SCÈNE V
NORMA , Seule.
; Il fuit en me laissaËt, le trépas pour adieux. Je rencontre un moïtel plus cruel que mes dieux. Mourons..… Et mes enfans, objets de tant de peines. Dans la Gaule, un bûcher, et dans Rome, des chaînes! Voilà leur sort... Leur sort... Ah! moi...moi... quel dessein ! ! !
(Elle pousse un cri comme frappée d'une idée horrible el soudaine.)
Mon crime à sa naissance expire dans mon sein! Osons le contempler d’une ame satisfaite, La vengeance n’est riep lorsqu'elle est imparfaite. Oui... pendant leur sommeil,et m’armant d’un flambeau, Changeons après le temple en un brûlant tombeau : Qu'il ne reste plus rien de moi ni de ma race, Et que l’auteur du crime en efface la trace.)