COLLEGE BOURGET RIGAUD
Rigaud, le 6 juin 1910.
Au Révérend Père F.-M. ROBERGE, C.S.v., Supérieur du Séminaire de Joliette.
Mon Révérend et bien cher Père,
Je suis démesurément en retard pour accuser réception de votre lettre de convocation aux fêtes grandioses qui se préparent. Il ne faudrait pourtant pas attribuer ce fait à l'indifférence. Car fl ne doit pas être nécessaire de protester de mon attachement à l’Alma Mater dont les succès enorgueillissent, À bon äroit, tous ses enfants. Je sais trop ce qüe je dois au collège Joliette ! Et si depuis dix-huit ans, l'obéissance ne m'a pas appelé à me consacrer directement À son oeuvre, il n’en dépend nullement de ma vo- Jonté...
Qu'il me tarde de voir arriver le jour qui réunira, dans les murs rajeunis de notre bon vieux collège, les membres, depuis plus ou moins longtemps dispersés, de la grande famille ! Comme
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11 va faire bon au coeur de Pouvoir s'arracher, au moins pour quelques heures, aux soucis de la vie, pour redevenir les insouciants . écoliers que nous fûmes !
Mais, pardon ! j'abuse de os instants qui doivent être bien pris, je le sais,
Permettez-moi donc de vous dire : au revoir ! et de vous saluer respectueusement et affectueusement en attendant le grand jour.
Votre très humble serviteur, G. DUCHARME, c.s.v.