ACTE I, SCENE IV
ANETTE
Non... Moi, d'abord, )e ne me fatigue jamais quand je me promène... Seulement, ma pauvre amie n'est pas habituée comme moi... Assieds-loi donc...
Elle la fait asseoir à droite.
MARGUERITE
Ob ! ne vous gênez pas, ma chambre est là, dans ce pavillon... vous pouvez vous y r'^poser... Anette prend le paquet de Noéiuie , et le porte , avec le sien,
dans le pavillon.
Je vous remercie, madame, vous êtes bonne de vous intéressera nous, vous qui ne nous connaissez pas...
MARGUERITE
Vous êtes si jeunes, et vous paraissez si honnêtes.
ANETTE, qui sort du pavillon.
Et pour ce qui est de ça... je crois que nous n'avons pas la raine trompeuse.
MARGUERITE
Vous désirez donc parler...
ANETTE
A M"^ Valenline de Quercy.
A mademoiselle... Mais qui lui annoncerai-je?
ANETTE, étonnée.
Plaît-il?...
Veuillez dire, madame, que c'est sa sœur de lait qui est venue avec sa compagne, son amie.
MARGUERITE
Sa sœur de lait ..Ah! oui, mademoiselle a écrit qu'on
la lui envoie, lorsqu'elle a su que la pauvre enfant était orpheline.
A NETTE
Jnstemenl... oui, c'e.^l bien cela.
MARGUERITE
Je vais la prévenir... Atlendex ici ou dans ce pavillon... Dès qu'on sera sorli de lable, }e vous le ferai savoir.
ANETTE
Merci bien, madame...
Marguerite sort.
^oÉMIE , avec émoiion et regardant autour (Telle. Ici... c'est ici... Oh ! connme le cœur me bal!...
ANETTE
Tiens! le v'ià loui émue, loul agitée, comme le jour où lu l'es décidée à partir. Qu^esl-ce que lu as donc?...
NOÉMSE.
Tu le sauras... lu le sauras bientôt.
ANETTE
Eh ben ! vrai , je n'en serai pas fâchée ; car, je ne comprends rien à ce qui nous arrive. Quand j'ai reçu c'ie lettre de .M"^ de Quercy, qui voulait bien se souvenir de moi , quelle n'avait pas vue depuis l'âge de quatorze mois; quand j'ai vu qu'elle m'otirail une place auprès d'elle, j'ai d'abord trouvé ça bien beau , bien séduisant... « Mais, minute, que je me suis dit après... Quitter INoémie... oh ! cela ne se peut pas. > Kl je n'y songeais déjà plus; mais, v'ià qu'après avoir lu c'ie lettre à ion tour, lu l'es écriée : i Oh ! je m'en vais... je pars... Il le faut, il le faut ! i El il y avait deux gros-