‹ Noces d'argent du régiment des Zouaves pontificaux, 1860-1885 [microforme]Chapitre 53 sur 84 · BE A | E LOM · texte numérisé non relu

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A l'issue de la messe, de nombreuses personnes baisent pieusement la bannière du Sacré-Cœur.

L'assistance, dans laquelle toutes les conditions sociales sont représentées, se sépare ensuite, profondément impressionnée.

La photographie à essayé de reproduire à ce moment le tableau de l'imposante solennité offerte aux regards charmés des heureux spectateurs : on y verra, le chapelet à la main, des héros et de nobles dames priant pour là France et pour l'Église.

La carte servant d'introduction au banquet n'indique pas le menu : elle à quelque chose de plus intéressant : elle rappelle les titres des zouaves pontificaux à l'admiration de la postérité, les combats auxquels ils ont pris part.

Le général procède à l'appel de ses convives : les noms de quelques-unes des plus illustres familles françaises frappent notre attention.

Trois délégués des cinq cents zouaves canadiens enrôlés sous la bannicre de Charette n'ont pas reculé devant les fatigues d’un long voyage pour assister à cette fête magnitique : partis de leur pays le #2 juillet, ils sont arrivés à Paris le 26 : ce sont MM. l'abbé Gérin, habitant des Trois-Rivières, entre Montréal et Québec; le docteur Desjardins, de Boston, président de l’Union Charette, et M. Richer, président de l’Union Allet, demeurant à Saint-Hyacinthe, près de Montréal.

Des zouaves belges, hollandais, écossais, un zouave espagnol depuis quelque temps à Naples, ont voulu assister aux noces d'argent du régiment.

Un autre, l’intrépide capitaine Joubert, est venu du fond de l'Afrique, où il était allé tenter un essai de colonisation avec des missionnaires envoyés par S. Ém. le cardinal-archevêque d'Alger.

Les tables du banquet, au nombre d’une vingtaine, y compris la table d’honneur, sont dressées sous une tente et peuvent contenir de six à sept cents convives.

Une de ces tables est spécialement consacrée à la presse. Nous y voyons ligurer :

M. Léon Galouye, de la Gazette de France; M. Pierre Veuillot, de l'Univers; M. Cornély, du Gaulois; M. Pierre Giffard, du Figaro; M. G. de Léris, du Moniteur universel; M. Louis d'Harcourt, du Temps; M. Georges d'Orgeval, du Gil Blas; M. F. de Hainau, du Monde illustré; M. Henri Arsac; M. de Marolles; M. Émile Grimaud, représentant la Revue de Bretagne et de Vendée; M. Mollat, de l'Espérance du Peuple; M. Pocquet, du Journal de Rennes; M. Baume, de l'Éclaireur, de Rennes.

Au-dessus de la table d'honneur est le portrait du Saint-Père, dont la main levée semble bénir l'assistance, entre les armoiries ‘le France et celles de la papauté. Nous remarquons aussi les écussons de diverses provinces, notamment

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Basse-Motte, 28 juillet 1885.

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