JEAN RACINE Y MOURUT LE 22 AVRIL
Jean Racine, ton poète, mon cher Prosper, | l'auteur « sublime » d'Esther et d'Afthalie. Tu le! vois, en dépit de son exiguïté, de son étroitesse, | — deux fiacres ne pourraient s’y croiser, — il s'en faut que la rue Visconti soit la première | rue venue. |
… Fonderie Deberny ; Kraft, relieur ; Caderini, fumiste; Joseph Rousset, fondeur; Haro, éditeur. Ah! çà, mais où demeurent ces Lebasset ? [| ne me reste plus que cinq ou six maisons | à dévisager, et je débouche dans la rue de Seine. | Maintenant, le trottoir est mince comme le doigt, on n'y marche qu’en frôlant les murailles du
coude. Je descends sur la chaussée et me sauve.
Au bout du compte, si mon désir d'entendre encore l'inoubliable Cardy dés Cérisolès me presse trop vivement, je me risquérai à interroger Joséphine.
Bon! la rue de Seine est là, je la touche. Tout à coup, je demeure planté. Qu’y a-t-1l? Il y a que, si les oreilles ne me tintent pas, j'ai oui le chardonneret d'Honorine Jalaguier et de Justin Lebasset, mon chardonneret de l’Institut.
Mes prunelles partent comme des balles. Je découvre Cardy là-haut, à un troisième étage. Il m'a aperçu, car, sans discontinuer sa fitournelle, il penche la tête et me regarde à travers le treillis de sa cage. Ce treillis paraît si fin, qu’on dirait Cardy tout à fait libre sur le rebord de la fenêtre dés Lebasset. Comme je me dispose à monter, cette enseigne, fraîchement peinte et fraîchement vernie au-dessus d’un trou plus noir que l'entrée de la mine Sainte-Barbe, à Graissessac, me crèvé les yeux :