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de grandes idées, de beaux sentiments, de nobles émotions, soit. Qu'elle proclame la sul 16 de la religion, soit qu'elle exalte je ci.
Visme et le patriotisme, soit Qu'elle dise les douceurs de l'amitié et
du souvenir.
Tous les sujets se rapportant à la fête ont été traités, J'arrive les ouvriers dont parle l'Evan- Songeant Que, comme eux, j'aurai faire, pour obtenir ma récompense, Seulement, ça me
rend Ia tâche un peu plus difficile, :
Pourtant non !—8"11 vous est facile à Vous, R. P, Supérieur, de déployer ce zèle d'apôtre, cette activité intel. ligente qui sont en train Joliette une des
Joliette, vous devez, pour l'avez Placé, vous devez
continuer à perfectionner vos méthodes d'enseignement, C’est pour vous non soulement question d'intérêt, c'est aussi et surtout devo:r de religion et de patriotisme, attendu que vous avez x former ceux qui, plus tard, représenteront ou dirigeront l'Eglise et l'Etat. Autrefois, l'éducation avait un caractère aristocratique. L'instruction était l'apanage du petit nombre. La mentalité s'en ressentait. On enseignait de préférence les arts d'agrément, les matières servant surtout à l’ornement de l'esprit.
Les beso:ns nouveaux, l’âpre lutte ‘pour l'existence, ont popularisé l'instruction et lui imposent un caractère plus pratique, À vous, messieurs les professeurs, de vous inspirer des exigences qui découlent du nouvel état de choses.
Au bon métal, il faut non seulement le brillant, il faut aussi le É solide. | Versez dans l'esprit de vos élèves, de l'idéalisme sans doute, — à car l'idéal:sme est indispensable à l'âme française —mais sachez y mêler le sens des réalités de la vie. Trempée dans cet alliage, l'4me de notre jeunesse en sortira forte, solide, capable de résister à tous les chocs. -
‘La victoire, on l’a dit bien souvent, appartient aux mieux crmés pour la lutte. La victoire, comme la fortune, est une déessé paresseuse. Elle attend qu'on aille à elle. Elle vient rarement à nous.
. 1 faut faire bien comprendre au jeune homme que son sort et un peu celui de sa nationalité sont.entre ses mains. Si un peuple … se compose d'individus, de même sa gloire se compose des gloires Re. de chacun de ses enfants.
Déposons dans son âme—dans l'âme de ce jeune homme,—une foi inébranlable dans les destinées de sa race ; rais rappelons-lui que ces destinées ne lui tomberont pss romme cela du Ciel sans qu'il y apporte sa coopération. Une loi mystérieuse veut que les
Avec le Père Did recommandons-lui de s'en
Pendant et augmentera
apprendre un SOR Cerveau. 1] liberté qu'ii Dos-
on doit respecter chez l'enfant, c’est aura
orguell si on sait le diriger vers les grandes choses, vers les nobles buts.
Ainsi formé, ce jeune homme ajoutera quelque chose à la grandeur et à la gloire de la patrie canadienne.
Durant ces jours, on a fait revivre le passé. Il fait bon sans doute de ‘rappeler les exemples de courage et de vertus civiques de ceux qui sont venus avant nous. 11 fait bon—remontant plus haut— de rendre hommage’ à la valeur de ceux qui ont protégé le berceau de notre nationalité, Mais 1à ne doivent pas se borner nos devoirs. Ce ne serait faire que du patriot‘sme platonique. Ce serait marcher à reculons, se contentant de regarder le passé,
Les peuples, pas plus que les individus, ne peuvent toujours vivre sur le vieux gagné.
Nos pères nous ont transmis le Passé, riche de nobles exem-ples, riche de gloire. A nous d'augmenter ce précieux héritage. L'Evangile blâme le serviteur qui s'était contenté de conserver, sans les faire fructifier, les talents que son maître lui avait confiés.
Nous ne serions pas plus justifiables, nous qui avons charge du présent, si nous allions transmettre À nos descendants le livre d'or de notre histoire sans y avoir ajouté quelques pages glorieuses.
- Plus tard, nos enfants, tenant compte de la différence des temps ou des circonstances, nous citeront avec autant d'orgueil que nous en mettons aujourd'hui à rappeler le souvenir de ceux qui nous ont précédés. :
Le patriotisme n'a pas toujours les mêmes exigences, et ne se manifeste pas uniquement -par des actions d'éclat.
Le véritable patriote est celui qui travaille, qui produit. C’est celui qui remplit ses devoirs d'homme, ses devoirs de citoyen, ses devoirs de chrétien.
Faire son devoir, c’est être fort, courageux, c'est rendre ce qu'on doit à so!-même, aux autres, à son pays. C'est agir dans le droit sens, agir sans cesse, même si on se trompe ; car il n'est pas
S É ÈE