ACTE I, scenh: IV. n
D*AVRtr,NY.
Air (l<; Rennndin. (Vaudeville final.) Partons, car on ne doit jamais Se faire attendre d'une dame.
Tant qu'elle n'est pas notre femme.
ÉLÉONORE Quille à se rattraper après.
EJSSE)1BLE.
Parlons, etc. (Us remontent , et se séparent pour sortir, d'Avrigny par la gauche, el Éléonore par la droite.)
ÉLÉo.NORE, en sortant.
Je vous rendrai le porlefeuille, mou oncle...
D'AVRi'iNY, de même.
l»ien !.. bien !..
ÉLÉONORE
Toutes les fois!...
Us disparaissent.
SCEINE IV.
MAIIGUI RITE ; puis, NOÉMIK et aNETTE.
MARGUERITE, rentrant par la gnuche.
}e ne me trompais pas. c'est bien un inari;igeqiii se prépare ! Twit-à-riieure, M"® de Qnercy en est presque convenue avec moi; el ces invitations qu'on a envoyées... et mademoiselle, comme elle parait heureuse 1... Devenir dame, maîtresse de maison , à son âge! UN DOMESTIQUE, entrant par la droite.
Par ici, mesdemoiselles.. {Nuémie et Anette entrent.)
Adressez vous à madame...
Il sort,.
ANETTE
C'est ici que demeure M""^ de Qnercy ?
MARGUERITE
Oui, mademoiselle.
Ce châieau apparlienl à M. dWvrigny?
A M. le comte d'Avrigny; oui, mon enfant.
NOÉMIE, tremblante.
Esl-il ici?
MARGUERITE
Il vient de rentrer ; il est maintenant à table avec ces dames.
ANETTE
Oh !... en ce cas... asseyons-nous en attendant. On peut s'asseoir, pas vrai, madame?...
MARGUERITE
Certainement... Vous arrivez de Paris ?
ANETTE
F^i de bien plus loin encore ! Nous avons fait soixante-cinq lieues.
MARGUERITE
Alors vous descendez de la voiture publique ?
Nous nesommespas riches, madame... nous sommes venues à pied.
ANETTE
En nous promenant.
MARGUERITE
A pied ! soixante-cinq lieues à pied !
En nous promenant.
MARGUERITE
Mais vous devez être brisées de fatigue?