Piémontais brutal et la fourbe du Corse,
Quand, dans l'apostasie les rois avaient glissé,
( È 0 toi qui dans le monde alors, seul, t'es dressé de | l'our voler au secours de l’auguste Victime, 1 } Guidant de tes héros la troupe magnanime,
N Noble drapeau du droit, comme lui trop souvent Troué par les obus, déchiré par les balles, Laisse encor aujourd’hui, laisse flotter au vent Tes nobles plis naguère inclinés sur les dalles \ Où notre Henri repose en son dernier sommeil!
Montre à nos yeux lassés des souillures présentes Ta royale blancheur avec le sang vermeil
Qui dégoutta sur toi, dans les mélées ardentes, Des héroïques mains qui toujours t'ont porté! Étalc à nos regards oublieux des emblèmes
r0- Sacrés, le Cœur divin qui à réconforté AE
L'âme de tes héros dans les luttes suprèmes ! mil
O loi, qui nous montras comme l'on sait mourir }
sou Lorsque l'on croit en Dieu, quand on croit à l'Église, |
Eu Apprends à ce pays dont le cœur agonise | cles Comme il doit vivre enfin, s'il ne veut pas périr !
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une Salut, noble drapeau! salut, blanche bannicre, |
en- Qui gardes dans tes plis le vieil honneur chrétien,
Dernier trésor qui reste à la France ma mère! |
Fos De Picrre et d'elle encor tu seras le soutien. 1
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Le AU GÉNÉRAL DE CHARETTE “|
Salut à vous aussi, salut, à général,
L'Église et la patrie, toutes deux défendues
Par votre cœur vaillant, en ce jour Wiomphal Bénissent votre nom. Car, alors qu'éperdues
Sous le poignard sectaire et l'obus allemand
Elles allaient périr dans un étranglement,
Cest votre fière main qui soutint leur bannière, Cest votre noble épée, qui, toujours première, Par un sanglant sillon guida le régiment,
Gloire à vous! qui naguère aux campagnes romaines Nous avez rappelé les luttes vendéennes, Et, rare prodige, en un temps sans honneur, Fait deux fois immortel le grand nom de Charette.
‘ La France revenue de sa trop longue crreur, Un jour, pour acquitter cette royale dette, SFÉEIE Des socles usurpés chassant les charlatans, it Sur le marbre mettra le héros de Challans 1 FE Et celui de Patay, Mais micux que sur le cuivre, Ou la pierre ou l'airain, votre nom est sculpté Au cœur de vos soldats, du pays, pour y vivre Radieux, triomphant dans l'immortalité.