AU RÉGIMENT DES ZOUAVES PONTIFICAUX
Salut, Ô régiment, admirable phalange
De cœurs simples et grands! Livre-toi sans mélange È A la joie de revoir, même en ces temps troublés,
Malgré les deuils récents, tes soldats héroïques,
De tous les coins du monde, aujourd'hui rassemblés, Près de ton noble chef, à l'ombre des reliques
De ton royal drapeau! Dans ce siècle abaissé
En lches compromis, en trahison fertile,
Seul tu n'as pas fléchi, seul tu n'as pas baissé
Sous l'ouragan de feu, comme un roc, immobile,
Sa hampe glorieuse avec son Sacré-Cœur,
Devant le crime louche et l'insolent vainqueur.
Gloire à toi! eur tu l'as rapportée, ta bannière, | Orgucil des Pimodan et des Lamoricière, , De Castelfidardo, la journée des géants, U Fière et flottant au vent, le fusil sur l'épaule, r" Au son de tes clairons, pour défendre là Gaule, Et tu peux la montrer, après ces vingt-cinq ans, a Au retour de Patay, comme de l'Ausonie, ci Toujours portée plus haut, dans le feu des combats, Le Où jamais elle n'a vu sa blincheur ternie ‘l Que par le sang jailli du cœur de tes soldats. ec LE Salut, à régiment! salut, troupe héroïque ! Im Lorsque Lu viens fêter dans la vicille Armorique — Ta bannière et ten chef, à défaut du canon, TI Que chacun soit debout pour acclamer ton nom! EU quand ton clairon sonne, à la revue qui s'ouvre, . En inclinant le front, que chacun se découvre! de ris Au rythme de tes pas, ils doivent tressaillir co { | Les vieux barons chrétiens au fond des cathédrales, de A Et, réprenant l'épée, voudraien. pour l'applaudir de ! | Soulever un instant leurs pierres sépulcrales. qu LL tin F | VE Et nous qui souhaitons voir nos fils valeureux, all nee à Montrons-leur, en ce jour, spectacle qui les frappe, 1° Autour de son drapeau, ce régiment de preux. di. Gloire à tous ces héros! Gloire aux soldats du pape ! 04 il mc ni: Cavon.
à | [Uu il | zu AA 28 juillet 1885.
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